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Par : deltajordan | jeudi 2 mai 2013 à 12:11
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deltajordan
deltajordan
Bonjour (encore, oui je lance pas mal de fils en ce moment mais c'est parce que je me pose souvent des questions)

Ma question est simple : à votre avis (et j'attends beaucoup l'avis des pro) quel est l'impact du marché de l'occasion sur les ventes de jeux neufs ?

Epiphénomène ou épine dans le pied des éditeurs ? Un jeu acheté en occasion étant un jeu neuf acheté en moins...
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Khoriakei
Khoriakei
Y a du bon et du mauvais. Deux cas de figure déjà.

Le jeu n'est plus édité, et n'est plus trouvable en boutique. Du coup pas d'impact sur les ventes, et quand tu vois les prix et la constance des recherche de jeux comme la vallée des mamouths, ben ça peut convaincre des éditeurs de rééditer.

Le jeu est édité, trouvable tout le temps. Là c'est difficile à dire. Le jeu de société se joue forcément à plusieurs, et ceux que tu recruteras pour jouer avec toi feront ou non de la pub pour le jeu voir l'achèteront. On pourrait dire la même chose des ludothèques qui font de la location de jeux.

Je dirais que de toutes façons, le marché du jeu de société est un de ceux qui permet le plus d'essayer avant d'acheter, que les rééditions sont maintenant souvent révisées, et que les sous du vendeur sont à mon avis réinjectés dans le jeu de toutes manières. Je dirais donc que non, ça ne nuit pas aux éditeurs.
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Ludi-Joh
Ludi-Joh
Basiquement, c'est comme pour n'importe quel produit. Les éditeurs sortent des nouveautés pour renouveler leurs produits sur le marché. Il y a par contre moins de revente pour les jeux de société que pour d'autres produits ludiques, notamment les jeux vidéos.
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maester
maester
A mon sens, ça ne nuit pas aux éditeurs. Déjà, je suppose que le volume des ventes d'un jeu en occasion est assez marginal par rapport à ses ventes en neuf. Ensuite, pour l'éditeur, il vaut mieux qu'un jeu se vende en occasion plutôt que de rester sur l'étagère d'un joueur à prendre la poussière car :

1. Le joueur qui n'y joue pas n'achètera pas d'extensions éventuelles
2. Le joueur qui achète un jeu en occasion n'était peut-être pas prêt à acheter le jeu neuf
3. Ce même joueur est beaucoup plus susceptible d'acheter une extension
4. Les extensions ne se trouvent pas en occasion (ou vraiment très rarement).
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diabolijeje
diabolijeje
Sans être un pro, ni même avoir de chiffres, je pense qu'avec le nombre de plus en plus important de nouveautés, le cycle de vie des jeux s'est fortement réduit. Ils se vendent donc principalement à la sortie du jeu et sont même parfois en rupture de stock avant même d'avoir eu le temps d'arriver sur le marché de l'occasion.

C'est donc plutôt en dernier recours (rupture de stock par exemple) que les gens se tournent vers l'occasion, d'autant plus que les frais postaux rendent souvent l'opération peu intéressante par rapport au neuf.

Et puis les éditeurs n'ont qu'a nous faire que de très bon jeux dont on ne veut pas se séparer s'ils ne veulent pas être impacté par le marché de l'occasion !
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PatrickTruelle
PatrickTruelle
deltajordan dit: Un jeu acheté en occasion étant un jeu neuf acheté en moins...



Ah bon. Ca c'est la théorie la plus optimiste.

C'est un peu comme dans le cinéma ou on t'augmente la place parce qu'on te dit "un film téléchargé = une place achetée en moins"
Il y a des films , ça m'ennuie de payer 10 euros pour le voir , d'autres non


Si t'achètes en occasion, c'est aussi parce que tu estimes que le jeu est trop cher pour ce qu'il est. Alors oui c'est subjectif et j'imagine que la première raison est simplement de faire des économies.

Sait on ce que vaut le marché de l'occasion sur les jds ?

Dans le jeux vidéo, on sait que c'est très développé et que les éditeurs font tout pour le pourrir par exemple.
6*M*A*S*H
6*M*A*S*H
Je pense que le marché de l'occasion facilite aussi certaines ventes de jeux neufs: l'acheteur à moins "peur" de me laisser tenter par un achat impulsif si il sait qu'il pourra toujours se délester du jeu si jamais il n'accroche pas...
deltajordan
deltajordan
Patricktruelle dit: Dans le jeux vidéo, on sait que c'est très développé et que les éditeurs font tout pour le pourrir par exemple.


J'ai trouvé ta réflexion très intéressante sur le cinéma et les jeux vidéos :) C'est en partie pour cela aussi que j'ai lancé ce fil, par comparaison avec d'autres domaines où clairement l'occasion fait ch... les éditeurs.

Jeux vidéos : des tas de codes pour jouer en ligne, Steam and co qui rendent la vente d'un jeu délicate pour l'acheteur qui ne pourra parfois pas accéder à certains contenus.

