• sgtmyvan
    sgtmyvan
    Comme souvent beaucoup d'excellente chose dans ce papotage !
    D'abord Merci d'avoir répété que KS n'est pas nouveau ! Remplacez "crowdfunding" par "souscription" et l'impression "2.0" s'effrite passablement. Oui ça existe depuis le début de l'histoire de l'édition et ce pour tous les produits culturels... Et en plus, les "souscriptions" étaient en règle générale directement gérée par l'éditeur donc distributeurs et boutiques était déjà hors jeux. Mais c'est ce seul maillon qui va manquer avec éventuellement le distributeur (et encore). Il est illusoire de croire que Jean truc-muche se lance seul avec un projet, le finance avec KS et le mène à bout. La logistique c'est un métier, l'édition, c'est un métier. Le Talentueux auteur qui lance sont jeux (ou autre projet) tous seul depuis le fond de son garage grâce à KS c'est un mythe.

    Le débats est malheureusement toujours le même le marché évolue et ses acteurs doivent d'adapter mais certain ne le souhaite pas. Uber, KS, airbnb ou encore amazon sont de grands méchants capitalistes qui détruisent nos petits commerces et qui vendent des produits/services de mauvais qualité.... Bouh les vilains. Sérieusement, depuis toujours l'économie évolue, des métiers changent, des métiers apparaissent et d'autre disparaissent. Pour mémoire, il fut un temps ou il y avait des allumeurs de réverbères. Un jour l'électricité est apparue et il n'y a plus eu d'allumeur de réverbères. Les labos photos n'existent plus, les disquaire non plus ou presque. Ce n'est pas un drame c'est le marché, l'économie, le monde, les clients, la société (choisis ton camp camarade) qui évolue.
    Pour avoir parité à de nombreux pledge (ludique ou non) mon expérience est la suivante :
    - La qualité des produits est la même quand dans les autres canaux de distribution. Il y a du bon, du mauvais, du pure commercial sans originalité, du super original, etc, etc ,etc. Et l'argument qui consiste à dire si les éditeur classique n'en ont pas voulu c'est que c'est pas bon n'en est pas un. Sérieusement qui peut croire à ça ? Les exemples de projet qui ont été refusé avant de faire une carton sont légions (petite pensée émue pour le producteur de Decca Records qui a refusé les Beatles). Donc là aucune différence le monopole du genre n'appartient pas aux éditeur "classique" et ils a autant de raté chez eux que sur KS. Par contre lorsque qu'un éditeur envoie une production complète au pilon suite à un gros fail on en parle nettement moins qu'un KS qui foire.
    - Les prix ne sont pas forcément beaucoup plus intéressant qu'en boutique car les version KS sont souvent sur-produite et donc plus cher que la version "boutique" mais il est vrai qu'il est possible de payer son jeux un chouia moins cher. Cela s'explique par une certaine prise de risque car il est vrai que certains projets foirent lamentablement (très très rare)
    - Les délais du projet sont très souvent dépassé est c'est peut-être là le plus énervant. 2 à 3 mois de retard par rapport à l'annonce est courant... En boutique il n'y pas vraiment ce problème car si on annonce une sortie à l'avance, c'est que le projet est bouclé donc il n'y a en principe plus de retard possible. Après sur KS on suit/soutien un projet avec ses aléas, en boutique on achète un produit fini.

    Donc a priori il n'y a pas grand avantage sur KS par rapport au boutique et pas non plus de désavantage. Juste deux canaux différents.

    La grosse différence en fait elle existe. C'est cette différence qui peut sauver les boutiques et qui est très difficile pour les campagne KS : La communication.

    Dans une boutique la logique voudrait que l'on conseil le client sur les produits que l'on vend (logique malheureusement pas toujours respectée). Sur KS on fait du marketing. La campagne KS à pour but d'attirer une maximum de pledgeur et non de s'assurer que le client achètera le jeux qu'il lui faut. Cette différence peut attirer pas mal de soucis sur KS car un pledgeur qui se sent floué pourra grâce à internet générer un bad buzz et parasiter les prochaine campagne par du trolling ce qui n'est pas possible à l'échelle d'une boutique. D'un autre coté l'auteur d'une campagne KS ne pourra pas fidéliser un client de la même manière qu'un boutiquier qui offre un service de qualité.

