Pandémie

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Par Matt Leacock
Illustré par Joshua Cappel
Édité par Filosofia
2 à 4
Joueurs
10 ans et +
Âge
45 min
Temps de partie
35,00 € prix de vente conseillé
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"Une autre forme de négociation…"

8,0

Parties jouées : sept à deux, une à trois joueurs

Matériel : Cela ressemble à un jeu d’il y a dix ans avec un superbe matériel. Aujourd’hui, tout le monde se plaint … Moi, je ne sais pas. Le plateau est extrêmement lisible, c’est plutôt une bonne nouvelle, vu qu’il faut beaucoup réfléchir sur les déplacements possibles…
Les cartes, ma foi, je ne trouve pas les illustrations moches. Je trouve que tout cela est homogène, assez sobre, sans excès. C’est vrai que quand on a tripoté des cartes toilées à bord noir, on finit par trouver les cartes de Pandémie assez basiques, mais bon, faut se remettre les idées en face des trous et arrêter de vouloir toujours plus.
Des cubes, bien pratiques aussi, pas trop gros, les pions pour les rôles, en bois, de forme sympa, bref, je mettrais plutôt une bonne note quelque part entre 3 et 4 sur 5. Moins bien que 1960 TMOT¨P, mais mieux qu’Yspahan, à mon goût.

Thème : un thème original, cette pandémie et extrêmement bien rendu, je trouve. La tension est très vite présente, les cubes se répandent, de nouveaux foyers apparaissent, les maladies reviennent sans cesse au même endroit, on en finit plus d’aller à droite ou à gauche pour parer au plus pressé, empêcher les éclosions en chaîne, quitte à laisser des foyers ici ou là sans surveillance.
Les rôles de chaque joueur sont très bien trouvés et sont tous passionnants, ça peut permettre à chacun de jouer un petit rôle, avec un minimum d’effort.

Avis ("C'est mon opinion et je la partage") : un jeu simple et vraiment passionnant. Simple pour les règles, expliquées de manière rapide. Moins simple pour le débutant, forcément, si il est associé à de vieux briscards qui savent très bien ce qu’il faut surveiller : d’abord éviter la pénurie de cubes d’une maladie, donc garder chacune d’entre elles sous contrôle, en évitant les villes à trois cubes, et tout miser sur la découverte des vaccins, ce qui permet de gagner la partie, en échangeant des cartes… Le débutant, donc, risque d’écouter ses grands aînés prendre les décisions communes. Nous, on joue à deux, et on a appris ensemble, donc pas de problème de ce côté. Les discussions sont équilibrées et on cherche à optimiser le tour des deux prochains pions. On en finit même par moins s’identifier à un des deux pions. Et toutes les décisions sont sérieusement discutées, négociées, parfois de manière plus ou moins houleuse si on n’est pas d’accord sur l’option à suivre. Mais, c’est ce qui rend le jeu intéressant, je trouve.
Certes, il faut aimer gagner ensemble ou perdre ensemble, c’est un sentiment différent que de gagner seul et de se dire, « là, j’ai été le meilleur ». Et ça ne plait sûrement pas à tout le monde.
Pour l’instant, on n’a joué qu’avec 4 épidémies. Après 8 parties, on a l’impression de mieux maîtriser la bête et on hésite encore entre deux options : passer à 5 épidémies ou jouer avec deux joueurs chacun. Cette dernière solution me tente bien, histoire de pouvoir réaliser des combinaisons formidables des différents rôles.
Bon, mon seul souci pourrait être la rejouabilité, car après 8 parties, la flamme est un peu retombée. Un jeu qu’on ressortira sans doute deux ou trois par an, mais pas plus. Un bon jeu donc, mais dont je crois que je n’abuserai pas. (à ce titre, je le mettrais un peu dans la même catégorie que Thèbes ou Les piliers de la terre : des jeux qu’on aime vraiment bien mais qu’on ne ressort pas trop souvent pour ne pas s’en lasser)
Bref, un bon jeu pour les soirées entre amis. Et si vos amis n’aiment pas parler en jouant, changez d'amis.

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