Ce jeu est sorti le 3 janv. 2002, et a été ajouté en base le 3 janv. 2002 par Monsieur Phal

édition 2001
Par Alan R. Moon et Aaron Weissblum
Illustré par Alessandra Cimatoribus
Édité par Ravensburger
Distribué par Ravensburger et Oya

Standalone

Un jeu de majorité qui sort de la mêlée

Dans San Marco, on tente de remporter des points de victoire en plaçant la majorité de nobles (cubes) dans des quartiers. Le principe même du jeu de majorité à la El Grande. Banal me direz vous. Calculatoire. Allemand. Oui mais non ! Car ce principe de majorité n’est là que pour trouver un prétexte pour compter des points et trouver un vainqueur. Là n’est pas le sel du jeu. Tout l’intérêt réside dans la phase de donne/choix des cartes actions, cartes qui vont elles mêmes permettre de placer/remplacer/exiler des nobles dans les divers quartiers.
Rapidement, le principe est le suivant : A chaque tour en effet, un joueur, le donneur, va recevoir un petit paquet de cartes actions et pénalités, et va devoir répartir cet ensemble de cartes en deux ou trois mains. Ensuite, le ou les sélectionneurs vont sélectionner quelle main de carte il souhaite conserver, laissant au donneur ce qui reste. Ce mécanisme dissymétrique est passionnant pour le donneur …
L’autre aspect que je trouve très plaisant dans ce jeu est le très grand dynamisme des majorités qui se constituent dans les quartiers. Rien n’est jamais acquis définitivement, des coups dévastateurs comme notamment l’exil venant pimenter la partie. Les coups bas pleuvent. D’astucieux petits éléments (les ponts, le doge), viennent compléter un ensemble qui tient parfaitement la route.
J’aime également beaucoup l’esthétisme du jeu, ce qui ne gâche rien.
Le seul défaut du jeu est pour moi qu’il n’est jouable qu’à 3 ou 4. Une variante pour 2 existe mais je ne sais pas ce qu’elle vaut. Certains reprocheront également un manque de contrôle sur le jeu, une majorité établie à un tour pouvant être complètement balayée lorsque revient son tour (les actions sont puissantes, et on a tendance à s’acharner sur les joueurs en tête au score). Ce défaut pour certains est une qualité pour d’autres, car cela permet de rendre le jeu fun : on rit autant qu’on couine. On n’entend pas les mouches voler !
San Marco est assez méconnu, en tous cas tombé dans l’oubli, mais pour moi ce jeu est une perle et n’a pas vieilli, pour qui n’est pas allergique aux jeux de majorité!


Nbre de parties jouées: 3

 Voir d'autres avis...

Commentaires

Default