TeaMan

La critique ludique n'existe pas

La critique ludique n'existe pas

“Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?”

 

C’est peut-être ce que vous êtes en train de vous dire. Bien sûr que la critique ludique existe ! Après tout, il y a des avis notés sur Tric Trac, des magazines, des blogs, des podcasts. Même l’auteur de cet article fait des critiques sur sa chaîne youtube.

 

Pourtant je l’affirme, la critique ludique n’existe pas. Mais pour le comprendre il faut se demander ce qu’est une critique. 

 

Et ce qu’elle n’est pas.

 

Echec critique

Une critique ce n’est pas de la pub. Cela paraît bateau à dire pour nous, joueurs, mais c’est moins évident pour les auteurs et les éditeurs. Se dire que des heures de travail peuvent être dénigrés en quelques lignes par n’importe quel macaque capable de taper sur un clavier, ce n’est pas toujours facile. Surtout lorsque ce macaque le fait sur la base d’une boîte qu’on lui a envoyé gracieusement. L’espoir avoué du secteur ludique, c’est de vendre des boîtes. Pas de défendre la liberté d’expression.

 

Une critique, ce n’est pas non plus une présentation (ou review), un déballage (unboxing), une vidéo-règles ou une expli-partie (let’s play). Ces choses-là sont des contenus particuliers qui ont une visée différente. Elles annoncent une sortie ou donnent des informations objectives aux joueurs. Ils peuvent ainsi se faire une idée du matériel et des mécaniques. Dans ces formats, on montre le jeu. On n’apporte pas de regard dessus. Et cela même quand les auteurs de ce genre de contenu lâchent leurs avis en deux phrases dans une conclusion. Ce qui m’amène à mon point suivant :

 

Un avis, ce n’est pas une critique.

 

Et ce n’est pas une question d’objectivité. C’est un débat philosophique sans intérêt sur lequel je ne m’aventurerais pas. Toute expression humaine est subjective. Pas besoin d’un doctorat pour le comprendre. 

Ce n’est pas non plus une question d’argumentation. Car si une critique est nécessairement argumentée, un avis peut l’être aussi.

En fait, c’est sur leurs points de départ que les deux notions se différencient. Un avis s’appuie toujours sur un ressenti personnel. Même argumenté, il se résume à “j’ai aimé parce que...” ou “je n’ai pas aimé pour ces raisons...”. 

Une critique, lorsqu’elle est pensée comme telle, se concentre sur la promesse du jeu.

 

Critique de l’art, art de la critique

Lorsque je lis une vraie critique dans la presse, je vois bien que le journaliste ne s’est pas contenté d’aller voir le film, de lire le livre, ou de jouer au jeu vidéo. Il s’est intéressé aux informations autour de l’oeuvre. Aux interviews du réalisateur, aux carnets d’auteurs, aux interventions publiques de l’éditeur.... Tout ça pour mieux cerner l’intention des créateurs.

Parce qu’une oeuvre, et a fortiori un jeu, c’est d’abord une promesse. Une promesse différente en fonction du type de jeu mais aussi des joueurs ciblés. Un critique ne va pas se demander s’il a aimé ou non mais si le public visé va être satisfait par l’expérience proposée. En d’autres termes, si les promesses du jeu sont tenues ou non.

 

Ce jeu d’ambiance crée-t-il une interaction forte entre les joueurs ?

Ce jeu narratif retranscrit-il bien son thème ?

Ce jeu de stratégie n’inclue-t-il pas trop de hasard ?

 

Dans l’absolu, on peut écrire une critique positive sur un jeu que l’on a pas aimé parce qu’on a conscience qu’il n’a pas été pensé pour nous mais qu’il conviendrait très bien à ceux pour qui il a été conçu. De la même manière, on peut faire une critique globalement négative d’un jeu qu’on a bien aimé parce qu’on se sait trop indulgent sur des éléments importants pour le public visé. (On a tous nos plaisirs coupables).

Pour beaucoup d’entre nous, nous nous contentons, au mieux, de la lecture des règles, du visionnage d’une partie et d’avis glanés ici ou là. C’est évidemment mieux que d’acheter un jeu à l’aveugle mais je pense sincèrement que ce n’est pas l’idéal.

Les règles et les avis ne nous donnent qu’une vague idée de l’expérience de jeu et peuvent être trompeurs. Qui n’a pas déjà été surpris, en bien ou en mal, par une première partie malgré la lecture préalable des règles ou le buzz entourant le jeu ?

Observer une partie c’est un peu pareil. Jouer est une expérience personnelle, très intérieure. C’est d’ailleurs pour cela que les let’s play sont souvent si pénibles à regarder. Du coup, les informations obtenues seront forcément superficielles. 

J’irais même plus loin. Une seule partie n’est pas toujours suffisante pour se faire une idée claire d’un jeu. Pour peu que l’on ait joué dans des conditions particulières (fatigué, dans le brouhaha d’un festival, avec des joueurs très motivés ou, au contraire, peu enthousiastes...) notre opinion peut s’avérer biaisée.

C’est pour cela qu’une critique sérieuse écrite avec recul et analyse, après plusieurs parties, dans toutes les configurations proposées et avec des joueurs différents a toujours de l’intérêt malgré l’existence d’autres sources d’informations.

 

Et cette critique là. Cette “bonne” critique. Elle n’existe pas dans le milieu ludique.

 

La critique (n’) est (pas) aisée

Ecrire une critique, c’est exigeant. Ca demande du temps, de la compétence et de l’indépendance. Ce dont on manque parfois lorsqu’on est amateur.

C’est bien ça le problème. Nous, influenceurs ludiques, nous ne sommes pas des pros. C’est bien d’être passionné mais être passionné dans un cadre professionnel, c’est encore mieux.

D’abord parce qu’on en demandera jamais autant à nous, amateurs, qu’à des personnes dont c’est le boulot. Un critique est censé bien connaître son sujet, savoir écrire, ne pas faire de fautes, ne pas faire d’approximations, vérifier ses sources... Certains amateurs sur youtube se plaignent déjà quand on leur fait remarquer des problèmes de sons ou quand ils oublient de mentionner la sortie d’une extension. Les pros, eux, sont soumis à une exigence beaucoup plus forte. Et c’est normal.

Quand on est pro, on ne se demande pas si notre critique va déplaire à l’éditeur qui a eu l'amabilité de nous envoyer la boîte. D’autant que nous ne les recevons généralement pas en propre mais via le média pour lequel nous travaillons.

Quand on est pro, on ne se demande pas non plus si on va vraiment rejouer à ce jeu que l’on devine pas terrible juste pour pouvoir écrire dessus. Parce que c’est notre boulot.

Parfois les lecteurs pensent que s’il y a si peu de critiques négatives sur internet c’est en raison des collusions entre éditeurs et influenceurs. Effectivement, ça peut arriver. Mais la plupart du temps la raison est plus simple que cela. Le principe de bienveillance suivi par de nombreux youtubers et bloggeurs (qui consiste à ne pas écrire de critiques négatives) sert plus souvent de cache-misère à notre amateurisme. Parce qu’on a pas envie de se farcir plusieurs parties d’un jeu qui ne nous plaît pas juste pour pouvoir écrire un article ou tourner et monter une vidéo. Rappelez-vous, on n’est pas payé pour ça.

Et puis quand on écrit sur le jeu de société, c’est qu’on aime ce milieu. Qu’on respecte le travail des auteurs, des illustrateurs et des éditeurs... Alors quand l’un de ces acteurs du monde ludique affirme qu’il faut être un sadique pour écrire une critique négative, ça nous questionne. C’est parfois compliqué d’aller à l’encontre de l’avis d’une personne qu’on estime. C’est l’histoire bien connue de l’influenceur influencé.

