Docteur Mops

Le voyage de Monsieur Guido à Nuremberg (partie 3)

Le voyage de Monsieur Guido à Nuremberg (partie 3)

Salutions amies et amis de notre chroniqueur allemand préféré. La suite des tribulations d'un allemand en Allemagne pour la visite du salon de Nuremberg. Un peu de retard certes mais toujours de la qualité (si l'on omet celle de la traduction qui reste d'une extrême liberté). Avant dernier épisode monsieur Guido Heinecke bave devant des boîtes avec des lolos :

Venons en maintenant à la troisième partie de notre virée à Nuremberg. Le sujet du jour est le vrai jeu ! Le jeu pour les core gamers ou autrement appelés « connaisseurs. » Un sujet qui demande habituellement de traiter de deux choses : Les jeux cores donc et Alea.

Bien que les temps soient révolus où les deux termes étaient interchangeables… Alea n’est plus l’éditeur secret des amateurs éclairés car il désire aussi faire des jeux « normaux ». Les « châteaux de Bourgogne » était dans la dernière liste des recommandation du Jeu de l’Année allemand mais il est probable que c’était le candidat de la quatrième place du jeu pour connaisseurs. Quand vous jetez un œil sur les différents forum, il apparaît que Ravensburger en tant que marque pour pros n’a pas un statut facile : soit ils sont encensés sans que les personnes aient pratiqué le jeu, soit ils sont l’objet de longs débats sur la qualité du matériel de jeu, sur leur ligne éditoriale où les qualités du jeu en général. Allemagne : pays des chefs…

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C’est deux nouveautés Alea qui démarrent cette année dans la course de séduction pour toucher le cœur des vrais joueurs. « Vegas » est un jeu de dés de Rûdiger Dorn qui paraît simple et ne pourrait pas être plus mince. On y voit six plateaux avec apparemment les nouveaux billets de la banque centrale américaine. Je savais qu’une crise économique était en cours mais il ne me semblait pas que l’inflation avait été si forte.

À votre tour, vous allez jeter tous les dés et placer ceux de mêmes valeurs sur un des minis plateaux de jeu. Les joueurs suivants font de même. Vous ne pouvez pas passer. Quand tous les dés sont répartis, le joueur majoritaire sur un plateau empoche la plus forte somme. En cas d’égalité, les joueurs ne touchent rien du tout. C’est élégant et rapide mais un poids mouche côté tactique. À l’échelle d’Alea notée de 1 à 10, il se placerait à 0,7 en arrondissant.

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Vous connaissez St-Malo grâce aux vacances en Bretagne. Un beau château, un centre-ville médiéval, un ancien repaire de pirates : un cadre idéal pour un jeu. Inka et Markus Brand ont probablement dû tenir ce même raisonnement. Ils ont inventé un jeu de dés autour du nom de la ville. Puisque pour les joueurs, le matériel ne peut jamais être trop cher, il y a une astuce : Plus la peine d’avoir à écrire sur du papier mais sur une ardoise effaçable. Vous pouvez jouer à l’infini tant que le marqueur n’a pas séché.

Il faut jeter 5 dés et développer sa cité sur l’ardoise. Population et matières premières sont brossées sur le tableau blanc. Méfiez-vous des pirates ! Ils vont lentement se développer puis attaqueront tous les joueurs en même temps.
Seuls les murs et les soldats restent debout dans ce chemin du malheur. Identique en très différent de « Trough the Age : Le jeu de dés ».

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Et puisque nous sommes dans la bonne zone, continuons avec le stand Heidelberger. Le printemps s’annonce sexy avec la version allemande de « Big Idea » qui est une idée excitante tout comme « Titten – ärshe sonneschein » (lolos, fesses et soleil). Attention, le gameplay de ce jeu de poitrines n’est peut-être pas aussi plat que son nom le laisse présumer. Un jeu de cartes très interactif… Avec de l’alcool… et des seins… Par contre mon effet lui est un peu plat…
« Geile Idee » (« big idea ») est un sympathique jeu de communication dans lequel vous combinez des cartes (qualités et objets) afin de créer un objet innovant que vous allez vendre à vos clients potentiels – les autres joueurs. Après une présentation en règle, chacun va voter secrètement pour les produits des autres. Un jeu très récréatif que j’avais déjà beaucoup aimé à Essen.

« Castles » est un jeu d’un auteur italien dont le nom m’échappe pour le moment. Les joueurs doivent enchérir sur des composants permettant de construire leur propre château. Le jeu propose un challenge important au niveau du stockage des matières : Il ne peut être réouvert que quand le précédent est vide.

