"Si on arrêtait ?»
Parties jouées : une et demi à deux joueurs
Matériel : dans une petite boîte format « Elixir » (un A4 plié en trois, quoi), cinq pions en bois, deux dés, une règle (assez claire et simple) et un jeu de cartes. Oui, mais pas n’importe quelles cartes. Des cartes superbement illustrées, dans un style particulier mais que j’ai trouvé agréable à regarder. Sans compter quelques accortes jeunes femmes fort peu vêtues. A la rigueur, les cartes les moins réussies sont celles des lieux dont je trouve l’illustration plus terne. Et puis, cette manie de donner des noms assez biscornus et inretenables aux personnages et aux endroits. Une exception : le gars « Cavalcanti » (un chevalier ? un cavalier ?), une rencontre qu’on peut faire dans le jeu.
Thème : je ne sais pas trop, je ne comprends jamais rien à ce genre de thème : on recrute une équipe de 4 personnages et on se promène de lieu en lieu afin d’accomplir des petites missions (tests sur les capacités de l’équipe) puis une grosse mission. Le premier qui a réussi la grosse mission a gagné. Pour le reste, les histoires de magie, de ténèbres, de menace qui pèse sur le Monde… ne m’e, demandez pas trop, j’oublie tout ça au fur et à mesure que je le lis. (ça explique peut être un peu ma note mais pas en totalité)
Avis ("C'est mon opinion et je la partage") : Notre équipe, donc, a une valeur de force et de vitesse. A chaque tour, on se positionne sur un lieu et on y fait des rencontres, en général une sale bête ou une jolie fille mais qu’il faut dans tous les cas battre. Ceci fait, on reçoit la récompense du lieu visité, le droit de recruter un nouveau membre, une carte avantage (en gros, une carte spéciale qui booste nos capacités pour une action) ou le droit d’effectuer une mission.
Les petites missions, chacun a les siennes, on en a chacun deux, nécessitent d’avoir déjà une bonne équipe assez robuste, et de trouver le lieu où elle se réalise. Donc, on passe le début de partie à piocher de nouveaux lieux et défausser les anciens pour trouver celui qui nous permettra d’effectuer une petite mission (tout en renforçant peu à peu son équipe en piochant des cartes avantages). Quand c’est fait, on reçoit une gratification et on pioche la grosse mission, la même pour tout le monde, et c’est au premier qui y arrive.
Le jeu est extrêmement répétitif, on se place sur un lieu, on pioche une rencontre, on joue au dé, on reçoit une récompense. Aucun choix possible, c’est le jeu de l’oie avec des cartes. Tout se joue à la chance de la pioche. Par ailleurs, le paquet de cartes rencontres est petit, et on en a vite fait le tour (en une partie, à peine), les parties vont donc très vite se ressembler.
Après une première partie où nous nous sommes copieusement ennuyé, nous avons décidé de retenter notre chance.
Deuxième partie : motivé, je pars sur les chapeaux de roue et je me constitue une solide équipe. Après 30 minutes d’ennui, je pioche enfin le lieu de ma première mission, facile à réaliser vu la force de mon équipe et là je pioche une rencontre qui dit : « jouez aux dés, si vous faites un nombre pair, perdez vos cartes avantage ». Ouf, me dis-je, j’ai fait 1, c’est impair. « Si c’est impair, toute votre équipe meurt. Aucune carte avantage ne peut empêcher ça » Un silence parcourt l’assemblée et ma partenaire propose alors « Si on arrêtait ? »
Bref, il rentre haut la main dans le flop 5 des jeux auxquels on ne rejouera plus. Même pour regarder les cartes.