Tout fout l’ camp
Deux boites pour un jeu car l’une sans l’autre ne servent à rien. Final girl est la boîte de base contenant les règles du jeu, les meeples, plateau piste de l’horreur, les dés, jetons et cartes actions qui vont être liées à votre héroïne. Qu’on trouvera dans la boîte 2, sorte de mission, décor, aventure avec un lieu (ici un camp de vacances mais cela pourra changer avec des recharges) et un tueur. En gros, vous avez le magnétoscope, il ne reste plus qu’à acheter les cassettes pour regarder les films. Films d’horreur auquel ce jeu rend un hommage plus qu’appuyé, des références/clin d’oeil avec des petites phrases, des lieux et des tueurs déglingos. Immersion totale pour qui aime les slasher movies. Jeu solo, il faudra tuer ou être tué. A travers des cartes actions que l’on pourra améliorer via un principe de deckbuilding, des jets de dés, des cartes terreur qu’il faut absorber et des bonus si l’on sauve des victimes ou des malus si la rage de sang de Hans le boucher augmente, il ne sera pas facile de sortir indemne du camp. L’auteur de Hostage Negociator connaît la chanson et ne se prive pas d’ailleurs de recycler son jeu précédent. Le jeu n’est pas des plus équilibré (niveau cartes terreurs ) et le hasard est très présent (trop ?). Il y a des moyens de le contourner (et encore) mais on ne pourra pas user ce genre d’artifice tous les tours. Le hasard peut être rageant. On tente, ça rate, des fois ça passe. Le jeu peut devenir répétitif. Là où il ne se…plante pas, c’est sur le décor et l’usage des poncifs de série B d’horreur. C’est le gros attrait de cette version. Perso, les jeux solos ne sont pas mon truc et je m’y ennuie vite, j’avoue que celui-là est mieux passé, grâce à son thème. Si vous êtes adepte du genre, enfourchez votre tronçonneuse, le cauchemar ne fait que commencer.