La Vengeance d'Althéos
Ce jeu est sorti le 19 déc. 2006, et a été ajouté en base le 19 déc. 2006 par bilbo

édition 1986
Par John Butterfield, David Honigmann et Philip Parker
Illustré par Michael Embden et Dan Woods
Édité par Gallimard et Folio Junior
Distribué par Gallimard

Standalone
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Une série originale, bien pensée, pas toujours bien aboutie

La Vengeance d’Althéos est le premier tome d’une série de trois livres, qui peuvent être joués indépendamment ou sous forme de campagne. Cette critique est celle de la série.

Parmi les très nombreux livres dont vous êtes le héros, la série "Chroniques crétoises" se démarque par son originalité. Elle ne se situe pas dans un univers médiéval-fantastique (comme la grande majorité), pas non plus dans une ambiance de science-fiction (comme certains), ni même dans une ambiance contemporaine de truanderie et d’espionnage (comme quelques-uns assez rares) mais emmène le lecteur/aventurier dans la mythologie grecque, ses dieux, ses héros, ses créatures, ses temples et ses oracles. Adolescent, étant intéressé par ces mythes, j’avoue avoir été séduit.

Les auteurs ont vraiment su adapter le jeu au thème. Ainsi, le héros, prénommé Althéos, choisit un dieu protecteur. En fonction de la personnalité de ce dieu, l’aventure ne sera pas tout à fait la même. De même, Althéos a parfois la possibilité de consulter un oracle, pour l’aider dans sa quête. Outre ses caractéristiques habituelles, il possède également des points d’Honneur et de Honte. Son héroïsme, ou au contraire sa couardise, feront varier ces chiffres. En veillant toujours à ce que le total de Honte n’excède pas celui d’Honneur. Cette idée est très bien trouvée. Elle colle parfaitement aux valeurs mises en avant dans la mythologie grecque. Et il est plutôt rare que dans sa feuille de personnage, un héros de ldvelh ait une caractéristique chiffrée qui soit en fait un défaut (Le Manoir de l’Enfer, avec son fameux score de Peur à ne pas trop augmenter, utilisait aussi ce mécanisme intéressant). Dans Chronique crétoises, Althéos est donc un héros bien « personnalisé », avec un nom, ses qualités et ses défauts, et son dieu protecteur. On s’identifie d’autant plus facilement à lui.

De même, le système de combat est aussi simple qu’ingénieux. Fini les points de vie ou points d’endurance à retirer du total initial de l’adversaire. Cette fois-ci, le monstre qu’on combat et Indemne, Blessé, Grièvement blessé ou Mort. Tout simplement. Les combats sont assez nombreux mais abordables pour Althéos. Et avec ce système, ils sont vite terminés (ce qui est réaliste : un combat ne dure jamais longtemps).

Alors, pourquoi ce n’est pas parfait ? Tout simplement car les livres sont épais et donc, les aventures, inutilement longues. Pourtant, le récit n’est pas forcément linéaire et plusieurs chemins sont possibles pour mener à bien la quête. Mais tous ont tendance à devenir ennuyeux. Les livres s’éternisent et manquent de rythme. J’ai terminé La Vengeance d’Althéos, qui m’a paru bien fastidieux. Je n’ai pas lu Le labyrinthe du Roi Minos (le 2e tome) et j’ai commencé le 3e, L’Odyssée d’Althéos, sans le terminer. Ca devenait trop monotone. C’est dommage, cette série est bien pensée et fourmille de bonnes idées. Mais elles ont été mal exploitées et les aventures laissent un goût d’inachevé.


Les + : série originale dans la mythologie grecque, thème bien restitué, héros auquel on s’identifie, système de combat simple

Les - : livres inutilement longs, aventures parfois ennuyeuses

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