 

Le problème de la critique n’est pas la présence d’influenceurs ludiques. C’est, au contraire une preuve de vitalité du secteur. Non, le soucis c’est l’absence de critiques de métier (et les amateurs payés à la pige, ça ne compte pas). Je ne veux pas dire que les critiques pros soient au-dessus du lot. On le voit dans d’autres secteurs, il existe de mauvais critiques. Certains s’enferment dans une posture, plus intéressé à l’idée de trouver un bon mot que de faire une analyse correcte. Il arrive même parfois que des cas de collusions soient révélés au grand jour. Néanmoins, cela n’éclipse pas l’intérêt du journalisme critique dont l’influence bénéfique se fait ressentir dans le cinéma ou le jeu vidéo.

 

Critiquer c’est réfléchir

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la critique n’est pas seulement intéressant pour infirmer ou confirmer un acte d’achat. Elle l’est aussi pour réfléchir et faire réfléchir.

 

Avoir une bonne culture ludique est indispensable pour faire une critique. Parce que critiquer c’est aussi replacer le jeu dans son contexte. Qu’a déjà créé son auteur ? De quoi s’inspire-t-il ? Son jeu apporte-t-il vraiment une plus-value par rapport à ceux déjà existants ? S’inscrit-il dans une tradition ludique, dans une tendance du marché ou est-il à contre-courant de tout ça ?

Une critique va plus loin que le jeu lui-même. Elle apporte des éléments pour mieux comprendre à la fois le jeu (qu’est-ce qu’un bon ou un mauvais jeu ? Pourquoi cette mécanique fonctionne ici alors qu’elle ne marchait pas ailleurs ?) et le marché ludique dans son ensemble. 

En fait, leur existence serait une bonne chose pour tous. Pour les éditeurs qui auraient un repère supplémentaire d’exigence et de tendance du marché. Et pour les auteurs qui sont souvent très curieux du travail de leurs collègues. Une critique peut leur dire “Intéressez-vous à ce jeu, il est raté mais a des idées intéressantes.” ou “là, ça marche plus parce que c’est devenu trop convenu”. 

Une vraie presse critique, quelle que soit la forme qu’elle prenne, appelle des questionnements et apporte des réflexions intéressantes au milieu ludique. Et lorsqu’on pose un regard sur le milieu ludique, on sent comme une absence. Pourtant, le tableau n’est pas si noir. L’intention est là, encore embryonnaire mais bien réelle, sur certaines plateformes.

Mais pour que cette réflexion puisse exister, il faut aussi que les joueurs acceptent de se pencher sérieusement sur leur passion. Les joueurs doivent aussi s’emparer de ces questions et s’interroger sur les directions que prennent leur loisir. Ils ont un rôle à jouer par leur pratique et leur consommation ludique.

 

La critique ludique n’existe pas (encore) et c’est bien dommage car elle ferait grandir le monde du jeu de société.

 

Merci à l'Acariâtre et Polgara ainsi qu'à Ludovic Chatillon pour leurs relectures et leurs retours de qualité. Si vous avez aimé ma prose, vous pouvez la retrouver sur la chaîne Youtube Ludiculture.

/

En cliquant sur Like, vous donnez un peu plus de visibilité à cet article.

3Je n'aime pas

Commentaires (109)

Default
XavO
XavO
Quand je regarde ce qu'est une critique (de cinéma) sur Wikipédia, je lis : "Il demeure plusieurs façons d’aborder la critique. Une première est celle de l’entrevoir comme un avis et une seconde est de la penser comme une analyse de film. Cependant, nombreux sont ceux qui la restreignent à un simple avis sur un film, celui qui fera qu’ils iront voir, ou non, le film". Je crois que l'auteur nous parle simplement de cela. Une plume de Plato, Damien, avait réalisé exactement la même analyse (sur Ludigaume) mais pour arriver à une conclusion différente : le jeu de société n'est pour lui pas un objet suffisant pour être critiqué, au sens d'analyser, car il est trop limité, mécanique, J'avoue ne pas être artiste, pas littéraire, ne pas savoir ce qu'est une critique. Je donne mon humble (pas toujours j'avoue) avis sur les jeux de société depuis 20 ans sur Internet. Je crois à ce titre qu'il y a des raisons de s'interroger sur ce sujet : mes avis ont largement évolué au fur et à mesure où j'ai appris, dans la vie et dans les livres, ce que c'était que jouer et de donner son avis là-dessus. Je crois du coup que cet article présente un intérêt, comme les réflexions sur le sujet sur Ludovox ou sur le site de Bruno Faidutti suite au débat qui les a opposé sur le "test". Refuser d'y réfléchir me parait bien triste.
aleph71
aleph71
Au contraire, noter les incohérences de cet article est une forme de réflexion.
Croire en l'omniscience de l'homme est une illusion (bon nombre de contes de Jorge Luis Borges traitent ce sujet).
Et si cela était un tant soit peu possible rédiger une critique qui regroupe l'universalité d'un sujet est impossible.
Croire à un état de subjectivité totale de notre conscience est aussi une chimère car nous ne faisons qu'interpréter notre environnement en permanence.
Un humain, quelqu'il soit, fait des choix et agit en concordance avec ceux-ci : il se restreint.
Cette "critique" omnisciente et universelle n'existe pas et de toute façon serait illisible au vue de nos limites.
Pour qu'une critique soit accessible (n'est-ce pas le but ?) il faut qu'elle soit restreinte (choisir un angle de vue).
C'est ce postulat de base (poser en premier lieu le sujet, l'objectif de l'article) qui est absent dans la réflexion de Teaman et qui fait que ce qu'il affirme n'a guère de sens.
XavO
XavO
Où l'article indique que la critique doit être omnisciente et universelle ?
aleph71
aleph71
"Il s’est intéressé aux informations autour de l’oeuvre. Aux interviews du réalisateur, aux carnets d’auteurs, aux interventions publiques de l’éditeur
Avoir une bonne culture ludique est indispensable pour faire une critique. Parce que critiquer c’est aussi replacer le jeu dans son contexte. Qu’a déjà créé son auteur ? S’inscrit-il dans une tradition ludique, dans une tendance du marché ou est-il à contre-courant de tout ça ?"
"Une critique va plus loin que le jeu lui-même. Elle apporte des éléments pour mieux comprendre à la fois le jeu et le marché ludique dans son ensemble."
"Un critique ne va pas se demander s’il a aimé ou non mais si le public visé va être satisfait par l’expérience proposée. "

Omniscient dans le sens où le critique doit connaitre tout ce qui tourne autour de l'oeuvre (le distributeur, le marché ludique, etc.) . Universel dans le sens où le critique a la capacité de savoir ce que les gens aiment sans avoir besoin de lleur demander.
Une critique reste une interprétation humaine,, celle de celui qui l'a rédigé.
TeaMan
TeaMan
Il y a quand même un fossé entre chercher à remettre un jeu dans son contexte (le marché ludique et le travail d'édition) et tout savoir sur tout. De même, il y a une différence entre avoir une connaissance des attentes du marché (ce que cherche à avoir un éditeur qui ne publie pas un jeu seulement parce qu'il lui plaît mais parce qu'il pense qu'il va plaire) et tout comprendre du coeur de ses contemporains.

A mon sens, une critique doit recontextualiser le jeu et doit se demander si le jeu atteint ses promesses initiales. (Qui peuvent être aussi simples et banales que : Un jeu de stratégie doit être équilibré ou un jeu d'ambiance doit nous permettre de passer un bon moment en groupe). Ca c'est ce que doit chercher à atteindre une critique. Mais évidemment, comme une critique est subjective, elle ne traduira que l'opinion du critique sur ces questions.

