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Par : Pyjaman | mardi 4 mars 2008 à 13:48
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Pyjaman
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Source : http://www.futura-sciences.com/fr/sinfo ... les_14820/

Seize PlayStation 3 à la recherche des ondes gravitationnelles



Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Les détenteurs d'une Sony PlayStation 3 ne savent pas qu’ils détiennent une puissance de calcul phénoménale, sous condition de remplacer le système d’exploitation. De console de jeu, la PS3 est devenue une station de travail dédiée à l'étude des ondes gravitationnelles.

Gaurav Khanna, un astrophysicien du département de physique de l’université du Massachusetts a relié en réseau 16 consoles PlayStation 3, leur a greffé un noyau Linux et a réussi à obtenir une puissance de traitement équivalente à celle d’un superordinateur IBM Blue Gene.

Le choix de la PS3 n’est pas dû au hasard. Il s’agit d’une plate-forme ouverte, qui autorise l’utilisation d’un système d’exploitation différent pouvant facilement lui être adapté. Son processeur, dénommé Cell et développé par Sony, IBM et Toshiba, possède six unités de calcul indépendantes travaillant en parallèle mais pouvant exécuter six tâches différentes. Finalement, la PS3, que sa diffusion dans un large public a permis de commercialiser à un prix très compétitif, possède le rapport puissance/dollar le plus élevé du marché, superordinateurs compris ! Ce n'est pas la première fois que l'on utilise la puissance de cette console de jeu pour un travail scientifique. L'université de Stanford l'a déjà mise à profit pour le projet The cure@PS3 de recherche sur les protéines humaines.

« Nous avons utilisé des PS3 de série, sans modification hardware. Elles sont commutées en réseau au moyen d’un commutateur Netgear de Gigabit, peu coûteux. Concernant l’installation de Linux, il existe de nombreux sites expliquant la procédure sur Internet. Nous utilisons une distribution Open MPI pour Power PC récemment diffusée », explique Gaurav Khanna.

La PS3 pour expliquer les ondes gravitationnelles

Le réseau ainsi formé a été mis à contribution pour déterminer les propriétés des ondes gravitationnelles produites par la fusion de deux trous noirs. Ces ondes sont des ondulations de l’espace-temps qui se progagent à la vitesse de la lumière. Elles ont été prévues par la théorie de la relativité générale d’Einstein, mais n’ont jamais pu être directement observées.

Les chercheurs placent actuellement beaucoup d’espoir dans le nouvel interféromètre LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) de la National Science Foundation pour en confirmer l’existence, et plusieurs autres projets existent par le monde. L’Esa et la Nasa projettent aussi une mission conjointe, Lisa, pour leur détection. Mais la modélisation par la simulation informatique du processus implique une puissance de calcul en parallèle que les superordinateurs classiques peinent encore à obtenir, et que les particularités du Cell mettent à leur portée.
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Arthas Anté
Arthas Anté
Tiens, ils en parlaient dans le dernier Sciences & Vie...

Mais apparemment il y a déjà quelques modélisations complètes qui ont calculées.

Trop fort la ps3!
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