Ce jeu est sorti le 18 oct. 2004, et a été ajouté en base le 18 déc. 2000 par Docteur Mops

édition 2001
Par Reiner Knizia
Illustré par John Howe
Édité par Tilsit et Hasbro

Standalone 3 extensions 2 éditions

Une belle réussite !

On est tout d’abord séduit par la beauté du matériel à l’ouverture de la boîte. Le graphisme magnifique des cartes et des différents plateaux donnent envie de jouer immédiatement.
Le Seigneur des Anneaux ne se démarque pas seulement par la qualité de son matériel mais aussi par l’originalité de ses mécanismes…

En effet, c’est un jeu coopératif (un des premiers si je ne m’abuse) adapté aux adultes. Il a de toute évidence inspiré d’autres jeux qui ont suivis comme Les Chevaliers de la Table Ronde.
Certains comparent le Seigneur des Anneaux à un Jeu de l’Oie amélioré. Cette affirmation gratuite est inadmissible à mon sens dans la mesure où le Jeu de l’Oie n'est que 100% hasard. Ici il faut prendre des décisions, choisir de jouer telle ou telle carte, savoir se sacrifier pour la communauté….
Par contre, j’adhère plus facilement pour le comparer à une fantastique et énorme Réussite.
C’est une réussite collective plus précisément où chaque décision prise par la Communauté est lourde de conséquences et où il faut jouer non pas pour sauver sa peau mais dans le seul but de détruire l’anneau. Il faut garder à l’esprit constamment cet esprit d’entraide entre les joueurs. Si votre groupe de joueurs ne parvient pas à comprendre l’esprit du jeu et n’accepte pas le sacrifice à un moment ou à un autre, vos chances de gagner face au forces du mal sont pratiquement nulles. Les joueurs peu habitués à ce type de jeu plutôt rare dans le monde ludique peuvent être au début un peu troublés... La tentation de jouer « perso » est forte quand on est rattraper par l’œil de Sauron. L'instinct de survie d'un seul hobbit peut ruiner les chances de gagner de la communauté.

Le thème est bien reproduit et les fans du film ne seront pas déçus. La grande force du jeu est de générer une ambiance tendue autour de la table et d’obliger les participants à discuter et à coopérer. Je préfère pour ma part jouer cartes cachées obligeant ainsi les joueurs à palabrer et à justifier leur choix. Comme dans les Chevalier de la Table Ronde, je préfère seulement donner des indications vagues sur ma main. Le jeu y gagne en intérêt et donne aussi à chaque hobbit une certaine liberté de choix plus réaliste et qui respecte mieux l’esprit de l’œuvre. Sans cela, il me semble qu’un leader dans le groupe risquerait de parasiter le jeu et monopoliser les prises de décisions. Le challenge n’en est que plus excitant.

Un mot aussi sur le renouvellement du jeu. La possibilité de changer de hobbit et donc de pouvoir est amusante et compense la linéarité relative des parties.
Quand on joue pour la première fois , on peut avoir l’ impression que la défaite n’est du qu’au hasard. Le tirage permanent de tuiles, des cartes et le lancé du dé peuvent laisser croire que les parties ne sont qu’une gigantesque loterie. On ne serait pas honnête en affirmant que Le Seigneur de Anneaux est un jeu purement stratégique mais on ferait preuve tout autant de mauvaise foi en disant que le jeu ne demande aucun sens tactique ou d’anticipation. En jouant intelligemment, les joueurs peuvent donc aisément limiter au maximum le facteur chance.

Le Seigneur de Anneaux posséde des atouts indéniables pour séduire bon nombre de joueurs. Les règles finalement pas si compliquées, les parties rapides, l’ambiance générée autour de la table ainsi que le matériel somptueux sont arrivés à me convaincre de rentrer dans l’aventure pour tenter de vaincre le Dieu Hasard.

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