Encore une fois, pour moi, l'avis et la critique sont des réponses à des questions différentes. Comme elles sont subjectives, on peut ne pas être d'accord avec ses réponses.
XavO
XavO
Je n'ai pas lu ces passages comme vous (Aleph).
Sur l'omniscience. J'ai compris pour ma part qu'il s'agit simplement d'aller plus loin ( il écrit "va plus loin"). Par exemple, faire plusieurs parties, écouter une interview de l'auteur et aller lire ce qui se dit sur le jeu. Je ne crois pas que l'idée soit de tout voir, mais juste de fouiller d'avantage sans atteindre pour autant l'omniscience.
Sur l'universalité. Pour ma part, je ne pense pas que l'on puisse vraiment se prononcer sur le fait que le public visé puisse être satisfait par l'expérience proposée si l'on ne fait pas parti de ce public et si on ne s'amuse pas (je m'étais un temps essayé à la critique de jeux pour enfants, c'était n'importe quoi !). Néanmoins, on peut toujours essayer d'en dire quelques mots par exemple "ce jeu semble avoir trouvé son public" ou "ce jeu a un univers remarquable qui pourra séduire les amateurs") ... sans atteindre pour autant l'universalité.
ene10shrek
ene10shrek
Personnellement, quand je vais voir une exposition, que je lis un livre, quand je vais au cinéma, quand je joue, c'est pour ressentir des émotions. Peut-être pour mieux me sentir vivre, je ne sais pas, me sentir vivre "plus fort". Je suppose que plein de philosophes ont abordé ce sujet. La prise de hauteur, le contexte, la vie de l'artiste, l'intention, cela peut-être intéressant, mais ce n'est pas ce que je cherche en premier. Je suis sûr qu'il y a des gens qui recherchent cela systématiquement, et qu'il y a des gens qui recherchent autre chose, auquel je n'ai même pas pensé.

Et vous savez quoi ? Quand je lis des avis, c'est pareil. Je cherche l'émotion. C'est pourquoi je vous remercie, je suis gâté ce soir.
LEauCEstNul
LEauCEstNul
Il n'y a pas de bouton bof.
J'ai l'impression de lire un de me posts trois ans après et d'y trouver des trucs sur lesquels je suis violemment contre et d'autres, lumineux.

Du coup, bof.
Cripure
Cripure
J'ai tout relu, article + nombreux commentaires (un record en vue ?). J'ai pris le temps de visionner vos vidéos.
Je retiens.

Vous dites : "Se dire que des heures de travail peuvent être dénigrés en quelques lignes par n’importe quel macaque capable de taper sur un clavier, ce n’est pas toujours facile."
Je n'aime pas ce terme "macaque" assez méprisant, arrogant voire grossier et inutilement déplacé dans un article qui se veut à la hauteur.

Vous dites aussi : "Un critique est censé bien connaître son sujet, savoir écrire, ne pas faire de fautes..."
J'ai compté 5 fautes dans votre article. Certes ce n'est pas beaucoup mais tout de même, faut rester à la hauteur jusqu'au bout des doigts...du clavier.

Quand j'écris en commentaire, pour détendre un peu l'atmosphère : "Pas trop sérieusement quand même, on est là pour s'amuser, léger-léger ;)
Y'a que les enfants qui prennent le jeu au sérieux..."

Vous répondez, moqueur voire hautain : "C'est vrai que la dernière fois j'ai fait une partie d'échec, je me suis fendu la poire c'était trop fun !"
( souligner la faute à Echec...oubli du S... jeu d'Echecs toujours avec un S)
Pourquoi cette remarque désobligeante ? ?
C'est ne pas connaître les joueurs d'Echecs et y compris les compétiteurs. Bien dommage pour un futur critique ludique.

Sans donner de leçons, je conclue et vous propose d'être : plus généreux, plus modeste, plus ouvert.
Moins pédant, moins suffisant, moins poseur.

C'est dommage car le sujet lancé sur la critique ludique me semblait intéressant.

Allez, bons jeux à tous.
aleph71
aleph71
- "Il s’est intéressé aux informations autour de l’oeuvre. Aux interviews du réalisateur, aux carnets d’auteurs, aux interventions publiques de l’éditeur.... Tout ça pour mieux cerner l’intention des créateurs."

Le critique est donc un bibliographe : comment fait-il pour des jeux millénaires dont on ne connait rien des intentions de/des auteurs pour les juger ??? Pas possible alors ???
Il doit aussi être historien/archéologue probablement.

- "Un critique ne va pas se demander s’il a aimé ou non mais si le public visé va être satisfait par l’expérience proposée. En d’autres termes, si les promesses du jeu sont tenues ou non."

Donc le critique est un sociologue : il analyse les opinions des joueurs. Quoi de mieux que de lire les avis, d'aller à la source pour savoir si "le peuple" a aimé ? Un critique maitrise donc les outils mathématiques permettant de faire des études sociologiques sérieuses.

- "Les règles et les avis ne nous donnent qu’une vague idée de l’expérience de jeu et peuvent être trompeurs."

Ah bon ??? Donc quand des gens donnent leur avis il ne faut pas les croire ??? Va falloir que je parle à mon un psychiatre.

-"Observer une partie c’est un peu pareil. Jouer est une expérience personnelle, très intérieure. Du coup, les informations obtenues seront forcément superficielles."

Alors il ne faut pas jouer car cela biaiserait notre "critique" ???

"J’irais même plus loin. Une seule partie n’est pas toujours suffisante pour se faire une idée claire d’un jeu"

Quoi ??? Faut jouer sans jouer ??? Faut-il en conclure que pour faire une bonne critique il faut jouer les yeux bandés avec des boules quiès et des moufles ?

- "C’est pour cela qu’une critique sérieuse écrite avec recul et analyse, après plusieurs parties, dans toutes les configurations proposées et avec des joueurs différents a toujours de l’intérêt malgré l’existence d’autres sources d’informations."

En plus il faut prendre du recul ? il faut aller dans la pièce d'à côté ?

"Avoir une bonne culture ludique est indispensable pour faire une critique".

En résumé il faut que le critique fasse mille parties d'un jeu avant de s'exprimer tout en ayant une culture ludique immense : faut commencer l'apprentissage dès le berceau si on veut devenir critique avant l'âge légal de la retraite !

"- En fait, leur existence serait une bonne chose pour tous. Pour les éditeurs qui auraient un repère supplémentaire d’exigence et de tendance du marché. Et pour les auteurs qui sont souvent très curieux du travail de leurs collègues. Une critique peut leur dire “Intéressez-vous à ce jeu, il est raté mais a des idées intéressantes.” ou “là, ça marche plus parce que c’est devenu trop convenu”.."

Le critique est aussi un expert en marketing, un coach pour créateur, un créateur, un peu un voyant aussi (il sait de quoi sera fait l'avenir du marché, surtout écoutez ses prédictions mes braves !) ...

J'ai beau regarder les critiques littéraires ou artistiques, je ne vois pas systématiquement (voir même quasiment jamais) d'étude bibliographique (Banksy c'est qui dejà ?) sur l'auteur, le propriétaire du salon artistique où il a exposé ses oeuvres, etc.
Pas de référence à une étude sociologique des gens venus voir ses tableaux ou les ayant acheté également.
Je n'ai pas l'impression que le critique artistique campe trois jours devant le tableau qu'il juge avant de rédiger son papier.
Pas d'étude marketing non plus ...

Un critique (littéraire ou artistique) ce n'est pas un journaliste, c'est une personne qui donne SON opinion sur une oeuvre, point barre.
aleph71
aleph71
Personnellement si je devais écrire des articles (engagés ou neutres) sur un aspect du monde ludique, je commencerais par choisir un (ou deux) point de vue : soit traiter l'aspect économique, soit l'aspect stratégique,soit le côté création, soit l'apect matériel, soit l'aspect sociologique des joueurs, etc. Soit il te manque des connaissances et tu vas faire une investigation (une enquête) pour mieux cerner le problème que tu désires traiter, soit tu fais une analyse des données que tu as, tu les vérifies si nécessaire.
J'ai l'impression que ce que tu décris n'a guère de sens : pour écrire un bon article il faut savoir faire un tri. Traiter tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec le sujet que tu as choisi (et il semble que justement tu sembles incapable de te restreindre à un point de vue), ça ne peut donner qu'une purée indigeste.
Je n'ai jamais vu d'article littéraire qui parle de la petite enfance de l'auteur puis fait une analyse grammaticale du texte, puis une analyse du thème, puis une étude sociologique et psychologique des lecteurs, puis une analyse économique du marché littéraire, puis une analyse du circuit de distribution, puis une analyse de la reliure, etc.