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Quand les gens pensent que les « Loups-Garous » sont trop petits et qu’ils perdent de leur saveur, ils s’invitent au dernier banquet « Das Letzte Bankett ». six à vingt-cinq joueurs tiennent le rôle de courtisans lors d’un banquet royal. Tous sont assis en cercle et n’ont qu’une idée en tête : Le roi est un tyran et doit mourir. Et comme il n’est pas du genre à s’étouffer avec son bretzel, vous allez l’aider avec une dague ou du poison. Chaque faction dispose d’un assassin dans ses rangs qu’elle doit placer à côté du roi. Les personnages disposent de capacités particulières qui permettent de convoquer une bonne ambiance.

« Das Letzte Bankett » est un vrai régal. Les illustrations de Simon Eckert sont d’une grande beauté et donnent envie de vous y mettre immédiatement. Comme habituellement dans les jeux de groupe, chacun doit tenter de suivre son propre objectif durant la partie. Voilà qui est parfait pour les douces soirées d’été, les chalets de ski et autres fêtes de famille un peu ludiques. La variété sera assurée par la présence de différents scénarios.

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Je n’allais pas vous abandonner sans vous montrer le prochain « Core Set X-Wing ». Les figurines sont peintes et très détaillées. Cela arrive bientôt.

Je sais que tout le monde n’aime pas Queen Games. Ceci est dû en partie au fait qu’ils bradent rapidement leurs nouveautés en lots et leur manque d’ouverture aux détaillants.
Oui ! Brader les nouveautés de l’année dernière à Essen choque une majorité de joueurs. Mais voilà… les jeux de Troisdorf (ville de Queen Games) paraissent néanmoins prometteur.

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« Escape » est un « Space Alert » familial, tout comme « Mondo » est un « Galaxy Trucker » familial.
Ce n’est en aucun cas une appréciation négative. Dans « Escape », tous les joueurs lancent les dés simultanément et frénétiquement, tandis qu’une bande son évoque l’exploration d’un temple. Quand, au bout de dix minutes, elle se termine, vous devez avoir filé les poches pleines.

Pendant cette période, les joueurs doivent discuter âprement entre eux car ils peuvent compenser les mauvais symboles de leurs tirages par ceux positifs des autres joueurs.

Tel des Indiana Jones traversant leur temple, les joueurs peuvent varier la difficulté : Quand un dé tombe de la table ; il passe hors jeu, lancer les dés d’une seule main, ne plus parler, … Un amusement assez intense qui vous fera bruler quelques calories aussi efficacement qu’une séance d’entrainement.

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« Edo » est un hit pour les joueurs connaisseurs. Nous en avions déjà brièvement parlé (sur le site de Tric Trac Allemagne). De retour en mars, nous sommes prêt à reconstruire la cité impériale d’Edo. Les joueurs possèdent trois cartes d’action avec quatre orientations. C’est ce qui donnera différentes possibilités aux joueurs pour programmer leurs actions.

Pour chaque samurai placé dessus, une action peut-être réalisée plusieurs fois. Des ressources sont nécessaires pour l’expansion de la ville : le riz pour l’entretien des samurais et même de nouvelles cartes action qui peuvent être d’un investissement rentable. « Edo » est une promesse de soirées pleine de stratégie et de simulation.

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Dans le registre de planification-expansion-développement du velu pour joueur, on trouve également « Urbanization ». Nous allons étendre notre ville, développer des technologies telle que la charrue, le téléphone ou la puce électronique et chercher l’aide de personnages comme le maire ou le courtier.
Tout ça pour aller le plus loin possible dans tous les domaines car comme nous le savons depuis Knizia (« Euphrat & Tigris », « Samurai » ou « Ingenious »), on ne compte que la zone la plus faible.
Vous l’aurez compris, je ne peux pas résumer toutes les options et les possibilités offertes par ce jeu. C’est juste mon impression du jeudi : « Oh ! Ça roxe grave du poney ! Je veux jouer ! ». Un jeu qui m’a pris aux tripes. Faites-moi confiance, elles sont amples.

Bientôt la fin de ce reportage tandis que le soixante-troisième salon de Nuremberg fermera ses portes en attendant l’année prochaine.

Le voyage partie 2 est ici
Le voyage partie 1 est ici

Pour les germanophones, la version d'origine se trouve ici

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Commentaires (2)

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Monsieur Guido

Ks! Kss! Raccoon, tu viens tout de suite sur le site allemand!

raccoon
raccoon

C'est vraiment pas donné de trouver des équivalences aux jeux de mots bien subtils de Guido - bravo ! :D