Jeux Viens à Vous Agathe Haffner

Agathe Haffner est la fille du célèbre auteur de jeux et propriétaire du magnifique gîte ludique L’escale à jeux, j’ai nommé François Haffner. Mais Agathe est avant toute chose une joueuse et surtout une aventurière.

Entre 2 parties d’Azul, Agathe est partie durant plusieurs mois seule en Afrique et cela en …vélo!

Elle a parcouru des milliers de kilomètres à travers la France, l’Espagne et différents pays du continent africain.

J’ai découvert son périple à travers une série de vidéo qu’elle avait publié durant son voyage où elle nous faisait suivre son aventure en “direct”.

Malheureusement par mégarde cette chaîne n’existe plus alors si l’interview d’Agathe vous plaît n’hésitez pas à l’indiquer afin qu’elle remette les vidéos en ligne.

Avec Agathe nous parlons de jeux de société, de célèbre papa, mais également du continent noir et de son aventure spirituelle en voyageant seule durant des mois.

1) Agathe Haffner, bonjour ! Aurais-tu la gentillesse de te présenter ?

Bonjour,

Je m'appelle Agathe Haffner et j'ai 30 ans. J'ai plusieurs passions : les voyages en Afrique, la pratique sportive, la cueillette. J’exerce (pendant mes temps libres) un métier qui me permet d'être en mouvement : je suis éducatrice spécialisée. J'ai la chance d'être née dans une famille de joueurs : mon père est François Haffner et il a ouvert avec ma mère un gîte sur la thématique du jeu.

Habituellement ma seconde question est celle-ci, mais je la relierai à la suivante :
2) Que représente le jeu pour toi, le fait de jouer et le fait de faire jouer les autres ?

Le jeu est une de mes occupations quotidiennes. J'ai d'ailleurs eu du mal à m'en passer pendant mon voyage. Je joue beaucoup en famille : Great western, Encore!, et Azul sont mes favoris du moment. Enfant j'étais pro des jeux de rapidité : SET, Rumba. Depuis l'adolescence, je partage le monde du jeu avec des amis, surtout avec des jeux d'ambiance. J'associe le jeu à des beaux moments de partage, des week-ends qu'on voudrait prolonger. J'utilise aussi beaucoup les jeux dans mon travail avec le jeune public.

3) Que signifie le voyage pour toi ? Le fait de voyager mais également de faire voyager un peu les autres par tes vidéos ?

Pour le voyage c'est une autre passion, plus une passion pour le continent africain que pour le voyage en soi. Depuis très jeune je fais du tourisme en Afrique et j'ai été un peu éduquée par des personnes rencontrées, au Cameroun notamment. Beaucoup d'aspects de mon caractère sont aujourd'hui empruntés à la culture africaine.

Lors du long voyage que j'ai fait cette année, j'ai posté des vidéos, d'abord par confort : la vidéo est un bel outil, avec le partage sur YouTube, pour donner des nouvelles aux amis et à la famille sans avoir besoin de se répéter par téléphone !

4) Peux-tu nous expliquer plus longuement ce rapport à l'Afrique ?
Qu'aimes-tu dans ce continent et qu'a-t-il profondément changé en toi ?

Mon premier voyage au Cameroun date de 2006. Je suis allée dans un village appelé Batoufam avec un groupe de mon lycée, pour un projet d'échange entre jeunes. Dès 2007 et ma majorité, j'ai commencé à faire des voyages seule au Cameroun pour revoir les personnes que j'avais rencontrées.
J'ai arrêté l'école après le bac et je trouvais des petits boulots pour payer des voyages d'un à trois mois au Cameroun, où je m'éduquais sous une autre forme. Je vivais intégrée à la communauté d'une chefferie : je me réveillais à l'aube puis j'étais en cuisine pour préparer des repas, j'apprenais à cultiver et à faire beaucoup de nouvelles tâches ménagères. Je marchais énormément et puis je passais de longues soirées à converser avec mes amis et mes aînés, qui sont devenus mes guides, des parents de cœur.

Petit à petit, j'ai pris goût aux mœurs du pays. Je suis devenue passionnée par les traditions, par l'étendue de la culture animiste. J'ai appris la patience et aussi à vivre un peu plus au rythme des saisons. Au fil des ans, je suis devenue une camerounaise d'adoption et je peux dire maintenant que je suis au Cameroun chez moi.

