il est l'or mon seignor
Pas vraiment question d'or dans ce jeu qui se consacre plutôt à la construction de bâtiments et l'exploration de la mine de Kutna Hora en Europe centrale moyenâgeuse. Trois plateaux, l'un pour le marché des bâtiments, l'autre pour bâtir et l'autre pour creuser. Un plateau personnel pour débloquer des bonus (les maisons, la réputation), gratter des PV et des sous en avançant sur des pistes liées à certaines ressources choisies en début de partie, un paquet de cartes où choisir ses actions (explorer la mine, réserver un terrain ou récupérer des revenus liés à votre production...) et les différentes parties de la cathédrale complètent une très belle édition dissimulée sous cette couverture austère. Si agencer ses bâtiments ou ses galeries de mines peut rapporter, on peut faire mieux en débloquant ses bonus, en s'attachant les services des nobles (contrat de fin de manche suivant votre position dans la mine par exemple)... Le jeu est malin et s'il faut se concentrer sur un domaine ou deux, on a besoin d'être présent dans tous les secteurs pour avancer. Construire des bâtiments publics peut servir à tout le monde, ils ne vous appartiennent pas mais offrent des ressorts de jeu quand on les pose. N'oublions pas ce présentoir économique de la fluctuation des prix, qui peut être très frustrant par moment, le prix de la ressource visée augmentant soudain et Ste Barbe, la cathédrale offrant d'intéressants bonus de gratuité, de revenus... si on a ce qu'il faut pour y aller (des emblèmes pélicans). N'hésitez pas à ajouter les évènements dès la première partie, un petit plus qui ne bouleverse pas le jeu mais l'agrémente. Kutna Hora ne figurera sans doute pas au palmarès du Diamant d'or des jeux expert, il lui manque ce petit plus indéfinissable pour s'élever dans les très hautes sphères, il n'est pas à dédaigner pour autant, il est un bon jeu, très bien édité, qui sait titiller le cerveau avec des règles simples et des choix qui le sont beaucoup moins.