Docteur Mops

Pengoloo, suppos de la banquise

Pengoloo, suppos de la banquise

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C’est l’été. Vous avez chaud alors c’est le moment de faire un petit tour sur la banquise avec les enfants. Avant toute chose, il me faut vous avouer mon faible pour les jeux de pingouins. Enfin de manchots. Une perversion toute personnelle qu’il me faut admettre afin que vous puissiez éclairer mes propos de la lumière qui va bien.

Pengoloo est un jeu du français Thierry Denoual publié chez lui-même, c’est à dire chez Blue Orange. Le jeu existe déjà depuis quelques temps pour le public anglo-saxon mais ne devrait rejoindre les boutiques francophones que sous peu. Normalement il devrait déjà être là mais la dérive s’est faite plus lentement que prévue et c’est finalement en août 2015 que les bestioles débarquent.

Nous sommes ici dans la grande famille des jeux de mémoire, jeux dont de notables incapacités cérébrales me font craindre comme la peste sauf bien sûr s’il y est question de pingouins. Me voilà donc pris dans la spirale infernale de l’attirance-répulsion mais je vous en parle juste parce que c’est bientôt le week-end parce qu’on s’en fiche un peu quand même.

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La première chose digne d’ébaudissement est ces magnifiques petits pingouins en bois qui vont nous permettre de leur caser un œuf coloré dans… sous le… à l’intérieur. Le pingouin pond en couleur ce que peux savent.

Remplissons allègrement nos petits amis et touillons un peu afin de créer de la diversité. Les œufs sont de 6 couleurs. Comme il y a 12 pingouins, on trouvera donc 6 paires d’œufs.

Chaque se muni ensuite d’un planchette avec six emplacements qui nous donne tout de suite une piste sur l’objectif du jeu : être la première ou le premier à posséder 6 pingouins.

Pour se faire, à notre tour nous allons jeter deux dés qui vont nous indiquer 2 couleurs (et donc parfois deux fois la même). Ce sont les œufs que nous devons retrouver. Forcément en début de partie c’est tout du hasard de la chance mais plus le jeu avance plus nous devrons nous souvenir où se trouve les précieux cocolorés.

Une fois nos dés lancés nous soulevons délicatement un pingouin pour découvrir ce qu’il couve. C’est la bonne couleur ? Alors mettons ce pingouin sur notre planchette. Sinon c’est raté et puis c’est tout ! Mieux ! Si jamais nous trouvons les deux bonnes couleurs nous pouvons rejouer.

À ce moment de cette description, les plus affutés du glaçon ont dû remarquer que plus on avançait dans le jeu moins il y avait de pingouins disponibles. Ce qui fait que, de plus en plus, les dés vont indiquer des couleurs déjà chipées par les autres. C’est là que l’on va découvrir toute la perfidie et la cruauté sauvage de Thierry Denoual : on peut piquer les pingouins des autres sur leur propre planchette !

Le drame fait donc sa brutale apparition. Mais l’homme n’est pas entièrement mauvais au fond et ce n’est qu’à partir de 6 ans qu’on se fait piquer ses pingouins. Le jeu peut se pratiquer dès 4 ans mais les plus petiots seront préservés encore un peu de la férocité du monde glacé.

Tout cela pour vous expliquer que le jeu fonctionne également assez bien entre manchots adultes consentants qui aiment bien ricasser avec des animaux. Reste une question abyssale : qui fut le premier ? Le manchot ou le suppo ? De quoi instruire les enfants sur le sens de la vie non ?

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Pengoloo
Un jeu de Thierry Denoual
Publié par Blue Orange
2 à 4 joueurs - A partir de 4 ans
Langue des règles: Française, Allemande, Italienne, Anglaise, Néerlandaise, Espagnole, Russe
Durée: 15 minutes
Prix: 25,00 €
Dispo : août 2015


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Commentaires (3)

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Criann
Criann

Ça m'a tout l'air d'être la rethématisation de Maask : http://www.trictrac.net/jeu-de-societe/maask/infos

C'est l'année des pingouins, on dirait :)

Docteur Mops
Docteur Mops

Le pingouin est un manchot qui a deux bosses. C'est simple pourtant

ericbad
ericbad

Merci Docteur Mops pour cet article culturo-caucassien qui m'a permis de me pencher une énième fois sur la différence entre les pingouins et les manchots, sans que je m'en souvienne d'une fois sur l'autre. La cause est due certainement au même problème cérébral que vous évoquez dans votre article... ou pas