Ce jeu est sorti le 29 déc. 2006, et a été ajouté en base le 21 nov. 2006 par Monsieur Phal

édition 2006
Par Richard Garfield
Édité par Avalon Hill et Play Factory
Distribué par Play Factory

Standalone 4 éditions
20.100

Ystari passe à la S.F

Ystari passe à la S.F

Avec une deuxième boîte carrée, d'aucuns vont penser que ça ne tourne plus très rond chez Ystari. Loin de son image d'éditeur de gros jeux pour joueurs, un an après "Bombay", voici "Asteroyds" qui arrive chez l'éditeur aux Y et S infiltrés un peu partout. Le pitch de la chose : une course de vaisseaux spatiaux en plein cœur d'un champ d'astéroïdes. Cyril Demaegd aurait-il vendu son âme au diable, piquée par je-ne-sais quelle mouche ?

Il faut tenir compte de plusieurs éléments avant de le juger. D'abord, l'homme est joueur et il aime bien aller là où on ne l'attend pas. Il a eu un véritable coup de cœur à la Gencon 2008 pour ce jeu signé Guillaume Blossier et Fred Henry, déjà co-auteurs de "Rush'n Crush", et il avait envie de persévérer dans sa gamme de jeux plus simples d'accès, loin des "Caylus" et autre "Amyitis" à l'ambiance réfléchie. Ensuite, une fois lu le descriptif du jeu, l'amateur de la "Ystari touch" se dira qu'il y a là aussi matière à réfléchir. Beaucoup même.

"Asteroyds" est donc une course de vaisseaux spatiaux qui, comme son nom l'indique, se déroule dans un champ d'astéroïdes. Qui dit course dit petites figurines et déplacements à programmer. Chacun dispose d'un petit plateau individuel qui permet de prévoir ses déplacements pour les six phases de jeu suivantes, c'est à dire un tour. Avancer, tourner, faire-demi tour sont le lot quotidien du pilote. Tout cela pour être le premier à franchir les quatre portes disposées tout autour de l'arène. Jusque-là, le jeu reste plutôt simple voire ennuyeux mais qui dit astéroïdes, dit obstacles mouvants au déplacement erratique. Et là, le lecteur amateur de jeu Ystari vient de comprendre que la programmation de ses déplacements va très nettement se compliquer... Les astéroïdes sont de trois types, chacun avec sa règle de déplacement et ils bougent en fonction d'un jet de dés effectué au début de chaque tour. Sans même parler des nombreux obstacles inamovibles.

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Ensuite, arrive la phase de programmation. Puis vient le déplacement des astéroïdes et enfin celui des vaisseaux. Il faut donc anticiper leurs déplacements et ceux des autres joueurs. Ce qui donne au jeu un sacré goût de "Roborally", le jeu de Richard Garfield. sans le côté trop aléatoire -et problématique- du tirage de cartes en début de tour.

Le jeu a plusieurs niveaux de complexité et plusieurs modes de jeu. Chaque pilote a une capacité spéciale qu'il peut utiliser une fois par partie et il est aussi possible de tirer. Car, en plus de la simple course, il est possible de passer en mode : Tir. Les portes qu'il fallait traverser sont désormais des cibles qu'il faut toucher avec un faisceau laser. Le mode : Drones amène de nouveaux éléments mobiles -et rapides- et ce sont ceux-là qu'il faut abattre. Enfin, il y a le mode : Cibles qui permet de jouer en équipes.

Les illustrations sont l'œuvre de Nicolas Fructus, auteur de BD (entre autres) de son état qui a déjà travaillé sur "Nostra City", dernièrement. Il est fort le gars, nous l'avions déjà dit pour les jeux mafieux, nous le redisons pour la S.F.

"Asteroyds" sera disponible courant mars.


> Une image du plateau de jeu


"Asteroyds"
un jeu de Guillaume Blossier et Fred Henry
pour 2 à 6 joueurs
à partir de 12 ans
édité par Ystari Games
disponible courant mars

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Je n'aime pas

Commentaires (26)

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Joker75
Joker75

Enfin un successeur à Roborally ! En plus complexe/cérébral: Ystari oblige. Après un test d'un proto de Kong qui ne semble décidément pas se faire éditer.

Content d'une durée de moins d'1 heure. Même en les customisant à sa main, les parties de Roborally ont un peu tendance à s'éterniser.

fred henry
fred henry

Je profite de l'intervention de Syro (qui a dû jouer à AsteroYdS lors d'une protonight à l'Ancora) pour remercier tous les "protonighters" ainsi que l'organisation.

Syro
Syro

Ayant joué à la version proto sur polyester, je le trouve plus rapide autant dont l'enchainement des phases de jeu que dans la durée totale que RobotRally dont la comparaison me semble inévitable : programmation puis on est géné ou avantagé (choisi... ou pas) par le plateau et les autres joueurs.

Je serai ravi d'y jouer à nouveau.

yelf
yelf

Et en plus, on peut y jouer à 6.

Que du bien en perspective. :)

Daev
Daev

Je suis ravi de voir un jeu ystari jouable jusqu'à 6.

Il y a de forte chance que ce jeu rejoigne ma ludothèque.

Le pb s'est que j'aimerais en savoir plus maintenant :).

Karis
Karis

Pour ceux que cela amuse de découvrir quelques pans de l'univers du jeu, j'ai posté la première biographie sur notre site. D'autres, plus étranges, suivront...

Guillaume Games

Bonsoir tout le monde,

Je n'avais pas trop accroché à la version préparatoire de l'illustration de couverture que je trouvais en particulier trop sombre mais connaissant le sérieux de Cyril et le talent de Nicolas, je leur ai fait confiance et je dois avouer que le résultat final (avec en particulier une superbe "mise en lumière explosive" des astéroïdes qui sont un peu les "stars" du jeu) est vraiment très réussi ! Bref, je suis ravi et impatient de voir le reste !

Quoiqu'il en soit, bon pilotage au milieu des "Astéroyds" à toutes celles et ceux que cela tente !

speccy
speccy

Testé à Toulouse.....

Un jeu de programmation et de prise de risques qui fonctionne

bien si on n'est pas allergique à la programmation avec ses impondérables.

fred henry
fred henry

@ Rafpark : Si les vaisseaux étaient équipés de rétroviseurs, alors, tout ce que je pourrais voir de Mr Phal, c'est son reflet, de plus en plus petit à mesure que je le distance.

Karis
Karis

@snico

Honnêtement si tu parviens à jouer à Asteroyds avec des cercles au lieu des hexagones, alors tu es un ordinateur ;)

Non, ici les hexas sont absolument indispensables au fonctionnement du jeu.