Cordialement
Wolfwood
Wolfwood
Plus le sujet avance, plus il devient absurde et rigolo. Je ne vais pas redire ce qui a déjà été dit par d'autres, et fort bien, sur l'objectivité, la subjectivité tout ça. C'est un débat déjà fait cent fois pour à chaque fois le même résultat: il n'aboutit à rien. Peut être parce que ce sont deux notions qui se complètent plutôt qu'elle ne s'opposent et que chercher à n'être que l'un ou l'autre amène à ce genre de discussions absurdes.

Néanmoins, si on évoque la subjectivité tout de même, c'est assez fort du café de vouloir jouer les critiques, auteurs si on est incapable d'accepter le moindre avis contradictoire, en assurant le service après-vente pour chaque réponse n'allant pas dans le bon sens en expliquant à nouveau les choses ou en cherchant à dénigrer. Ou alors en se servant des bonnes vieilles ficelles de la victimisation. Peu importe si l'article est prétentieux ou cassant à la base. Si tu n'es pas d'accord, tu es un idiot ou tu diffames. Il y aura toujours une petite phrase dans les réponses pour le suggérer. Je veux imposer mon avis à coup de buche dans le crâne et je suis surpris qu'on me la renvoie. On fait popo dans la salle à manger et on s'indigne parce qu'une personne vous dit que ça se fait pas. Intéressant. Parce qu'on peut parler de l'Art de la critique pendant des heures, la première chose à savoir sur le sujet, et je ne le dis pas sur un ton professoral, juste comme l'avis d'un vague gars qui a déjà posté des chroniques de films en amateur (mon gros défaut je le crains: je n'ai jamais été payé pour le faire, désolé) c'est que tout travail, artistique ou non, objectif, subjectif, vain ou constructif, peu importe expose à la critique. Même la critique justement. Partant de là, si on est incapable de prendre en compte les avis des autres, d'écouter leurs réserves, justifiés ou non, constructives ou non d'ailleurs, il faut faire autre chose, pas un truc public en tout cas. C'est la règle du jeu, parce que sinon, c'est trop facile. On s'écoute parler, ou on se regarde écrire, on "convainc" des gens qui sont déjà d'accord avec vous, on ne se remet jamais en question. C'est ce que la personne qui a écrit cet article fait semblant de ne pas comprendre. Ou ne peut pas comprendre, car son égo l'en empêche. Et c'est assez triste lorsqu'on y réfléchit. Je ne suis pas d'accord avec les articles de ce monsieur mais à la limite, s'il a des arguments (que je n'arrive toujours pas à trouver dans cette masse de formules ampoulées, et pourtant j'essaie) qu'il fasse sa vie, je me contenterais d'une indifférence polie. Là où ça coince, c'est dans l'attitude, l'arrogance, cette certitude de tout connaître et cette manière de reprendre les gens qui ne sont pas d'accord avec LA vérité de l'auteur. Parce qu'autant être honnête, si cette personne est choquée par les avis sur cette page, il n'a pas fini de souffrir. Car ce qui est dit reste extrêmement mesuré par rapport à ce qu'on peut se prendre dans les dents en écrivant des avis sur le net, je parle d'expérience. Et le temps qu'on a mis, l'énergie n'est pas un passe-droit et un gilet pare-balles. Tu crées un truc, tu t'exposes. Et si c'est trop dur à supporter, tu te contentes de consulter. Et si tu fais la démarche pour flatter ton égo, tu fais fausse route. Parce que le monde, et internet encore moins, ne t'as pas attendu et, dans sa grande majorité, n'en a strictement rien à cirer de ton existence. S'il n'y a pas derrière une vague volonté de partage, de bonne pédagogie (pas un truc qui te dirait comment tu dois vivre), s'il n'y a pas beaucoup, mais alors beaucoup de recul sur ce qu'on fait, il faut arrêter. C'est ce qu'on m'a appris lorsque j'ai débuté ma petite et dérisoire vie de chroniqueur, qui est aujourd'hui derrière moi. Mais après tout ça... ce n'est qu'un avis.
Monsieur Guillaume
Monsieur Guillaume
Merci, m'sieur Wolfwood ! Sincèrement !
Je vais me garder votre avis à lire et relire, parce qu'il y a plein de trucs que j'aime bien dedans et que ça va m'être utile d'y revenir régulièrement pour garder le bon cap, et la tête froide, et un fond de bienveillance, si je continue quelques années sur cette voie-là :)

Thank you !
TeaMan
TeaMan
Donc quand je m'excuse devant une critique légitime, je joue la victime. Quand j'argumente face à une critique sur laquelle je ne suis pas d'accord ou qui vient, à mon sens, d'une incompréhension, je refuse l'avis contradictoire. Et quand je me défends devant ce qui est clairement de l'attaque personnelle, voire de l'insulte, je diffame. Je peux pas m'en sortir en fait, j'aurais jamais raison.
Jeannot la Pinte
Jeannot la Pinte
Merci Wolfwood, cela résume à 300% ce que je pensais en lisant tous ces échanges.
Je n'ai rien à ajouter de plus. Tout est dit.
jmguiche
jmguiche
N’oublions pas le fond des choses et les motivations...

alors, le coup de pub a marché ? Combien de vues sur YouTube depuis le post de cet article ?
🥳
cetrod
cetrod
Sérieux ? ...
Mais c'est vraiment de la merde.
Comme de définir UNE perception (personnelle) de l'absence de Dieu comme LA démonstration de son inexistence alors que cela en est 1 des preuve évidente à qui n'est pas myope du coeur.

L'étalage pseudo rationalisant d'une certaine bien pensance packagé dans une syntaxe correcte de constats tiédasses sur la non-présence de l'avis de tous dans le sien, ou celui censé le remplacé, ne démontre qu'une seule chose : l'insurmontable mur construit par son auteur avec la vie et les autres, par le moyen même qui lui sert de moteur à sa recherche, à savoir son propre égo.

Jouer c'est transmettre.

M. Teaman, quand il y aura de la place dans votre "savoir" pour vous laisser toucher, vous ne chercherez plus.

Il n'y a que 2 sortes de fous :

- ceux qui pense vider l'océan avec une casserole, et s'extenuent sérieusement à convaincre les autres du bien fondée à rejoindre leur démarche
- et ceux qui savent que cela ne marchera pas avec une passoire, mais le font quand même... pour le jeu...

Donc pour être parfaitement clair : je conchie l'extrême-centre dont vous vous faite le chancre.

Bien à vous

Cetrod
jmguiche
jmguiche
J’ai pas pigé le coup de la preuve de l’existence de dieu.
cetrod
cetrod
Bonsoir,

Je rentre de mon asso, donc un petit copier / coller de feignasse (et une 'tite citation aussi en prime) , histoire de pas lancer de débat...

"Le mal existe-il ?"

"Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question :



- Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?



Un étudiant a bravement répondu : - oui, Il l'a fait !

Le professeur a dit : - Dieu a tout créé ?

- Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.

Le professeur a répondu : si Dieu a tout créé, il a donc aussi créé le mal, puisque le mal existe

et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais.



L'étudiant était resté silencieux devant une telle réponse. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même

et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe.



Un autre étudiant a levé sa main et a dit : - Puis-je vous poser une question professeur ?



- Bien sûr, a répondu le professeur.

L'étudiant a répliqué : - Professeur, le froid existe-t-il ?

- Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? a répliqué le professeur.

Le jeune homme a répondu : - En fait monsieur, le froid n'existe pas.

Selon la loi de physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l'absence de chaleur.

Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie.

La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie.

Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température.

Le Froid n'existe pas. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.



L'étudiant a continué : - Professeur, l'obscurité existe-t-elle ?



Le professeur a répondu : - Bien sûr qu'elle existe !

L'étudiant a répondu : - Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus.

L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité.

En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs

et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité.

Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer.

Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente.

N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière.

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur : - Monsieur, le mal existe-t-il ?



Maintenant incertain, le professeur a répondu : - Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour.

C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme.

C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde.

Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal !



L'étudiant a répondu : - le Mal n'existe pas Monsieur, ou du moins il n'existe pas de lui-même.

Le Mal est simplement l'absence de Dieu en soi. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu en soi.

Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur.

Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur.

Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière.



Le professeur s'est assis."



Le nom du jeune homme ? Albert Einstein

"Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire." - Albert Einstein
jean francois
jean francois
Vaste débat très utile, mais pourquoi pro? Justement on est honnête quand on achète les jeux et non acheté par les éditeurs!
Dans l'ensemble je pense pareil, moi perso quand je donne min avis , par manque de temps(ou plutôt par ce que mon temps est précieux) je vais a l'essentiel, laissant penser quelque ignares que je n'aurais rien compris a un jeu raté...
jmguiche
jmguiche
Pourquoi pro ?
Parce que critique, c’est un métier.
En fait, si tu lis la presse, si tu écoute les médias, tu verrais qu’un critique c’est quelqu’un qui est payé pour donner son avis !😉😄
Wolfwood
Wolfwood
Je n'avais pas envie de donner plus d'eau au moulin de Teaman, dont j'ai acquis la certitude qu'il était un fumiste, écrivant des articles pédants sans même croire un traitre mot de ce qu'il raconte, car seulement intéressé par ce que la polémique peut apporter à son égo. Voir quelques uns s'énerver, contester, doit lui mettre le kiki tout dur et lui donner le sentiment d'avoir créer un buzz ou je ne sais quoi... . Tout juste pouvons nous espérer qu'il trouvera un jour d'autres centres d'intérêts lui qui prétendait ne plus s'intéresser aux jeux de société. Ailleurs, critique cinéma, il ira expliquer à d'autres l'avenir du septième Art tout en revendiquant ne plus avoir regardé un film depuis dix ans. Et soudain, une citation d'Audiard me vient en tête... .

Je dirais juste qu'écrire un article de ce genre sur TricTrac est aussi l’œuvre d'un lache, cachant sous ses belles phrases un moyen de faire la promo de SA vision de la vie et de SA chaîne youtube. Parce que le fond de l'article, c'est remettre en cause la façon de faire des intervenants de ce site. Pas les internautateurs, les intervenants du forum mais ceux qui font ces vidéos qui sont donc... sans intérêt, c'est ça, si j'ai bien compris ? Même qu'elles sont vraiment pas loin d'être du caca d'après l'auteur de ce... truc, "article" au dessus. Rendez vous compte, elles abordent les choses sous un angle infâme dans cette période de jugement perpétuel: celui de ne pas juger, justement. On explique le fonctionnement d'un jeu. On fait une partie. On peut même discuter un peu de sa création. Mais c'est tout, pas d'appréciations de valeurs, pas de points positifs ou négatifs, rien. On donne les clés pour comprendre et c'est celui qui regarde qui, par rapport à son ressenti, qui peut décider si oui ou non, le jeu est fait pour lui. On ose commettre l'impardonnable: offrir du libre arbitre et de la liberté de penser par soit-même à ceux qui regardent! S'il y avait quelqu'un autour de la table pour dire "c'est nul" on pourrait parler d'avis, mais là non, rien, juste du plaisir et de la bienveillance, on est donc très loin des gargarismes de certains. Mais ce n'est pas bon pour un influenceur, qui par essence, n'est heureux que lorsqu'il peut apprendre à quelqu'un comment il doit manger, s'habiller, se brosser les dents et peut être même bientôt aller faire ses besoins. Ça emmerde les gens qui voudraient bien avoir un moyen de gagner leurs croutes en se faisant arroser par les éditeurs (mais chut, que ça ne se sache pas surtout). Un petit lobby des chroniqueurs de jeux, qu'est ce que ça serait bien pour décider de qui doit vivre ou mourir, comment un tel doit acheter. Sauf que TricTrac évolue différemment. Oh oui, j'en vois déjà certains bondir, hurler à la corruption depuis le rachat de la société, même que d'abord, avant ça, TricTrac parlait déjà pas de tous les jeux qui sortent, c'est bien qu'il y a du complot derrière, monsieur! Sauf que je m'en cogne. Parce que s'il y a bien une chose que je ressens en voyant une explication d'un jeu sur ce site, c'est de la sincérité et de l'amour. Alors on peut débattre pendant des heures sur la notion de subjectivité, d'objectivité, d'influences et se taper le cul par terre jusqu'à ce qu'on arrive à l'évidence que c'est une discussion sans fin et sans grand intérêt (soyez tranquille: c'était voulu à la base, les influenceurs et lanceurs n'ont en général pas grand chose à faire qu'alarmer et peinent à lâcher le micro lorsque quelqu'un veut être vraiment constructif et proposer des solutions). Mais comme je l'ai dit, je m'en fous. Car la seule chose qui devrait compter c'est l'honnêteté de la démarche. Est-ce que tout ceci est fait par amour, bienveillance ou pour je ne sais quoi d'autres ? Et très clairement, pour ma part, j'estime que les gens de chez TricTrac sont des gens sincères. Et c'est bien plus important d'être honnête et droit que de commencer à tricoter sur des guerres idéologiques entre ce qui est subjectif ou pas, objectif ou non. La branlette intellectuelle, ça va bien cinq minutes, chercher à tout comprendre, tout analyser, tout contrôler mais revenons un peu au feeling, au cœur, à l'émotion, sans filet, sans chercher à comprendre pourquoi et comment on aime, ou pas, selon des barèmes ou pas. Le monde ne s'en portera que d'autant mieux.
TeaMan
TeaMan
La dernière fois que vous aviez commenté un de mes articles vous aviez été rude mais votre critique c'était concentré sur le contenu. Je regrette que vous en soyez passé à la vulgarité et à l'attaque personnelle.
Monsieur Guillaume
Monsieur Guillaume
Je pars, personnellement, du principe bien simple qu'une critique, qui est un JUGEMENT d'UNE personne sur un objet, culturel ou artistique, n'est JAMAIS objective... pour la simple et bonne raison que personne ne peut s'octroyer le pouvoir de parler pour tous ! Ja-mais ! De la même façon qu'il ne sera JAMAIS possible d'établir une vérité universelle autour d'un objet culturel et même artistique, sur sa qualité et sur les émotions qu'il évoque.
Alors quand bien même il reste possible de critiquer la technicité d'une oeuvre d'art quelqu'elle soit, de questionner éventuellement son objectif (si tant est qu'il soit possible d'aller dans la tête de l'auteur pour le savoir véritablement), ou même de prendre du recul et d'essayer de l'analyser en fonction de ses propres connaissances, à l'aune de sa propre culture... ça n'en reste pas moins qu'un AVIS... Purement et simplement. Plus ou moins éclairé, certes ! plus ou moins englobant et respectueux, certes !... Et si l'on souhaite s'attribuer le titre ronflant de CRITIQUE de Jeu de Société, pas de soucis ! Personnellement, je n'en veux pas ! Mais il sera à jamais impossible d'aller sonder les âmes et ses soubresauts de tout un chacun à la vision de cette oeuvre et donc d'en "juger" (puisque c'est bien de cela dont il s'agit) la valeur. Qu'une peinture soit magnifique par sa puissance d'évocation pour 2 millions de personnes mais qu'elle laisse de marbre 200 autres personnes... ou qu'un grabouillis d'enfant émeuve ses deux parents seulement et l'on dira quoi ? Que le peintre qui réussit à "émouvoir" 2 millions de personnes est plus balaise que l'enfant... Certes, et alors ? Que les 200 personnes qui ne sont pas touchés par cette peinture sont des "débiles" ? Que les deux parents sont des simples d'esprit à s'émouvoir d'une telle "pastiche de dessin" ? Qu'il soit génial de découvrir les arcanes de l'art, de son histoire et de ses évolutions (les canons de l'art d'une époque amenant les artistes "en avance" sur leur temps à se "rebeller" contre les dogmes établis pour en faire bouger les lignes), nickel. Mais qu'une poignée potentiellement élitiste DECIDE pour d'autres ce qui est BIEN, BON, BEAU et VRAI (dans le sens donc du JUGEMENT)... Et bien, ce sera sans moi :)
TeaMan
TeaMan
Non, une critique n'est pas objective. Mais qu'elle soit subjective ne veut pas dire qu'avis et critique se confondent. Non, les journalistes critiques ne sont pas une élite. Oui, il est absurde de comparer un tableau d'art et un dessin d'enfant pour des tas de raisons. Notamment que l'un à vocation à être présenté au public alors que l'autre ne sortira jamais de la sphère privée. Et quand on expose publiquement qqchose, on se soumet à la critique. Selon moi, le relativisme que vous affichez est vain et stérile. Dans l'absolu cela signifierait qu'autre critique ni aucun avis ne mériterait d'être exprimé parce qu'après tout de quel droit se permettrait-on d'émettre un jugement sur le travail de qq1 ! C'est à peu près aussi idiot que de dire "si tu ne sais pas en faire autant, tu n'as pas de droit de juger".

