"Deep blue pour les nuls"
Simon a un côté très rétro. En 1978, il passait pour une prouesse technologique : on jouait contre une machine, on affrontait une redoutable "intelligence artificielle", personnalisée par un prénom tout ce qu'il y a d'humain. Le principe sera repris, quelques années après, par l'ordinateur Deep blue qui défia Kasparov...et perdit. Tout le monde a oublié Deep blue. Normal, car aucun humain ne s'appelle comme ça, à priori. Hormis cette extrapolation loufoque, il est étonnant que ce simple memory visuel et auditif ait survécu jusqu'à aujourd'hui. Simon est même décliné sur le web en version "jeux flash".
A coups de combinaisons musicales et hypnotisantes, l'objet lui-même est sans doute entré dans l'inconscient collectif. Son côté has been et régressif lui procure un certain charme, auquel chacun sera plus ou moins sensible.