L'an dernier, j'ai fait un grand voyage pour parcourir plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale. J'étais curieuse de voir ce que je pouvais apprendre en visitant le continent. Chaque moment passé en Afrique marque son empreinte sur ma personnalité et change mes appréciations. Je peux te parler d'un exemple : lorsqu'un français visite le Cameroun pour la première fois, il retient souvent de son voyage l’inconfort, les conditions difficiles, la pauvreté.

Avec les années, cette perception change naturellement : au Cameroun, je vois tout ce qu'il me faut pour être à l'aise, une philosophie de vie qui me plaît, en mouvement, sans place pour la paresse. Je vois aussi beaucoup beaucoup de richesse, dans tous les sens du terme.

Ce n'est pas facile de l'expliquer avec des mots. D'ailleurs l'Afrique est un continent méconnu et souvent mal décrit. Il faut venir sur place pour apprécier ce que je te raconte.

Camping sauvage en Espagne

5) Tu comptes t'y installer dans le futur ?
Qu'est ce qui pourrait te faire franchir le pas ou au contraire te freiner ?

Je prévois rarement mes projets à long terme, mais je n'envisage pas une vie toute l'année en Afrique. J'aime bien habiter en France et je veux construire mon "chez moi" en Bourgogne, là où je vis actuellement. Ma famille et mes amis me manqueraient trop pour m'expatrier. Mes voyages au Cameroun ou ailleurs en Afrique vont être par contre plus réguliers. Je prévois déjà pour l'année 2020 d'aller quelques mois au Mali et au Cameroun pour des projets de créations artisanales et pour assister à des événements importants et voir des amis.

6) Tu parles parfois dans tes vidéos de l'installation chinoise en Afrique.
Comment est perçue cette confrontation entre des cultures radicalement différentes par les habitants des régions concernées et personnellement, comment perçois-tu cela de l'extérieur ?

Jusqu'à ta question, je n'ai jamais poussé ma réflexion sur le sujet de la présence de la diaspora chinoise en Afrique. Je connais mal les cultures asiatiques. Ma seule expérience finalement, c'est d'observer que l'Asie commerce énormément avec l'Afrique : les médicaments, les ustensiles de maison, à une autre dimension, les grands chantiers de barrages ou de construction de routes sur le continent africain. Je ne suis pas suffisamment renseignée sur la question pour avoir un avis à te donner. Je sais juste que ça me fait souvent un choc, car j'ai peur des excès. Je sais que la Chine influe de façon excessive sur la consommation des pays du monde, que ce soit en Afrique ou en Europe. Je trouve ça déplaisant et je rejoins naturellement les mouvements qui optent pour le maximum de consommation locale et la valorisation des artisanats locaux.



7) Comment est vécue d'ailleurs l'influence (ou les tentatives d'influence) encore importante de la France sur le continent africain?
La Françafrique est-elle encore très présente dans la relation que tu peux avoir les habitants ?

Vaste sujet, et ce sont des questions difficiles que tu me poses !

Je vais d’abord te dire que oui, la Françafrique existe évidemment de nos jours, beaucoup d'ouvrages sont disponibles sur le sujet et il y a des liens très étroits et souvent catastrophiques entre notre Etat et les anciens pays colonisés. Lorsque j'arrive, française, chez des habitants d'Afrique de l'Ouest, la relation que je vais nouer lors d'une première rencontre est influencée par ma nationalité, et c'est vraiment à prendre en compte lorsqu'on fait du tourisme en Afrique francophone ! Il faut savoir être humble et à l'écoute, il faut s'être intéressé à l'histoire coloniale (très peu étudiée à l'école en France), comprendre le symbole que notre nationalité peut représenter pour les populations. Toutes les personnes que j'ai rencontrées lors de mes séjours sont impactées par les amitiés et inimitiés avec la France ; les multiples histoires heureuses ou tristes que chaque famille a vécues avec des migrations en direction de l'Europe, le ras-le-bol des accords politiques entre dirigeants français et africains au service de bénéfices économiques plutôt que pour le bien-être des populations, etc.