Juste une remarque. Lorsque vous laissez un commentaire sous un article, il serait judicieux de se pencher dessus avant. Je suppose que vous allez prétendre l'avoir fait mais votre commentaire est tellement loin de ce qui véritablement présenté qu'il n'y répond même pas.
eldarh
eldarh
Sûrement mais comme il parle AVEC DES MAJUSCULES c'est qu'il DEVAIT absolument DIRE ce qu'il VOULAIT DIRE.
Cripure
Cripure
Vous dites : "Non, une critique n'est pas objective." Nous sommes d'accord et les critiques les plus intéressantes (je l'ai déjà dit ici) sont celles qui prennent parti et même avec de la mauvaise foi.
Vous dites encore : " Non, les journalistes critiques ne sont pas une élite." Trop souvent les critiques professionnels (si, si, ça existe, j'en connais...) nous offrent du "bien pensant", du "lisse", du consensuel. Ils se vendent, font vendre...sont "vendus". Il nous faut donc s'en détacher, penser, lire, jouer par soi-même.
Donc, lire des critiques, oui. Lire des avis, oui. Mais surtout penser par soi-même. Ni suivre, ni faire suivre !!!!!!

Décidément votre article aura délier les langues et ça c'est plutôt bon signe. Bon débat à tous.
Monsieur Guillaume
Monsieur Guillaume
Alors, juste une remarque : Lorsque vous laissez un commentaire sur ce qu'on fait ou non les gens, il serait judicieux de se pencher dessus avant. Je suppose que vous allez prétendre avoir été là dans ma tête au moment où j'ai lu, depuis quelques jours et plusieurs fois, vos écrits, parce que sinon, votre commentaire sera tellement loin de ce qui est véritablement, dans le réel, que vous allez tomber complètement à côté :)

Une critique n'est pas objective dites-vous ! Parfait, nous sommes d'accord ! Alors il est possible (et je n'ai pas dit que ça doit l'être) qu'une critique mal construite, mal intentionnée et/ou mal formulée ne soit finalement qu'un avis aigris... et qu'à l'inverse, un avis respectueux, fouillé, réfléchis soit une belle critique... puisque c'est subjectif !
Et si les critiques ne sont pas des élites, ça ne veut pas dire non plus qu'il n'y en a pas. Du coup, à quoi servent les critiques ? Quel est leur intérêt ? Interrogeons donc le pourquoi devenir critique ? Intentions et conséquences comme disait Phal :
- Donner son jugement parce qu'il est assuré ("j'ai l'oeil, moi, ma brave dame... on me la fait pas" ?
- Expliquer à d'autres ce qui est beau et bon de ce qui ne l'est pas ?
- Apportez des éléments que d'autres n'ont pas eu l'opportunité (ou l'envie) de voir ?
- Prétendre dire aux autres, dans le cas des jeux (et livres, films et autres), ce qu'il faut acheter ou pas ?
- Juste confronter ses jugements ?

C'est ici que nous voyons rapidement qu'en fonction de ce que cherche le "critique", la portée de ses dires ne sont pas à mesurer à la même aune. En l'occurrence, et je le répète, il n'est pas question sur TT de forcer à l'achat de quoi que ce soit mais plutôt bien de compter sur le sens critique et l'intelligence de tout un chacun plutôt.

Vous-même souhaiteriez trouver de vrais critiques du jeux de société, en expliquant que ceux qui pourraient exister (Peut-être même sur TT, qui sait ?) n'en sont pas... Et dans le même temps, vous écrivez, ici même sur TT, à la polémiste Victor, pour ramener sur votre chaîne Youtube et sur vos réflexions. Il y a donc bien, derrière, une intention : Se faire voir, connaître, ou, à tout prendre, attirer l'attention sur vous... Sinon ? Pourquoi ici sur TT où, d'après vous, il n'y a pas les qualités que vous recherchez ? Votre chaîne Youtube devrait être votre seule et meilleure carte de visite, non ?

Continuons maintenant sur les éléments que vous avez vous-même apporté : Une fois encore, vous avez exposer quelque chose publiquement : vos avis, réflexions et critiques. Vous êtes donc, vous-même, soumis à la critique, n'est-ce pas ? Ce que je fais, finalement, d'ailleurs... Donc, vous devez accepter les règles du jeu que vous avez vous-même fixé, nous sommes bien d'accord ? Parce que je vous sentais un brin agacé :)

Bien sûr qu'il y a une forme de relativisme... Sinon, il serait possible de définir une vérité universelle à laquelle tous seraient soumise. Souhaitez-vous aller par là ? Qui sera donc responsable de définir le Beau ? Le Bien ? le Bon ? Le Vrai ? Ces belles notions philosophiques encore et toujours débattues !
Il y a donc le fond d'un critique, ses motivations... Mais la forme est également importante. "Emettre un jugement sur le travail de quelqu'un" demande, pour moi, un énorme respect et une belle connaissance de "ce travail", sinon, effectivement, "qui es-tu pour la ramener ?"... comme on dit (même si "on" est un con) : "la critique est facile mais l'art est difficile". CQFD
Je suis potentiellement, et effectivement, un idiot et je vais l'assumer, mais je crois qu'effectivement "si tu ne sais pas en faire autant, tu n'as pas le droit de juger !!!" Tu peux parler de toi, en tant que sujet des "ressentis" que l'oeuvre te procure, en disant que tu ne trouves pas ça beau, que ça ne t'inspire rien, que etc." Bref, tu t'auto-critiques dans ton lien à l'oeuvre, mais pour "critiquer" l'oeuvre, je trouve préférable de mettre les formes parce que si ça ne me conviens pas... si je n'y trouve pas ce que je voulais, croyais, ce qui m'inspires... et bien c'est moi qui ressens ça et pas l'oeuvre en elle-même qui n'est rien sans être humain pour la faire vivre. Et si je n'y trouve pas ce qu'il faut, alors à moi de "faire ! rechercher ! vivre !"... et on en reparlera après :D

Désolé donc d'être idiot, mais comme je crois que j'ai le droit de m'exprimer également puisque vous m'y avez autorisé en l'ouvrant vous-même, avec ou sans majuscule, je le fais :)

Bonnes continuations à vous en attendant de se rencontrer en vrai !
TeaMan
TeaMan
Non mais sinon le relativisme c'est vrai que c'est beau et dit comme ça, ça se tient. Après quand tu tombes sur un jeu qui, une fois dépunché, ne rentre plus dans la boite, que ses cartes sont niquées après deux parties, que tu tombes sur des cas particuliers qui ne sont même pas spécifiées dans les règles, que l'équilibrage fait gagner systématiquement la même faction et que finalement tu te rends compte que c'est un jeu de stratégie tellement hasardeux qu'il aurait pu être appelé "Jeu de l'Oie 2, le retour" tu te dis "ouiiiiiiiiiii mais tout est relatif". Et quelque part c'est vrai. Si on avait été deux sur une île déserte et que c'était le seul jeu rescapé du naufrage, on en aurait peut-être refait une partie.

