Longue, vraiment ?
Après notre retour fracassant dans la Moria lors du scénario précédent, il est désormais temps d'en parcourir les cavernes en long, en large et en travers à la recherche de l'origine de la présence orc accrue dans les Monts Brumeux. Une recherche qui s'annonce longue (titre du scénario) et périlleuse (difficulté 7 annoncée) mais s'avère finalement tenir davantage de la promenade que de la randonnée ardue.
Bien sûr, on voit comment les choses pourraient déraper si on commence à se perdre dans le dédale qui se déroule sous nos pas pour finalement nous y laisser errer encore et encore... mais cela n'arrive pas. En menant notre petit groupe de manière prudente, on arrive au bout du scénario sans avoir eu à franchir de réel obstacle, ce qui surprend et laisse une impression mitigée. C'est bien la première fois depuis le scénario d'introduction (une fois maîtrisé) qu'on s'en sort aussi facilement ! Mais à vaincre sans péril...
Le héros : Hama (Tactics) est dédié à l'élimination des ennemis, sa polyvalence provenant surtout de son pouvoir permettant d'aller chercher un évènement Tactics dans la défausse (au prix d'une carte de la main). Parfait pour s'assurer d'avoir en toute circonstance de quoi attaquer en premier ou feinter un ennemi retors et ainsi prendre l'avantage au combat !
Les cartes : ayant acquis l'intégralité du cycle d'un coup, je juge ici l'ensemble des cartes. Les nains sont évidemment mis à l’honneur avec de nombreux alliés et effets de cartes leur permettant de briller (au point qu’une paire de deck nain utilisant ces cartes et celles des boîtes de saga du Hobbit doit être trop facile à jouer) mais on trouve également de quoi venir renforcer tous les styles de jeu et tenter de nouvelles choses, notamment autour de l’archétype Sylvan. Petite déception sur la nouvelle mécanique Secrecy, qui réduit le coût de certaines cartes si le niveau de menace du joueur concerné ne dépasse pas 20 : l’idée est très bonne et permet sur le papier de constituer des decks dirigés par seulement deux héros, mais le nombre de cartes permettant de soutenir une telle stratégie n’est pas encore assez important pour la rendre viable.