En étant française en Afrique, il faut pouvoir donc supporter le poids des actualités "honteuses" qui impliquent des politiques français, des entreprises, des associations, puisqu'elles impactent le quotidien des gens. En guise d'exemple, au Cameroun, les grands groupes (Bolloré, Total) qui rachètent tous les réseaux de transports sans les entretenir, achètent des millions d'hectares de façon frauduleuse pour exploiter les forêts ou produire la célèbre huile de palme qui déforme le paysage ; au Mali ou au Sénégal, l'énorme présence militaire française très discutable, puisqu'elle est suspectée de sauvegarder des intérêts économiques (ressources minières, ventes d'avions militaires, etc.). Autres exemples d'un autre ordre au Burkina, où la France est accusée de "tirer les ficelles" des jeux politiques (destitution, assassinat). Bref, la Françafrique existe très concrètement. Nous faisons partie d'une nation qui a toujours souhaité "guider" des populations vers "un savoir-vivre" à la française et qui a fait beaucoup de dégâts. Il y a aussi des fabulations, des préjugés de "misère" et de "pauvreté" de l'Afrique dans notre culture qu'il faut savoir déconstruire au fil du temps.

Pour ce qui me concerne, mon histoire personnelle et mes voyages m'ont permis de n'avoir eu aucune difficulté lors de mon aventure à vélo pour nouer des relations bienveillantes et amicales partout où je suis passée. J'ai la chance aujourd'hui de ne plus trop faire la différence entre être invitée à boire le café chez mon voisin en Bourgogne et chez celui qui m'invite à boire le thé au Sénégal. Une rencontre reste l'histoire de deux personnes et d'un contact. Il faut des fois arrêter les débats et ne pas chercher midi à 14 heures ! :-)

8) On parle actuellement d'une hausse des températures pouvant aller de 3 à 10 degrés au cours de ce siècle.
Comment cela est-il perçu en Afrique, quelles répercussions as-tu peut-être déjà vues et quelle(s) solution(s) sont envisagée(s)?

Le réchauffement climatique impacte bien sûr beaucoup les pays que j'ai traversés. Les saisons des pluies et les saisons chaudes sont moins distinctes au fil du temps.
Il y a beaucoup plus d'inconnues climatiques et les agriculteurs voient leurs pratiques bouleversées.

C'est un sujet que j'ai peu évoqué lors de mes rencontres, donc je suis moins inspirée pour te répondre ! :)


9) Pourrais-tu nous parler du rapport homme/femme et comment tu as vécu d'être une femme seule en voyage ?
Tu as évité je crois certains pays instables notamment à cause de cela.

Tu touches le sujet qui a suscité le plus d’intérêt et de craintes autour de moi : "Tu voyages seule ?", "Tu voyages seule alors que tu es une femme ?" "Tu voyages seule en étant une femme et en Afrique ?".

D'abord, le voyage seul, pour ceux qui l'ont déjà testé, c'est un peu une addiction lorsqu'on y goûte. Depuis ma majorité je suis une adepte de ce mode de tourisme. Voyager en solitaire me permet toujours de gagner en confiance en moi : j'affronte et je surmonte des difficultés, je découvre de nouveaux potentiels, je ne peux pas me reposer sur les épaules de quelqu'un et je dois donc tout réussir par moi-même. C'est aussi mon remède parfait pour surmonter mes difficultés et éviter la case "psychothérapie", une sorte de parenthèse, une "école de la vie". Mon voyage en vélo m'a permis de ressentir de la fierté et une douce sensation d'invincibilité. C'est rare de ressentir ça dans le confort de ma vie en France et ça fait beaucoup beaucoup beaucoup de bien.

Je suis une femme depuis toujours, on ne m'a pas demandé mon avis ^^ , donc c'est un paramètre que je n'ai pas pris en compte pour me lancer dans mon projet. Cet état d'esprit aide déjà beaucoup pour avoir une attitude confiante et décontractée. Il y a des avantages et des désavantages à être une femme seule en voyage et c'est pareil pour un homme, même s'ils sont différents. Par exemple, j'ai toujours été bien accueillie par mes hôtes : beaucoup de gens ont été très protecteurs. Là où les hommes sont plus facilement "agressés" physiquement à l'étranger, je n'ai de mon côté ressenti que de la bienveillance. En Afrique, il faut apprendre de nouveaux codes sociaux et savoir que, parmi ces codes, il y a parfois une "frénésie" autour des femmes blanches : des hommes ont été insistants pour me draguer, mais ça a été très surmontable et assez rare. J'ai privilégié d'aller dormir dans des familles ou dans des auberges. Pour le choix des pays, je ne suis pas allée au Nigéria parce que j'ai jugé qu'il y avait trop d'insécurité dans ce pays pour un étranger, sans distinction du genre masculin ou féminin d'ailleurs.