Et plus récemment, j'ai ricané jaune quand j'ai appris que les lobby des liseuses (Amazon et Kindle notamment) avaient fait passer des lois interdisant la revente en tant qu'occasion de livres électroniques aux USA et en Allemagne. L'argument : le fichier téléchargé initialement n'a aucunement été altéré par le temps donc il ne s'agit pas d'occasions. Le dieu fric a encore frappé :)

Heureusement les jeux de société sont encore pour 99% des cas des choses matérielles avec des kubenbois et des cartes à papouiller. Donc pas de risque de ce côté là.
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Martin Vidberg
Martin Vidberg
Ce qui est amusant avec cette question est qu'elle présuppose que le marché de l'occasion peut poser un problème à une industrie en oubliant un peu vite qu'il s'agit avant tout d'une liberté essentielle bien ancrée dans notre culture.

Effectivement, on a vu dans le jeu vidéo notamment, qu'une industrie pouvait essayer de lutter contre le marché de l'occasion pour accroître ses marges. C'est, pour moi, une dérive et la preuve de l'intrusion de la finance et des statistiques dans un milieu culturel. Sur le fond, la question ne devrait même pas se poser : on imagine mal les vendeurs de meubles remettre en cause le principe des brocantes sous prétexte qu'elles jouent forcément sur leur chiffre d'affaire. On ne supporterait pas que les éditeurs de livres exigent l'interdiction du prêt de romans ou la fermeture des bibliothèques pour vendre davantage :)

Tout n'est pas qu'une question d'argent.
LEauCEstNul
LEauCEstNul
Patricktruelle dit:
deltajordan dit: Un jeu acheté en occasion étant un jeu neuf acheté en moins...

Ah bon. Ca c'est la théorie la plus optimiste.

Bah, y a plus optimiste : un jeu vendu en occasion est un demi-jeu acheté en plus... :)
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ehanuise
ehanuise
En tant qu'éditeur, je m'en cogne un peu :mrgreen:
Quand je vends un Dragon Rage à 55€, si le joueur se lasse et le revend 30 ou même 25, ca n'affecte pas vraiment mes affaires : certains veulent absolument du neuf et payeront sans hésiter le prix du neuf, et d'autres qui ne veulent ou ne peuvent (je pense aux étudiants par exemple qui sont friands d'occasions et de bonnes affaires) dépenser autant seront contents de l'acheter d'occasion.
A la limite, ca ouvre l'accès à des joueurs que je n'aurais autrement pas touché.

pour les jeux qui se vendent en volume (les totems, loups garous et autres time's up), a mon sens la logique reste proche : certains achèteront d'office du neuf, d'autres achèteront de l'occasion ou rien. Et comme un jeu contrairement à un logiciel, un film ou un e-book s'use, le problème est beaucoup moins présent que pour l'industrie digitale ou une occasion est indiscernable d'une copie neuve en termes de qualité et de confort d'utilisation.

Quand aux ludothèques, ici encore c'est un autre public, et au pire elles n'affectent pas le marché, au mieux elles donnent de l'exposition à des jeux par leurs démos et prêts.
AntoineG
AntoineG
ehanuise dit:
pour les jeux qui se vendent en volume (les totems, loups garous et autres time's up),


Je surveille pas mal la rubrique "vente et échange" et je n'ai pas vu passer beaucoup, voir aucun, totems ou loups garous (à la rigueur quelques time's up, en éditions limités)

Sans doute parce que pour nous, trictraciens fidèles, savons qu'il y aura toujours une occasion pour les sortir, quelque soit notre paroisse (kubenboa ou lidja)

Et pour les autres je pense que l'impact est aussi nul sur les ventes que pour les livres d'occasions sur les livre neufs
godassesdor
godassesdor
deltajordan dit:Bonjour (encore, oui je lance pas mal de fils en ce moment mais c'est parce que je me pose souvent des questions)
Ma question est simple : à votre avis (et j'attends beaucoup l'avis des pro) quel est l'impact du marché de l'occasion sur les ventes de jeux neufs ?
Epiphénomène ou épine dans le pied des éditeurs ? Un jeu acheté en occasion étant un jeu neuf acheté en moins...


La tendance est de lancer du buzz pour pousser à acheter de la nouveauté.
Les acheteurs d'occasion, c'est pas tout à fait le même public.

A la place d'un éditeur, je serais plus ennuyé par ceux qui achètent du neuf en Allemagne parce que c'est moins cher.
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vince_jeux
vince_jeux
godassesdor dit:
deltajordan dit:Bonjour (encore, oui je lance pas mal de fils en ce moment mais c'est parce que je me pose souvent des questions)
Ma question est simple : à votre avis (et j'attends beaucoup l'avis des pro) quel est l'impact du marché de l'occasion sur les ventes de jeux neufs ?
Epiphénomène ou épine dans le pied des éditeurs ? Un jeu acheté en occasion étant un jeu neuf acheté en moins...