Oh mais je n'ai aucun problème avec la critique ! Simplement quand cette fameuse critique commence en tentant de me contredire alors qu'elle répète exactement ce que dit l'article ("Une critique n'est JAMAIS objective") pour enchainer ensuite sur un syllogisme (une critique est subjective, un avis est subjectif donc une critique est un avis), on se dit "Il faut vraiment que je réponde à ça ?".

Bah non en fait. Parce qu'on peut douter de l'engagement réel de l'auteur de ladite critique dans le débat. Alors je l'ai fait quand même parce que faut pas toujours laissé passer les bêtises sinon elles font des petits. Après je connais votre style de réponse, la rhétorique douteuse et les attaques personnelles (ce que vous faites d'ailleurs dans votre dernier commentaire avec un procès d'intention. Classique.) donc je vais m'arrêter là.

Et bonnes continuations (comme on dit quand on veut faire passer la pilule).
aleph71
aleph71
Soit Il s'agit d’une opinion personnelle sur la qualité du matériel soit c'est une expertise, c’est-à-dire un examen technique réalisé par une personne qui a les connaissances et l'expérience requise pour évaluer la solidité du matériel et qui, de préférence s'appuie sur des données concrètes (test de résistance des matériaux, données chiffrées, répétatibilité de l'expérience).
On ne peut pas sous prétexte qu’on a en effet les aptitudes techniques pour évaluer la qualité du matériel prétendre que cela donne une valeur scientifique à une appréciation personnelle d’une œuvre (jugement morale, éthique, artistique).
Une critique/un avis, même si quelques éléments peuvent reposer sur des données techniques, à elle seule n'a guère plus de valeur que celle de l'opinion qu'elle exprime.
A la rigeur la multiplication d'opinions convergentes peut avoir une petite valeur scientifique (statistique).
Autre chose qui me gêne dans ton propos c'est le fait de croire que l'on puisse normer les opinions des uns et des autres, qu'à partir du moment où l'opinion d'une personne respecte les codes établis par une nomenklatura prédéfinie et restreinte il puisse se prévaloir du titre de « critique » et être exprimé. Ce plan préétablit n’est que le début de la dictature de la pensée.
TeaMan
TeaMan
Je n'essayais pas de démontrer qu'on pouvait prouver objectivement (scientifiquement ?) ce qu'était un bon d'un mauvais jeu mais qu'on était quand même en droit de dire qu'un jeu était mauvais si on avait suffisamment d'éléments pour l'affirmer. Et puis, soutenir le relativisme c'est aussi prétendre que toutes les opinions se valent. Ce n'est pas le cas. Un "j'ai fait une partie, j'aime pas" balancé à la va-vite sur un réseau social aura tjs moins de valeur qu'une critique étayée faites après mûres réflexions et de nombreuses parties.

Après, je ne vois pas bien ce qu'il y a de dictatorial à définir des mots. Le problème serait qu'on soit obligé d'être forcément d'accord avec les critiques. Ce qui n'est pas le cas. Il ne faut pas en faire des paroles d'évangile. Libre à nous, de ne pas être d'accord et de remetre en cause les arguments d'une critique.
aleph71
aleph71
Je te dis juste qu'il y a une différence entre une observation (ça se "dépunche" mal) et un jugement/une critique, émettre une opinion : "du coup ce jeu est mauvais". L'appréciation d'un jeu est par nature subjective même si elle repose parfois sur des élements concrets.
Par contre lorsque tu fais un distinguo entre un avis et une critique selon des critères que TU as définis, c'est un jugement de valeur personnel qui n'engage que toi (ou ceux de la caste qui aurait installée ces règles). Prétendre que celà devrait être un critère de sélection des opinions c'est une forme de censure. Un avis de deux mots d'une personne dont on connait très bien les opinions parcqu'il s'est dejà maintes et maintes fois exprimé par le passé est à mes yeux largement aussi valable que celui d'un inconnu, aussi bien détaillé soit-il !
eldarh
eldarh
Je ne comprends pas par quel miracle on arrive à déduire d'un article qui regrette l'absence (supposée ou réelle) d'un travail critique dans le j2s qu'il veut construire la "dictature de la pensée". A quel moment, l'existence de critique empêche d'émettre des avis ? Est-ce que les Cahiers du Cinéma empêche quiconque de poster un avis sur allociné ? En quoi vouloir intellectualiser c'est mal ? En quoi les critiques seraient forcément une "caste" une "élite". Regardez dans le ciné. Un mec comme Karim Debache avec son émission Chroma essaye de faire un travail de critique. Il utilise un film pour développer un propos qui va au-delà du film et défendre une thèse. A quel moment ça en fait un élitiste ? A quel moment on ne peut pas le contredire ? A quel moment il prétend détenir la vérité absolue ?
Je ne voulais pas réagir, parce que ça me semble vain mais je n'arrive pas à comprendre la virulence des commentaires sous l'article (d'ailleurs un peu de modération quand les propos sont insultants et diffamants ne me semblerait pas de trop mais c'est sans doute un appel à la censure.^^). J'ai l'impression que beaucoup ici ont pris l'article comme une attaque personnelle sans vraiment comprendre ce qui est dit. Parce que le monsieur dit lui même dans son article " Toute expression humaine est subjective." Donc, y compris la critique. C'est écrit dans l'article : L'avis et la critique ne se distingue ni par un problème d'argument, ni par un problème de subjectivité. Alors reprocher à l'auteur de vouloir imposer "une vérité universelle" comme l'accuse M. Guillaume, c'est faire un contre sens complet.
aleph71
aleph71
Le contenu (et même implicitement dans le titre) pose clairement un questionnement : peut-on accorder une valeur précise (une valeur scientifique) à une opinion.
Je ne suis pas d'accord sur le fait qu'il serait bon de mettre en place une gradation arbitraire des opinions selon la forme que celles-ci revêtent. La critique c'est l'interprétation subjective d'une expérience, de données.
Nous sommes tous conditionnés (par notre environnement, notre expérience, nos gênes) : demande à des gens de décrire une même image, chacun la décrira différemment. Notre cerveau fait inconsciemment des tris, occulte des données, en met en avant d'autres. Nos sens sont conditionnés à mieux reconnaitre telle ou telle forme, telle ou telle odeur. On donne une valeur scientifique aux tests de QI basés sur la reconnaissance et l'association visuelle : ça n'a aucun sens et malheureusement dans certains pays certains individus se prévalent d'appartenir à une caste supérieure parce qu’ils ont eu une note excellente. D'ailleurs tout recueil de données à partir du moment où il fait appel à nos sens est par nature biaisé.
Le principal point sur lequel je suis en désaccord est le fait de dire qu'un avis personnel puisse être qualifié de critique car il a un caractère universel. Personnellement je crois qu'un avis ne peut prétendre être universel que s'il est la résultante de la convergence du recueil de tous les avis et en aucun cas ne se baser que sur sa propre expérience, sa propre culture.
Ceci étant dit j'ai trouvé l'article intéressant même si j'ai une opinion différente : la surabondance des médias dans notre société fait que l'opinion des uns et des autres est de plus en plus libre (ou tout du moins qu'il est de plus en plus difficile d'empêcher les gens de communiquer entre eux).
TeaMan
TeaMan
Je ne pense pas avoir établis de hiérarchies entre la critique et d'autres contenus informatifs tel que les vidéos-règles, les avis ou les parties filmées. Je me suis contenté de distinguer la critique de ces autres contenus (not. l'avis) et j'ai voulu en défendre l'intérêt. Je ne dis pas que ces autres contenus n'apportent pas d'informations aux joueurs. A aucun moment, j'ai écris ou pensé que la critique était "l'élite" du contenu informatif ou qu'elle avait plus de valeur. Un exemple : Une critique ne t'apprends pas comment jouer, une vidéo-règle, si.

La critique a une valeur différente, un intérêt différent, et son absence dénote un manque que j'ai essayé d'expliquer. Voilà, grosso modo le contenu de mon article. Créer de la critique ce n'est pas de faire de l'élitisme mais apporter plus d'informations aux joueurs. A mon sens tous les contenus ne donnent pas le même type d'informations et ne conviennent pas à tout le monde. La critique a un rôle à jouer dans tout ça.