En résumé, je pense qu'une certaine quiétude aide beaucoup à ce que tout se passe bien lors d'un voyage seule. Je fais toujours abstraction des discours anxiogènes parce que j'ai la conviction qu'un malheur a la même chance d'avoir lieu à l'étranger que dans l'enceinte de sa propre maison.


10) J'ai ressenti dans tes vidéos une vraie dimension spirituelle également, pas religieuse mais spirituelle.
Le fait de te retrouver seule t'as profondément marquée je crois. A certains moments de ton voyage, tu cherches même la solitude, ce qui de l'extérieur peut éveiller la curiosité.
Peux-tu nous dire ce que tu as ressenti ?

Tu as eu un bon ressenti !

En effet, même si je pense que c’est logique de faire une sorte d'introspection lorsqu’on voyage seule, je n’avais pas imaginé que cette dimension spirituelle allait tant marquer mon voyage.

J’ai eu besoin de quelques semaines pour m’installer dans une routine qui est, je pense, propice à s’ouvrir à cette spiritualité.
A force de pédaler, d’avoir une “rythmique” quotidienne identique (manger, bouger, dormir), j’ai ressenti sans doute les mêmes sensations que d’autres vivent avec la pratique de la méditation ou grâce à des prières quotidiennes.
On apprend véritablement à vivre chaque journée l’une après l’autre, à se détacher de choses "matérielles" pour être concentré sur les ressentis, les envies, l’instinct. J'ai expérimenté aussi des moments de silence et de solitude et je me suis surprise à y prendre goût. J’ai senti finalement qu’être seule me donnait accès à une immense liberté de mouvements et d’actions !

J’ai fait l’expérience de ne faire que des choses “pleinement choisies”, pour moi, et chaque moment passé seule est devenu un moment très précieux. C’est magique d’avoir le luxe de programmer sa journée sans se préoccuper des autres, de leur avis, de leurs propres souhaits. Lorsque l'on est seule, on surmonte aussi beaucoup de peurs et on se sent plus fort.

Ca a beaucoup changé ma façon de vivre aujourd’hui : je suis restée quelqu’un de très sociable mais j’attends moins des initiatives des autres pour faire des activités qui me tiennent à cœur et je fais plus souvent l’ermite !

Entre Mali et Sénégal

11) Et que fais-tu d'ailleurs actuellement, en cette période particulière ?

Je suis bien occupée ! En début d'année j'ai pris des vacances en Afrique (pour changer !). Puis dès le mois de mars, et juste avant le confinement, j'ai repris mon emploi. Je travaille comme éducatrice spécialisée dans un foyer de l'enfance avec des enfants placés. Pendant le confinement, pas d'arrêt de travail pour moi ! Voire même plus de travail ! Je suis installée en Bourgogne et j'assiste un peu mes parents pour la gestion de leur gîte l'Escale à Jeux à Sologny. Bref, beaucoup d'occupations !


Comment les gens dont tu t'occupes ont vécu cette période de confinement ?

Eh bien très difficilement.
Tous les enfants sont contents de pouvoir revoir leurs parents désormais et, pour certains, de retrouver l'école et les copains.

Tu aurais envie de nous dire quelque chose sur les difficultés ou les joies de ton métier ?

Je suis éducatrice spécialisée et c'est mon métier depuis 8 ans. J'ai de la chance d'avoir un travail qui m'épanouit. Jeune, je voulais trouver un travail dans lequel je ne voie pas mes journées passer et où je puisse être en mouvement. Mon métier me permet ça et j'en suis très heureuse.

J'aime aussi travailler avec les enfants et la "jeunesse": j'ai l'impression en quelques sorte d'être "à la page", de mieux comprendre les jeunes générations, qui sont trop souvent étiquetées de tous les vices.

Actuellement, je travaille avec des enfants placés, mais ça n'a pas toujours été le cas : je change parfois d'employeur. Mon métier consiste toujours à la même chose finalement : comprendre et aider en équipe à l'amélioration de situations de personnes en difficulté. C'est un métier gratifiant et que je conseille.


12 ) Pourrais-tu nous parler d'un auteur ou d'une œuvre importante à tes yeux, que ce soit en littérature, théâtre, cinéma, jeu etc... que tu souhaiterais faire découvrir ou redécouvrir à mes lecteurs ?

