Puerto Rico
Ce jeu est sorti le 12 mai 2002, et a été ajouté en base le 26 févr. 2002 par Monsieur Phal

édition 2002
Par Andreas Seyfarth
Illustré par Franz Vohwinkel
Édité par Tilsit, Rio Grande Games, Ravensburger et Alea
Distribué par Tilsit

Standalone 2 extensions 5 éditions
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Tout est dans le titre

Là, on s'attaque à un monument.
Le jeu est d'ores et déjà un classique, tout commentaire risque donc la redite.
Alors moi qui me délecte autant des mécanismes en jeu que du jeu proprement dit voici ce que je mettrais en exergue.
D'abord, le système du choix des actions via les personnages. Ici, il ne fonctionne pas seulement comme un emprunt à Meuterer. Le mécanisme est plus élaboré encore. Le personnage confère un privilège au joueur qui le choisit mais surtout il enclenche une phase où l'action est imposée aux autres. Quand ce n'est pas l'inaction, si l'on s'y prend bien. Comme l'on joue aussi bien ses personnages que ceux des autres, vous pouvez enchaîner de manière cyclique deux actions d'affilée alors que l'ordre du tour, lui, est simplement horaire. Excellent.
La deuxième originalité concerne la fin de partie qui peut survenir de trois façons différentes : par épuisement de la réserve des colons, épuisement des points de victoire ou l'achèvement de la ville de San Juan. Ces trois possibilités génèrent une grande tension sur les fins de parties et assurent des durées de jeu plus courtes que la plupart des gros jeux de gestion.
La troisième qualité que j'attribuerais au jeu est sa grande lisibilité. On sait où l'on va contrairement à certaines productions affectées du syndrome kniziesque d'inflation dans la manière de marquer les points. Ici, la stratégie varie entre deux options fondamentales.
L'option Puerto. Elle passe par le port, le quai et l'export.
L'option rico. Riche en sous grâce à la manufacture, on vise l'immobilier.
Revers de la médaille, deux interrogations prennent corps après 10 parties : le jeu peut-il se renouveler suffisamment sur le long terme et peut-on gagner sans le port ou la manufacture ? Pour y parer, j'y joue de plus en plus avec l'extension en attendant celle prévue pour 2006.
Au chapitre des critiques, j'ajoute la tant dénigrée - à juste titre - université qui gâche quelque peu la perfection de l'ouvrage.
A cause d'elle, je ne donne que 4. PR bénéficie de tellement de 5 que je ne crois pas influer outre mesure sur la moyenne. Qu'elle soit Finkellienne ou Bayesienne. Ne va pas rouvrir ce débat !

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