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Spywhere : venez visiter les coulisses de sa conception ! (carnet d'auteur)

Spywhere : venez visiter les coulisses de sa conception !   (carnet d'auteur)

Monsieur Guillaume a récemment écrit un petit article sur mon prochain jeu, à paraitre chez Azao Games : Spywhere. Que c'est beau de redevenir, par moments, auteur de jeux... Par moments seulement, car mon activité d'auteur est presque devenue nulle depuis la fondation d'Atalia. Je ne trouve plus le temps ! De plus, toute ma créativité est clairement absorbée par la réflexion pour trouver des façons originales pour faire grandir et différencier ma société dans un marché dominé par des géants...
Alors Spywhere, je l'ai crée quand ? Et bien, en 2012. A l'époque d'ailleurs, jamais je ne me serais imaginé que 3 ans après j'ouvrirais une société de distribution de jeux !

Plusieurs d'entre vous se souviennent peut-être de mes débuts en tant qu'auteur.

83a3c8125bb5f10ff470dee2191870f639c2.jpeTout commença avec Racing, une petite boite au format "paquet de cigarettes", que des jeux comme Verrater ou Meuterer ont rendu célèbre.  Son packaging était raté mais la mécanique était  déjà prometteuse. Vint ensuite le bien plus réussit RoboTroc. J'avais autoédité ces jeux et avais commencé à faire leur promotion tout seul : Les Tric Trac TV, de nombreux festivals... Mon accent italien invitait souvent mes interlocuteurs à de petites blagues stéréotypées sur la pizza, le pâtes, le parler avec les mains, etc. J'ai alors pensé à faire un jeux sur les stéréotypes...

 

0bee4d4d216fd26a9116d4d23e5030691155.pngJ'avais annoté cette thématique dans un cahier sans avoir d'idées sur comment le jeu pourrait se dérouler. Quelque mois plus tard , j'avais pensé à une mécanique où on devait deviner quelque chose à partir de la façon de jouer des adversaires, ou plutôt en observant les cartes qu'ils jouaient. Oui, mais deviner quoi... quelle thématique pour cette mécanique ? En fouillant dans mon cahier à idées, je l'ai immédiatement associée aux stéréotypes. Les cartes représenteraient un comportement particulier. D'emblée l'idée était qu'en piochant trop souvent les cartes d'un type, on risquait de faire comprendre que l'on est d'une certaine nationalité. Mais pourquoi la cacher aux autres ? Parce qu'on est des espions, bien entendu ! L'espion italien devrait donc faire attention à ne pas manger trop de pizzas ou à ne pas gesticuler avec les mains, devait cacher sa chaine en or, etc...
Spywhere a été mon premier proto pour lequel j'avais dessiné les cartes moi-même. Si vous promettez de ne pas vous moquer, voici les premières que j'avais réalisé...

Lors du salon d'Essen 2012 j'avais cherché des éditeurs. Sur 18 approchés sur le salon, 14 m'avaient demandé de leur laisser le prototype.

Plutôt encourageant... Mais au final, malgré être arrivé très loin dans le processus de sélection de plusieurs éditeurs, il n'avait pas trouvé preneur.

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Cependant, ces nombreux échanges avec ces professionnels m'avaient permis d'affiner les règles du jeu. Même la thématique avait légèrement changé. Plus de jeu sur des stéréotypes globaux (qui auraient pu heurter la sensibilité de certains) mais seulement ceux concernant la gastronomie. Alors, voilà, les italiens et les pizza, nous en avons déjà parlé, mais il fallait ajouter les français et le "fromage qui pu" (expression consacrée par les Guignols de L'info), le moules-frites belges, etc. Bah, oui, les espions ont droit d'être gourmands !

Lors du festival Paris Est Ludique 2015, je rencontre Nicolas Smeers, le gérant de la maison d'édition belge Azao Games. Je lui parle du jeu un peu par hasard et revient le matin suivant pour le tester. Spywhere se jouant à partir de 3, je demande à Pierre Canuel, l'auteur d'Hoyuk qui était présent sur le stand d'Atalia, de jouer avec nous. Nous jouons donc et Pierre, ne sachant pas que j'étais l'auteur du jeu, le descend en fin de partie en disant  que le système de scoring ne fonctionne pas. Et j'avoue que, lors de différents développements, si le jeu tournait et était fun, il y avait toujours quelqu'un qui restait sur sa faim sans que personne ne puisse dire pourquoi. Pierre proposa alors de multiplier le nombre de cartes de sa nationalité en main par le nombre d'espions démasqués ! Cette idée toute simple transforma le jeu et plu à Azao Games, qui décida alors de l'éditer...

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Pour les illustrations, J'ai conseillé à Azao de contacter Olivier Fagnère, qui avait fait de jolis croquis à l'époque où je me demandais si je devais l'auto-éditer ou pas... Un an et demi après, voici que Spywhere arrive sur les étals !  Et voici donc, après Flip Hop et Sifaka, un 3e jeux Azao Games dans le catalogue d'Atalia (qui devrait arriver avec un 4°, Sheep Sheep). Maintenant, au distributeur de faire du bon boulot ;-)

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Les jeux dont on parle dans cette article

Sheep Sheep
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Spywhere
Spywhere
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