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interview de cesare Mainardi

interview de cesare Mainardi

Depuis le début de mes activités sur le blog Les 1D Ludiques, je propose régulièrement des interviews. Que ce soit des auteurs, des éditeurs ou bien d’autres acteurs, parfois inconnus du monde ludique. L’idée est de vous montrer l’immense variété de ce monde. Si vous désirez avoir un aperçu de ces interviews, je vous invite à lire cet article qui recence les 42 interviews parus sur Les 1D Ludiques lors de cette première année d’existence.

J’ai longtemps hésité à proposer les interviews également sur TricTrac, pensant que cela ne pourrait que vous intéresser partiellement. Mais avec la récente aventure « versus », je me suis dit que je ne risquais rien à tenter la chose, je verrais bien votre accueil, car qui ne tente rien, n’a rien. Donc encore une fois n’hésitez pas à commenter, afin que je sache si cette initiative vous plait ou pas (et promis après j’arrêterais de faire mon skybloggeur). Merci

J’ai connu Cesare Mainardi en tant qu’auteur, avec RoboTroc puis la suite grâce au blog. Auteur de plusieurs jeux édités, il nous revient avec des projets comme Georummy qui devrait sortir en fin d’année. En attendant j’ai profité de cette actualité et de la sortie de l’application Robotroc pour lui poser quelques questions. Plus rapide qu’une formule 1, voici les questions.

Peux-tu nous raconter ton parcours ludique ? Qu’est-ce qui t’a amené à créer des jeux ?

Bonjour à toutes et à tous… cela peut surprendre, mais ça a été ma passion pour la Formule 1. Des amis m’avaient initié à Magic où j’étais particulièrement créatif dans la création de decks aux combinaisons machiavéliques. Des jeux de cartes sur la Formule 1 n’existaient pas, encore moins sur la gestion d’une écurie, c’est ainsi que j’ai décidé de le créer moi-même : Racing.

16 ans après, sur un coup de tête, j’ai décidé de l’autoéditer! Une sorte de défi pour voir si j’y arrivais ou pas, alors que je ne connaissais absolument rien au monde du jeu de société. L’univers m’a plu, et j’ai eu envie de réessayer, fort de ma première expérience.

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L’application de Robotroc

Peux-tu nous parler de la genèse de Robotroc, le jeu par lequel j’ai connu tes créations ?

Justement, Robotroc a été le deuxième jeu que j’ai développé : je souhaitais faire un jeu accessible à tous et je voulais moderniser la « Scopa », un jeu de cartes traditionnel italien auquel je jouais quand j’étais plus jeune. Sa mécanique se prêtait bien à un jeu où on fait du troc entre les cartes en main et celles en jeu. La thématique du troc de pièces de robots en fut la conséquence… puis pendant le développement du jeu, la mécanique a complètement changé. D’un jeu de plis, il est devenu un jeu d’optimisation des déplacements ! Le thématique robot est restée, le nom aussi, car quelque part on fait encore du troc en fin de partie. Le résultat est un jeu simple en effet, mais avec un côté tactique assez surprenant.

Comment s’est déroulé le développement de l’application pour Robotroc sur Androïd ?

Je trouvais que RoboTroc se prêtait bien à être réadapté sur tablette. Mais le développement d’une application est très cher et il a fallu trouver un développeur suffisamment courageux pour accepter de travailler en ne se rémunérant que sur les ventes de la version payante du jeu. C’est un garçon américain, Éric Tung, découvert sur un forum de Boardgamegeek , qui a révélé le défi. Il a fait un excellent travail. On peut télécharger l’application sur Google Play. On peut jouer contre un joueur géré par l’intelligence artificielle basique gratuitement et de façon illimitée. Pour jouer contre 3 ou 4 joueurs, débloquer 2 niveaux d’intelligence artificielle plus élaborés et pour récompenser le développeur, n’hésitez pas à upgrader l’application. Cela ne revient qu’à 2.5€ ! Battre le niveau difficile n’est pas du tout évident, même pour un joueur aguerri.

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Spywhere des espions assez porté sur la nourriture

Où en est l’édition de Spywhere ?