La tendance est de lancer du buzz pour pousser à acheter de la nouveauté.
Les acheteurs d'occasion, c'est pas tout à fait le même public.
A la place d'un éditeur, je serais plus ennuyé par ceux qui achètent du neuf en Allemagne parce que c'est moins cher.


je dirais que c est la tendance a acheter des nouveautés qui poussent au buzz des jeux.

c est la maniere de consommer qui influence le marché pas l inverse
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Roswell
Roswell
J'ai l'impression, mais je peux me tromper je ne suis pas économiste, que le marché de l'occasion du jeu de plateau et celui du jeu vidéo ne fonctionnement pas du tout pareil.

Pour le jeu de plateau, c'est de la main à la main, l'argent ponctionné sur le "budget jeu" de l'acheteur se retrouve sur le "budget jeu" du vendeur, qui aura alors plus d'argent pour acheter des jeux neufs.
Et les jeux de plateau ne perdent pas trop de valeur au fil du temps (sans même parler des cas où elle grimpe).
Bref, l'argent circule mais au final, il sert à acheter sans trop de déperdition des jeux neufs

Pour le jeu vidéo, ça passe par des enseignes spécialisées qui font leur beurre au final, entre des acheteurs et des vendeurs plus jeunes pour qui les jeux ne sont qu'un poste de dépense parmi d'autres : matériel de jeu, fringues, malbouffe, essence de scooter, recharge pour téléphone, etc.
Ici, les échanges se sont avec de l'argent qui disparaît vers d'autres secteurs ou dans les poches d'intermédiaires, et sur des biens dont la valeur diminue avec le temps (un FIFA2012 vaut plus qu'un 2011, qui vaut plus qu'un 2005..)
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lonilo
lonilo
Pour nous quand on vend un jeu d’occase c’est pour refinancer en partie des jeux neuf, on achète aussi en occase si on tombe sur quelque chose d’intéressant, on n’hésite pas à revendre si on s’est trompé sur un jeu, ou si on s’en est lassé, un jeu qui prend la poussière c’est de l’argent qui dort et des plaisirs ludique de perdue pour d’autres qui le cherche.
Tout le monde y trouve son compte.
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Sylvano
Sylvano
Tiens, un cas intéressant par rapport à ce débat : la réédition annoncée d'Intrigues à Venise. Quel impact du marché de l'occasion sur ce retour en boutique ?
- Le fait qu'on le trouve assez souvent à quelques euros sur les brocantes (et que beaucoup de gens le possèdent déjà dans leur grenier) va-t-il naturellement amputer le public d'acheteurs potentiels ?
- Ou au contraire, le jeu ayant été publié à grande échelle et ayant touché le grand public, sa réédition revue et revampée, présente-t-elle en soi un potentiel évident, sur lequel le marché de l'occasion n'aura pas de prise ?

Les gens vont-ils l'acheter, ou le racheter, version 2013 ? J'avoue que je suis assez sceptique, étant donné qu'il n'est pas en rupture totale, grâce au marché de l'occasion (et pas au prix du neuf, en plus).
Lilian
Lilian
Sylvano dit:Les gens vont-ils l'acheter, ou le racheter, version 2013 ? J'avoue que je suis assez sceptique, étant donné qu'il n'est pas en rupture totale, grâce au marché de l'occasion (et pas au prix du neuf, en plus).

Pour surveiller d'assez prêt le marché de la vente à l'échange, dès qu'un jeu est réédité, le marché s'écroule. Surtout dans le cas ou le jeu à vu sa valeur monter assez haut. Les derniers exemple en date qui me vienne en mémoire c'est Fief 2 et Sherlock Holmes. Alors que les jeux ne restait que peu ou à des prix prohibitif, ils ne partent plus aujourd'hui...
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Sylvano
Sylvano
Lilian dit:
Sylvano dit:Les gens vont-ils l'acheter, ou le racheter, version 2013 ? J'avoue que je suis assez sceptique, étant donné qu'il n'est pas en rupture totale, grâce au marché de l'occasion (et pas au prix du neuf, en plus).

Pour surveiller d'assez prêt le marché de la vente à l'échange, dès qu'un jeu est réédité, le marché s'écroule. Surtout dans le cas ou le jeu à vu sa valeur monter assez haut. Les derniers exemple en date qui me vienne en mémoire c'est Fief 2 et Sherlock Holmes. Alors que les jeux ne restait que peu ou à des prix prohibitif, ils ne partent plus aujourd'hui...


C'est tout à fait logique, effectivement. La différence, avec Intrigues à Venise, c'est qu'à l'occasion, le jeu a justement une cote très très basse, étant donné son niveau de diffusion à l'origine. Le mien m'a coûté 2 euros sur un VG. Du coup, la réédition a intérêt à apporter un réel plus : mécanique modernisée, visuels retravaillés, etc. Ou alors, la célébrité du jeu va assurer en elle-même le succès de sa réédition. Pour Sherlock et Fief 2, le plus apporté était évident : mécas retravaillées, promesse d'affaires inédites ou réécrites si le jeu marchait, etc.