Parmi les lectures qui ont bercé mon voyage: Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, Maïmouna d’Abdoulaye Sadji. J'adore lire les livres de Léonora Miano parce qu'elle est camerounaise et que ses personnages me parlent beaucoup. La bibliographie d'Amadou Hampâté Bâ aussi, qui se lit facilement et qui est très agréable. Mon coup de cœur de cette année, un vrai chef d'œuvre à mes yeux, c'est le livre My absolute Darling de Gabriel Tallent !

Pour les jeux, je suis adepte, comme une bonne partie de ma famille de Innovation : une partie par jour minimum. Entre amis, un bon Détective club. Avec les enfants que j'accompagne, le Kingdomino. Avec mes adversaires, dans ma spécialité des jeux de rapidité, le SET évidemment et le Rumba. Et puis beaucoup beaucoup de puzzles parce que c'est plus efficace qu'une séance de yoga !

Le cinéma et le théâtre ce n'est pas mon truc du moment. Je suis par contre adepte depuis longtemps de quelques très bonnes chaînes et séries Youtube pour me divertir : La vie douce, le décalé Chaise, les Baos, The kidults, Nicocapone !

13) Imagine, nous passons une soirée ensemble, mais nous ne nous connaissons pas. Cite-moi trois jeux afin d'apprendre à se connaître et explique-nous pourquoi.

Pour me connaître, on jouerait d'abord à SET. C'est le jeu incontournable de mon enfance et adolescence. Tu découvrirais que je suis très rapide, que j'ai une bonne vision dans l'espace. Ce jeu me rappelle aussi les beaux souvenirs de mes premières amitiés ludiques.

En deuxième jeu, je choisirai la coinche, pour représenter mes moments entre amis : un jeu simple et efficace qui me rappelle de belles soirées, de belles rigolades. J'aime les jeux de cartes en général, pour la facilité de ne pas avoir à expliquer les règles en fait ! Simple et efficace pour une soirée heureuse.

Enfin, je choisirai le jeu Innovation : c'est le jeu de ma petite routine actuelle en Saône-et-Loire, auprès de ma famille. Un jeu dont on ne se lasse pas, qui me fait passer des bons moments aussi en duel contre ma mère ou mon père. C'est un gros coup de cœur.

Chez un artiste réparateur de vélos au Sénégal


14) Innovation, également un des jeux préférés de ton papa, François Haffner. Auteur de jeux, tenancier bougon et drôle du gîte l'Escale à jeux et de l'un des premiers sites autour du jeu de société , à la fois mauvais perdant et amateur de bons jeux de mots. Tout un personnage ! Qu'est-ce que cela apporte d'avoir un père si iconoclaste ? Une liberté de pensée ?

Forcément, avoir un père comme lui est vraiment une chance énorme. J'ai de très bons rapports avec mon père et nous sommes une famille très soudée. J'ai vraiment apprécié mon enfance bien entourée par les boîtes de jeux, marquée par des parties en famille mais aussi des réunions avec les amis autour de la ludothèque. J'admire beaucoup le dévouement de mon père pour faire partager sa passion, transmettre ses connaissances dans le domaine.

En effet par contre, c'est un mauvais perdant, qui oublie souvent d'expliquer un morceau de règle pendant ses explications... Mais il est aussi très libre, très perfectionniste pour bien accueillir ses invités au gîte et pour avoir un site internet fourni. Donc tu l'as compris je suis très fière lorsqu'on me dit que je lui ressemble !



15) Le jour où tu devras quitter l'Afrique, d’une manière ou d’une autre, que souhaiterais-tu que l’on retienne de toi là-bas ?

C'est vraiment une question que je ne me suis jamais posée ! Sûrement parce que je n'ai pas l'ambition que l'on retienne quelque chose de moi mais juste celle de faire de belles rencontres, de découvrir des choses, de lier des amitiés.

16) Agathe, c'est malheureusement la fin de cet entretien. En prenant en compte ta vie professionnelle et personnelle, es-tu heureuse ?

Oui, avec chance, je peux me dire très heureuse. J'ai espoir que ça dure !

Merci !


Tu viens de m'annoncer une future naissance, félicitations ! Comptes-tu un jour visiter l'Afrique en vélo et en famille ou cela te semble-t-il quelque chose de trop personnelle et introspectif ?

Oui, bien sûr que je souhaite visiter l'Afrique en vélo en famille.