Le proto est dans les mains de plusieurs éditeurs, dont un qui a déjà fait plusieurs tests. Je croise les doigts pour la suite. Quoi qu’il arrive, le jeu a trouvé son public lors des nombreux tests, je suis donc confiant que, tôt ou tard, il sera édité.

La nationalité, ou même les pays sont des éléments que l’on retrouve régulièrement dans tes jeux, d’où te vient cette passion pour nos chers pays ?

Visiblement tu te réfères aussi à Georummy. C’est agréable de voir qu’on suit mes travaux ! ;-)

Il n’y a pas une origine commune. Spywhere est né car je souhaitais faire un jeu sur les stéréotypes. En tant qu’italien vivant en France, les blagues mes concernant et impliquant les pâtes et les pizzas sont naturellement nombreuses. Si j’étais un français vivant en Italie cela serait probablement la même chose avec la baguette. Les Anglais appellent les Français « les fromages qui puent ! », etc. Je trouvais tout ça rigolo. Et la thématique des espions gourmands est née après.

Pour Georummy, ma femme m’a mis à défi pour créer un jeu de cartes sur la géographie. Dans son cahier des charges, elle voulait un jeu agréable, mais qui ne lui prenne pas la tête. Comme exemple, elle m’avait mentionné Pom Pom, un jeu auquel on joue souvent en famille dont l’auteur est mon ami Florent Toscano. Défi gagné ! ;-)

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Georummy son prochain jeu

Et pour Georummy, que peux-tu nous dire sur ce retard que tu nous as annoncé ?

Je l’ai annoncé sur la page fan sur Facebook, car j’avais publié qu’il sortirait en octobre. Je me devais de corriger le tir. Cependant c’est un sujet délicat. Disons qu’un éditeur a eu un coup de cœur pour le jeu, mais qu’il s’est peut-être engagé un peu trop vite par rapport à ses moyens!

De même où en est ton proto Smart Trek ?

Smart Trek est sélectionné au concours Jeux de demain de Paris Est Ludique dans la catégorie « familles ». N’hésitez pas à venir le tester les 14 et 15 juin à l’espace « Jeux de demain ».

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Space Couriers, un jeu de cartes dans l’espace

Quels sont tes jeux favoris en ce moment ?

Sans aucun doute : Augustus et King of Tokyo… puis il y deux jeux d’éditeurs italiens qui ne sont pas sortis en France malgré leur grand intérêt.

Quels sont tes projets, peut-on avoir quelques infos en exclusivité ?

Je vais m’investir davantage dans le monde du jeu, mais pas comme auteur… vous en saurez plus dans quelques mois.

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Juste par ce que j’avais envie de vous montrer une nouvel fois ces espions

Quels conseils pourrais-tu donner aux auteurs qui souhaiteraient être publiés ?

Juste parce que tu me le demandes, car ce n’est pas dans ma nature de me positionner en tant que donneur de leçons !

Je dirais qu’il fautobserver ce qu’il se fait sur le marché ; quels sont les jeux à la mode, ce qui plait dans ces jeux… Mais à dire la vérité, je ne le fais pas non plus systématiquement, car l’envie est forte de créer des jeux qui plaisent à mes enfants d’abord. Renseignez-vous sur les coûts de fabrication de votre jeu. Les jeux avec plein de matériel sont chers à fabriquer ce qui peut refroidir les éditeurs… bien que si le type de jeu justifie un prix de vente élevé, cela peut ne pas constituer un problème. Et surtout, soyez patients, très patients, car il y beaucoup d’auteurs de jeu, en France, notamment, et ils sont très créatifs. Du coup, les éditeurs sont submergés de propositions !

Si vous désirez en savoir plus sur ses jeux je vous invite à visiter sa page Facebook.

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Commentaires (2)

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Jeux Opla
Jeux Opla

De toute évidence cette famille Mainardi est de bon goût...

darkgregius
darkgregius

Alors là,je dis Oui,j'aime savoir qui sont ceux qui créent mes jeux et rien ne vaut une interview.Grâce à celle-ci tu viens de poser un visage sur le créateur de mon Robotroc.De plus,j'ignorais quels étaient ses projet et maintenant que me voilà informé,j'ai un bon sentiment sur l'un d'eux.Je vais suivre donc ça avec intérêt.