Ce jeu est sorti le 30 sept. 2001, et a été ajouté en base le 30 sept. 2001 par Maître Dolph

édition 1992
Par Don Greenwood, Richard Berthold et Robert Haines
Illustré par Bernard Alunni et Fusin
Édité par Jeux Descartes

Standalone 4 éditions

Tellement bien quand on n'y joue pas...

Un jeu tout à fait hallucinant!

On pourrait avoir compris le piège en regardant les règles, écrites comme un livre de droit, avec des alinéas (6, 6.1, 6.11, 6.113...) mais non. On pourrait comprendre en voyant le plateau qui tient plus d'une table de maître du jeu à un jeu de rôle, avec des tableaux de résolution multiples et totalement aléatoires, mais non. Faut jouer.

Jouons.

Deux heures d'explication de règles à peu près, et qui ne recouvrent pas tous les cas de figure.

Ensuite, on tire au sort les sénateurs, magnifique. Et là, chance suprème, je tire la famille 1. Donc je commence, je suis consul de Rome, +5 en influence. Second tour, seul ancien consul, je deviens censeur et je passe à 10 en influence, hop!

Arrivent inévitablement les guerres puniques, et là, un premier général s'y essaye, mais avec les défaites et retraites automatiques, on avoisine les 70% de chance de défaite automatiques, et donc, deux défaites. Arrive Scipion l'Africain, qu'on me donne évidemment dans l'urgence car il est de ma famille, et hop, encore influence, et hop, consul militaire encore +5.
Guerre punique, gagnée, et hop, +8 en influence et me voilà à 28.
Je dépense 50 talents en donation à Rome, +7, me voilà à 35 et je gagne la partie, sans avoir pris aucune décision.

Ma seule stratégie gagnante : avoir tiré la carte 1 au début du jeu, ouais!
On m'a bien intenté des procès, mais voilà, avec les guerres puniques et mon 9 en popularité dû à Scipion, impossible de m'arrêter. On a même essayer de m'assassiner, mais un 1 au dé a entièrement détruit le parti de mon adversaire.

En bref, tout ça pour ça. Des heures de règles et de jeux (6 heure la partie) pour arriver à ce que les décisions soient tirées au dé, avec des mécanismes et des sous-mécanismes qui se compensent et rendent le jeu totalement aléatoire, et où les décisions du Sénat se bornent à exécuter la mécanique du jeu au final, sans marge de manoeuvre possible.

Lourd, lourd, lourd, aléatoire et procédurier. A mon avis, à réserver aux comptables ou aux fans du remplissage de dossier dans les administrations.

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