C'est un tout autre projet mais ça se fera un jour c'est sûr. J'ai déjà la remorque bébé dans ma liste de naissance, donc c'est programmé. J'ai d'ailleurs rencontré beaucoup de "familles voyageuses" sur mon parcours et c'est des expériences en familles mémorables.

Dès que c'est possible, je fonce !


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Saison 1

Yves Hirschfeld
Benoit Forget
Bruno Faidutti 1ère partie
Bruno Faidutti 2ème partie
Naiade
François Haffner 1ère partie
François Haffner 2ème partie
Pierô Lalune
Timothée Leroy
Mathilde Spriet
Sébastien Pauchon
Tom Vuarchex
Vincent Dutrait 1ère partie
Vincent Dutrait 2ème partie
Christophe Boelinger 1 ère partie
Christophe Boelinger 2ème partie
Régis Bonnessée
Roberto Fraga 1ère partie
Roberto Fraga 2 ème partie
Cyril Demaedg
Bruno Cathala 1 ère partie
Cyril Blondel
Bruno Cathala 2ème partie
Yahndrev 1ère partie
Yahndrev 2ème partie
Emilie Thomas
Sebastien Dujardin
Florian Corroyer
Alexandre Droit
Docteur Mops 1ère partie
Docteur Mops 2ème partie
Arnaud Urbon
Croc
Martin Vidberg
Florent Toscano
Guillaume Chifoumi
Nicolas Soubies
Juan Rodriguez 1ère partie
Juan Rodriguez 2ème partie
Bony
Yannick Robert
Docteur Philippe Proux
Franck Dion 1ère partie
Franck Dion 2ème partie
Franck Dion 3ème partie
Yoann Laurent
Carine Hinder et Jerôme Pélissier
Dominique Ehrhard
Christian Martinez
Maxime Savariaud
Véronique Claude
Shadi Torbey

Saison 2

Fabien Bleuze
Serge Laget
Djib 1ère partie
Djib 2me partie
Florian Sirieix
Farid Ben Salem 1 ère partie
Farid Ben Salem 2ème partie
Julien Lamouche
Jean-Louis Roubira 1ère partie
Jean-Louis Roubira 2ème partie
Philippe des Pallières 1ère partie
Philippe des Pallières 2ème partie
Julian Malgat Tome 1
Philippe Tapimoket 1ère partie
Philippe Tapimoket 2ème partie
Théo Rivière
Reixou
Nicolas Bourgoin
Natacha Deshayes
Gary Kim
Emmanuel Beltrando
Tony Rochon

Thierry Saeys
Lia Sabine
Igor Polouchine 1ère partie
Igor Polouchine 2ème partie
Bernard Tavitian
Marcus 1ère partie
Marcus 2ème partie
Gaetan Beaujannot
Jean-Michel Urien
Michel Lalet 1ère partie
Michel Lalet 2 ème partie
Michel Lalet 3ème partie
Christophe Raimbault
Gaelle Larvor / Nam-Gwang Kim
Stefan Feld


Saison 3

Catherine Watine
Jean-François Feith
Nadine Seul 1ère partie
Nadine Seul 2 ème partie
Guillaume Lemery 1 ère partie
Guillaume Lemery 2 è me partie
Jérémie Fleury Tome 1
Aurore Matthey
Richard Garfield
Rémi Amy
Eric Jumel
Hadi Barkat
Roméo Hennion
Clément Leclercq
Blaise Muller
Claude Leroy 1ère partie
Claude Leroy 2 ème partie
Marie Cardouat 1ère partie
Marie Cardouat 2ème partie

Gabriel Nassif 1 ère partie
Gabriel Nassif 2 ème partie
Grégoire Sivan


Saison 4

Julien Sentis
Bertrand Arpino 1 ère partie
Bertrand Arpino 2 ème partie
Olivier Ruel 1 ère partie
Olivier 2 ème partie
Léonidas Vesperini 1 ère partie
Léonidas Vesperini 2 ème partie
Arnaud Demaegd
COMER
Guilhem Gallart alias Pone


Saison 5
Alain Mirhanyan

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Bravo pour cet interview frais et enthousiaste. Beau parcours que le tien Agathe. Peut-être que l’on se croisera un jour sur une route au Togo, au Sénégal ou ailleurs… Là où on apprend sur soi juste en ouvrant grand ses yeux, ses oreilles et en fermant bien sa bouche par humilité et respect. Se rappelant que partout où on arrive, l’étranger c’est nous! Bon vent et bons jeux bien sûr!

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