Je pense que nous sommes dans une culture de l'avis. Les réseaux sociaux permettent à tout le monde de s'exprimer sur tout. Cela a des bons côtés et des mauvais. Mais contrairement à ce qu'on entend parfois ça ne fait pas disparaître l'intérêt du journalisme critique. Parce qu'il y a une distinction à faire entre avis et critique et que cette différence en fait l'intérêt.
aleph71
aleph71
Sur la toile on trouve toutes les informations nécessaires : analyses de parties (avec des données statistiques), ressentiment des joueurs sur le jeu (critique/ avis de ceux-ci), description et analyse des règles, du matériel. Données sur l'auteur, sur l'éditeur, le distributeur.
Vous confondez critique et analyse/expertise.
Sur Tric trac ces informations sont en partie séparées mais présentes (largement suffisantes pour bien des jeux à mes yeux).
Il y a un nombre incommensurable d'ouvrages qui parlent des échecs, du bridge, du go, du poker etc. avec parfois plusieurs centaines de page d'analyse d'une seule partie. La popularité de ces jeux est évidemment à l'origine de cette profusion.
jmguiche
jmguiche
Pour info quand même, un influenceur, c’est quelqu’un qui a une audience et une popularité suffisante pour influencer (et qui en fait commerce accessoirement). Le « nous influenceurs » me semble assez ambitieux. Je pense que vous êtes bien loin de cette réalité et de ce vécu.
Vous traitez avec un peu de dédain les pigistes du jds, je pense aux rédacteurs de Plato par exemple, ou même ceux qui vont parler de jeux dans une édition obscure d’un journal régional, ils sont pourtant lu par plus que 300 personnes, donc plus influenceurs.
TeaMan
TeaMan
Vous avez raison, j'admet qu'il était présomptieux de ma part de m'inclure dans les "influenceurs". Quoique influencer 300, 3000 ou 30.000 personnes finalement le principe est le même. Mais je l'ai fait surtout pour ne pas donner l'impression que je tapais sur tout le monde en me donnant le beau rôle. Je m'inclus aussi dans le problème.

Je n'arrive pas à trouver dans Plato ou dans n'importe quelle critique ludique écrite la qualité que je retrouve dans la bonne presse critique sur d'autres objets culturels. Il y a le principe de bienveillance que j'ai mentionné et qui est pour moi un vrai frein. Il y a le style parfois manquant. Il y a aussi, et je n'en ai pas parlé, la trop grande place laissée à des aspects techniques comme l'explication des règles. Et puis il y a l'avis qui domine tout. Il n'y a pas ce recul, cette hauteur de vue qui fait pour moi la critique. Tous les critiques s'appuient sur leur avis mais vont plus loin, en se posant des questions sur la volonté de l'auteur, de l'éditeur, sur le public visé par le jeu, sur ce qu'il promet. Ce qu'un avis ne fait pas à mon sens. Pour résumer, lorsqu'on donne un avis, on explique si on a aimé ou non et pourquoi. Lorsqu'on écrit une critique, on tente d'expliquer si le jeu respectent ou non ses promesses et pour qui.
jmguiche
jmguiche
Pour répondre au résumé, c’est peut être ce que devrait être une critique, je suis d’accord,´mais quand je regarde la réalité des choses, en écoutant la radio ou en lisant un journal ce n’est pas ce que je constate.
Ce que vous décrivez est d’ailleurs plus une analyse qu’une critique.
Monsieur Guillaume
Monsieur Guillaume
Mais bon sang de bois, c'est bien ça le problème aussi, Monsieur TeaMan : "Lorsqu'on écrit une critique, on tente d'expliquer si le jeu respectent ou non ses promesses et pour qui." Et donc, vous analyser un jeu avec ses promesses ? Et qui dit que votre analyse est la bonne ? Que vous avez trouver les "promesses" que l'auteur y avait mis ? Alors bien sûr, si vous avez de la culture ludique, vous avez plus de "chance", potentiellement, de bien analyser ces "promesses"... mais même là, il y a, et je parle de situations réelles, des joueurs qui ne jouent pas avec les mêmes promesses que celles de l'auteur et qui ne s'en amusent que davantage. De la même façon qu'un critique émérite parle d'un poète avec toute sa culture et sa connaissance pour le critiquer, et pourtant, lorsque je traduis en langue des signes ses poèmes "mièvres et sans sens" (dixit le critique), le public (en partie) s'y plonge et communique avec le poème. Et donc, là, le travail du critique, ça a eu quelle utilité ?
TeaMan
TeaMan
Non mais franchement lisez mon article, vous trouverez tout un tas de réponses à vos questions dedans. Vous apprendriez par exemple que quand on fait une critique d'un jeu on s'arrête pas à son contenu. On lit ce qu'en disent son auteur et son éditeur. On lit l'arrière de la boite aussi, ça aide. On regarde aussi comment il a été vendu le prix, le type de boite... C'est aussi le principe de l'édition de rendre la promesse du jeu claire et lisible, pour qu'il rencontre son public cible.

Après faut pas confondre non plus promesse du jeu et attente des joueurs. Qui sont quand même deux choses très différentes.

Bon, j'avais dit dans mon commentaire juste avant que je ne vous répondrais mais là ça tenait si mal debout que je n'ai pas résisté. On ne m'y reprendra plus.
Monsieur Guillaume
Monsieur Guillaume
Ah bon, on ne vous y reprendra plus... et bien voyons !
J'ai lu et relu votre article... vous parler d'attaque ad hominem à votre encontre et vous faites de même à mon encontre "lisez mon article" "ça tenait si mal debout" etc... Ai-je, moi, parler en premier "d'expliquer si le jeu respectent ou non ses promesses et pour qui" ? Non, c'est vous ? Je vous explique qu'analyser et expliquer ceci ne peut se faire sans tenter de prendre un compte un maximum de choses, dont l'attente des joueurs au milieu de plein d'autres trucs... qui sont bien des éléments différents ! Et il n'y a aucun doute là-dessus. Et que pour écrire en profondeur sur un jeu, il faut effectivement tout ça... et plus encore ! Maintenant lisez mon exemple sur la critique d'un poème d'un poète et son accueil du public et répondez donc sur l'utilité de la critique ?... ah non, pardon, vous ne pouvez plus répondre...

Alors je vais essayer d'être plus clair : Je ne suis pas contre une "approche globale, profonde et critique". C'est juste que je ne me retrouve pas dans les propos de cet article, à la fois sur la forme, et sur l'absence de critique. Ce monsieur vient dire ici qu'il ne trouve pas les critiques tel qu'il les voudrait. Super, Et ?
Proposer une approche critique n'a, pour moi, rien à voir avec ce qui est décrit dans l'article. J'aime couper les cheveux en quatre, approfondir les connaissances, recouper des éléments et essayer de tourner l'objet analysé pour le voir sous d'autres angles... j'adore ça ! Mais pas pour "se la péter", pas pour "juger d'une hauteur", pas pour dire "ce jeu a complètement ratés ses promesses" puisque je considère ne pas être à même de "juger" des promesses du jeu et de la façon dont il résonne avec tout un chacun... Donc intellectuellement, respectueusement, creuser, oui ! Et être le plus exhaustif possible pour "assurer" le propos et ne pas se moquer de ceux qui écoutent comme de ceux qui créent. Et pour tout ça, il faut de solides bases culturelles, intellectuelles, connaissances variées... et encore, ce n'est pas suffisant pour être toujours pertinent. Je préfère donc rester humble par rapport à la création de quelqu'un d'autre dans ma façon de dire les choses...
Par contre, lorsque monsieur TeaMan applique et explique ce que devrait être "sa" critique, avec ses règles et qu'en contrepartie, il n'accepte pas ces mêmes règles de critique sur ses propres propos, ça m'amène à moins porter crédit à ses dires. C'est tout !