Un excellent jeu de Citybuilding/Majorité

Découvert par hasard sur le net, c’est avec grand plaisir que j’ai pu découvrir ce jeu de citybuilding/majorité.

Kickstarté en 2013, le jeu vous propose de vous mettre dans la peau de saxons, venu reconstruire la ville de Canterbury, là ou 6 siècles plus tôt, l’empire Romain fît le retrait de ses troupes en Grande Bretagne.

Je plateau de jeu est divisé en 25 cases (les quartiers) de 6 cases (les emplacements de bâtiments). Chaque quartiers possèdent des emplacements de Services au nombre de 6 (l’Eau, la Nourriture, la Religion, la Protection, le Commerce et la Culture) correspondant respectivement aux bâtiments qui nous serons proposés à l’achat et à la construction.

Le tour de jeu d’un joueur est très simple puisqu’il devra faire une action parmi trois disponibles. Ces actions sont les suivantes : Lever des fonds, Constructions, Taxes et Construction.

La première action est permet au joueur de récupérer de l’argent en fonction de la prospérité de la ville. En effet, la ville possède son propre marqueur d’influence (sur la piste de score) et sera avancer dès qu’un joueur fera une construction. Juste en dessous de la piste de score, se trouve une piste qui indiquera la somme que pourra prélever le joueur faisant cette action. Cette somme est augmentée de 1 pièce saxonne tous les dix points de prospérité de la ville.

La deuxième action possible est l’action de construction, où le joueur pourra construire jusqu’ à deux bâtiments en même temps, s’il peut payer bien entendu. Chaque bâtiment possède son prix de construction, le nombre de points de prospérité qui seront attribué au joueur et ceux qui seront attribué à la ville ainsi que le type de service que produit le bâtiment. Par ailleurs, il y a trois types de bâtiments : les petits (qui ne prennent qu’une seule case dans un quartier), les moyens (qui prennent deux cases dans un quartier), et les grands qui prennent quatre cases dans un quartier).

La petite subtilité vient du fait que les bâtiments ne peuvent être construit que si les services demandés auparavant son existant.

Je m’explique :

L’ordre des services est le suivant, Eau-Nourriture-Religion-Protection-Commerce et Culture. Si un joueur souhaite construire une Chapelle (petit bâtiment religieux), il faudra que dans ce même quartier, les services d’Eau et de Nourriture soient présents. Chaque fois qu’un joueur construit un bâtiment dans un quartier, ce dernier place un cube de sa couleur sur le service concerné par ce bâtiment (J’y reviendrais plus tard).

Comme les bâtiments sont de trois types, les grands bâtiments sont plus puissants que les moyens, qui sont plus puissants que les petits. Je viens d’expliquer qu’avec un petit bâtiment, le joueur place un cube de sa couleur sur le service concerné par ce bâtiment. Mais si un joueur construit un bâtiment moyen, il placera forcément un marqueur de sa couleur dans le quartier concerné MAIS aussi dans les quartiers adjacent, et ce, même si les services requit n’y sont pas !

La dernière action est la possibilité de prélever la moitié des fonds de la ville et de construire UN bâtiment.

Mais alors, à quoi sert toutes ces prises de majorité dans chaque quartier me direz-vous ?

Et bien chaque fois que le marqueur de prospérité de la ville dépasse les 100 pts, il y aura un décompte dans chaque quartier. Le joueur majoritaire gagnera un nombre de points égaux aux nombre de cases recouvertes par les bâtiments de ce même quartier, et le second joueur, la moité des points du joueur majoritaire.

Lorsque le compteur de prospérité de la ville atteint 300 pts, c’est la fin de partie et un décompte final à lieu.

Mon avis sur jeu est plutôt positif. Pas vraiment attiré par les jeux de majorité à la base, j’avoue que celui-ci est vraiment bien ! C’est un jeu où le tour de jeu est très simple (choix d’une seule action) mais où cette action sera à choisir judicieusement pour permettre de prendre des majorités dans les quartiers, mais aussi à ne pas trop être dans le même tempo que les autres joueurs.

Si arrivé à 300pts de prospérité de la ville semble long, ne vous y fier pas car dès que les joueurs commenceront à construire des bâtiments moyen, le score progresse de 10 en 10 pour aller jusqu’à 30 pts avec les plus grand bâtiments.

Après deux parties, j’ai pu constater que les scores, même s’ils sont importants, sont très serrés et se joue à très peu.

Je dois en revanche avouer que Canterbury ne révolutionne en rien le jeu de majorité, mais je trouve qu’il arrive à se démarquer par des mécanismes bien imbriqués (j’adore le système de trésorerie de la ville), et par sa simplicité qui font de ce jeu une réelle surprise, même si certains le trouverons très calculatoire, et froid.

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