Ce jeu est sorti le 17 sept. 2004, et a été ajouté en base le 17 sept. 2004 par Monsieur Phal

édition 1925
Par Harold S. Vanderbilt

Standalone

Un pont entre les hommes...et les femmes :-)

Difficile d'être objectif...sur ce jeu qui est ma passion !
Les règles du jeu de la carte sont tellement simples (peuvent se résumer à : obligation de fournir de la couleur jouée), que le jeu en est d'une richesse incroyable.
La phase des enchères, qui rebute le néophyte, devient petit à petit un langage porteur de mille messages, qu'il faudra analyser pour arriver au meilleur contrat.
Contrairement aux échecs, ou la situation/problème est complètement étalé sur l'échiquier, le bridge a cette composante dynamique qui fait qu'une donne est une Histoire, sur laquelle il faut savoir constamment revenir pour bien l'analyser.

Sans doute moins profond que les échecs dans l'analyse prospective, le bridge met en action tout ce qui fait notre humanité : l'agressivité, la technique, la fougue, la prudence, la ruse, l'intuition, la réussite, et avant tout l'imagination ! Malgré un carcan de règles et conventions qui semblent lourdes à maîtriser au début, c'est toujours l'imagination du joueur qui l'emportera...et qui rend le bridge inépuisable.

Si vous avez l'occasion de voir un "troupeau" de bridgeurs au restaurant, avant de vous enfuir pour passer une soirée plus tranquille, écoutez leurs débats passionnés pour analyser une donne pendant des heures, et vous goûterez un peu de cette passion qui les anime.

Mille anecdotes sur les relations humaines autour du bridge, mais je vous cite celle-ci, qui montre la distance qui sépare le jeu de son image dans le public : un ami bridgeur est dans le train et lit un livre...de bridge ; une dame élégante entame la conversation avec lui et lui demande ce qu'il lit, et s'étonne : "vous lisez un livre de bridge ? je n'imaginais pas qu'on puisse écrire tout un livre sur ce jeu !?" Cet ami en avait déjà écrit 4 et la production mondiale est vraiment très riche...

La fédération est très structurée, les classements (4 grandes séries divisées en 5 sous-séries) sont très dynamiques (un peu comme au tennis, ils sont remis en cause tous les ans et les joueurs se mesurent avec des joueurs de classements équivalents) et les compétitions sont intenses et écartent le facteur chance en faisant jouer les mêmes donnes aux joueurs.
Plutôt qu'une reconnaissance sportive, je considère que le développement de "Jeux de l'Esprit" rendrait un meilleur service au bridge, aux échecs, et aux jeux de sociétés en général.

+ : la richesse intrinsèque du jeu, dont on n'est pas prêt de faire le tour ; l'interaction et la part psychologique qui transcende la technique ; l'intensité des compétitions (pas de chance avec les cartes, car tous les joueurs comparent les résultats qu'ils ont obtenus avec les mêmes donnes) ; la truculence de ses adeptes (en compétition !)
- : l'image du jeu de cartes (la France fût moultes fois championne du monde, mais cela reste confidentiel comparé à l'image des échecs) ; l'âge moyen de nos licenciés très avancé (mais dans les pays scandinaves, c'est l'inverse !) et surtout des pratiquants occasionnels ; l'investissement initial (en temps) pour apprécier le jeu (mais comme pour le piano, on peut jouer et prendre du plaisir, sans forcément s'appeler Mozart) ; à un certain niveau, le bridge devient un jeu de "fautes", qui peut donner un sentiment frustrant (on se souvient de ses erreurs et on oublie ses bons coups)

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