    Voilà pour my 2 cents. On peut faire beaucoup de débat sur KS, Uber ou Airbnb. Le débat sera toujours le même. Un nouvel acteur entre sur le marché et en faisant sa place il bouscule un peut les autres et les forcent à s'adapter. ça s'appel l'évolution. Pour ma part Je vais régulièrement chercher conseil dans ma bonne petite boutique, je pledge des projets super originaux et je commande sur amazon des articles tout venant ou je n'ai pas besoin de conseil. Il y a de place pour tous aussi longtemps qu'ils travaillent correctement et maitrise leur core business et n'essaye pas de bouffer dans tous les plats
    sgtmyvan
    sgtmyvan
    @ Chni : Je suis d'accord que la diversification peut être une bonne chose si elle est maitrisée. J'ai pu constater dans d'autre domaine que se soit la librairie ou la petite distribution (commerce de proximité) que ceux qui ont voulu faire une peu de boutique, un peu d'internet, un peu de distribution, d'élargir leur gamme de produit à d'autre domaine se sont un peu perdu à trop vouloir tirer à hue et à dia. Mais il est clair que certain acteurs font un excellent travail de diversification. Je pense juste que ce n'est pas donnée à tous le monde de vouloir se lancer dans un nouveau crédo il faut être sur de maitriser son core business. KS ne saurait être une solution à une organisation déjà boiteuse.

    @eldarh : Je comprend tout à fait ton propos et je suis assez d'accord sur le fait que les procédés de certains acteurs sont pour le moins discutable. Toutefois je pense qu'il ne faut pas se tromper de débat et ne pas confondre l'outil et l'usage qui en est fait. Malheureusement, beaucoup de personnes qui craignent que ces nouveaux acteurs leur prennent leur gagne pain ne souhaite simplement pas se remettre en question et parfois ont depuis longtemps perdu le contact avec leur clientèle et leurs attentes. Si les nouveaux acteurs économique ont un tel succès c'est peut-être parce qu'il répondent mieux à certaines attentes. Attention : il y a des quantités de boutique, de librairie, de taxi qui font un excellent travail. Mais ne pas vouloir voir l'évolution de la société et jeter le bébé avec l'eau du mains ne mène à rien. Ceux qui ont choisi ce chemin, Kodak par exemple, en ont fait l'amère expérience.
  • sgtmyvan
    sgtmyvan
    Dites les gars,
    vous pensez qu'on peut faire un commentaire positif ? D'abord le jeu en lui-même est un phénomène. On peut être un pousseur de kubenbois forcené ou un amateur de jeux d'ambiance, personne à ma connaissance n'est insensible au loup garou. Il y a eu certes des extensions et des réédition mais à mon avis, elle amène toutes une expérience de jeu différente à chaque fois, l'éditeur a fait un excellent travail de design et de production du matériel. Chaque édition permet également au joueur de choisir ce qu'il souhaite selon ses besoins. Tu veux juste un petite boite avec quelques cartes ? ça existe. Tu veux quelques cartes pour varié tes intervention de maitre de jeu ? il y a nouvelle lune. Tu cherches à complexifier le jeux ? personnage ou le village sont là. Tu veux tout ? Ca existe. Tu veux juste le jeux de base mais quand même 2 ou 3 perso de plus se serait sympa ? ben c'est possible aussi. Bref chacun peut y trouver son bonheur et surtout personne Je trouve cette dernière édition vraiment très sympa d'ailleurs. Voilà pour le jeu.

    Maintenant tout de même un petit mot sur les méchants capitaliste... Bon tout d'abord, "mafia" ou "les loup Garou" ou tout les jeux qui y ressembles peuvent se jouer avec un paquet de carte à jouer même pas complet (oui oui, les coeur pour les villageois et le pique pour les loup garou.... Damned je viens de révéler le secret des éditeurs de jeux pour dominer le monde...). Du coup si les loup garou ont eu et ont toujours un succès si grand c'est peut-être par ce que l'auteur et l'éditeur on réalisé un certain boulot et que les joueurs ont su le reconnaître non? Editeur et auteur qui d'ailleurs produisent régulièrement d'autres jeux donc on ne peut pas franchement parler de roupiller sur leurs lauriers. Ensuite je constate avec plaisir que trictrac doit être accessible depuis la corée du nord au vue des réactions de certains qui semble découvrir le vilain mercantilisme de notre monde capitaliste décadent. Oui on vend ce qui a du succès. C'est un peu la règle générale dans tout les domaines et le système de déclinaison d'un même produit est plus que courant. Hergé ne s'est pas arrêté après le premier tintin, il y a plusieurs retour vers le futur, Ian Flemming a écrit de nombreux roman qui ont permis de faire plein de James bond et je ne parle pas de l'ami Georges Lucas... Bref un peu de sérieux que diable. C'est seulement maintenant que la réalité du monde vous frappe en plein visage ?

    Pour terminer, pour pouvoir financer un nouveau jeu et prendre le risque d'une production incertaine il faut des succès....

    Pensons y

    Yvan