Orléans
Par Reiner Stockhausen
Illustré par Klemens Franz
Édité par dlp games
2 à 4 joueurs
Nombre de joueurs
12 ans et +
Âge
90 min
Temps de partie
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Un fermier, un artisan et un chevalier, je pose mon comptoir chez Tric Trac

9,0

Etait-ce prédestiné ? Le jeu de la ville de TT devait-il obligatoirement être un kubenbois ? Sans doute un peu quand même…

Orléans est donc un jeu de gestion, dans la catégorie placement d’ouvriers, avec un mécanisme central de bag building. Que l’on joue avec des jetons (version originale) ou des meeples (fan kit), l’élément central du jeu reste le grand sac noir dans lequel nous plongeons nos mains à chaque début de manche. Il y a 7 types d’ouvriers dans ce jeu dont les moines jokers (qui valent pour n’importe quel autre ouvrier au moment où on le place) qui vous permettront de réaliser des actions si les 1 à 3 emplacements sous l’action sont recouverts par les ouvriers correspondants. Les actions se divisent en 3 catégories : les actions de déplacement et positionnement de comptoirs sur une carte commune de la région d’Orléans, les actions de récupération d’ouvriers et les actions de charité (qui permettent de se débarrasser d’ouvriers pour une contrepartie en points).

Comme souvent le but est de faire le plus de points lors des 18 manches d’une partie ( !). Et pour cela les stratégies sont variées, sachant qu’une pièce vaut 1 point, que les marchandises (acquises grâce à la carte) valent de 1 à 5 points chacune, que les œuvres de charité rapportent des pièces et qu’un savant calcul du nombre de citoyens (acquis essentiellement en récupérant des meeples et en charité) + le nombre de comptoir x le niveau de savoir (acquis en récupérant des érudits) rapporte normalement le plus de points. Donc la carte, les ouvriers et la richesse sont 3 axes stratégiques majeurs, bien secondés par une multitude de variations.

Là où le bag building diffère de celui d’Hyperborea par exemple, c’est l’accessibilité de l’action de défausse qui permet de beaucoup mieux contrôler le panel de ses ouvriers et la spécialisation ou reconversion de son pool d’ouvriers est beaucoup plus souple. Par contre, ici, les ouvriers utilisés sont systématiquement remis dans le sac et la pioche aléatoire peut se montrer chagrine envers les maudits du hasard. Néanmoins, la fluidité des manches une fois que l’on a compris le jeu rend le jeu plus fun et dynamique que son concurrent Hyperborea.

Là encore, la rejouabilité repose assez sur le choix des stratégies et l’acquisition des bâtiments. Sauf qu’il y en a beaucoup moins que dans Hyperborea. Ca n’empêche que le jeu est riche et que la fluidité mécanique en rend l’usage légèrement plus agréable. Intrinsèquement, Orléans s’avère suffisamment varié pour proposer des dizaines de parties sans effet de lassitude.

Côté matériel, par contre, le jeu est un peu cheap avec beaucoup de carton et pas de bois. La couverture n’est pas forcément très séduisante, non plus qu’un univers rapidement oublié. Pas de doute, le thème n’est pas l’argument majeur du jeu, ni son matériel.

Pour ma part, ayant beaucoup d’affection pour le genre kubenbois, je suis complètement séduit par la mécanique du jeu et j’enchaîne les parties avec un plaisir égal. Le fan kit s’est d’ailleurs avéré un investissement obligatoire pour sublimer le jeu avec des meeples et rajouter quelques bâtiments aux effets sympathiques. Un excellent jeu.

 Les moins

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