Doom : The Boardgame
Ce jeu est sorti le 13 janv. 2005, et a été ajouté en base le 6 sept. 2004 par Guyomar

édition 2004
Par Kevin Wilson
Illustré par Scott Nicely et id Software
Édité par Fantasy Flight Games et Ubik
Distribué par Millennium

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OU

*sur air connu* Doom, quand votre coeur fait Doom.

Comment dire, la première fois que j'ai joué à Doom, c'était sur un 386SX25 en noir et blanc en 1993... l'année suivante je modifiais tout dans le jeu, je m'amusais à faire mes propres niveaux et on s'est fragué la tête avec mes potes des milliers de fois...

Inutile de dire que j'attendais la version plateau avec impatience !

Force est de constater que cette version s'inspire très fortement du dernier opus, Doom 3, dont la jouabilité a été revue depuis dix ans, et encore heureux. Le jeu plateau a perdu une partie de l'angoisse qu'y ressent, mais n'en a pas moins perdu en stress. En effet, il est courant que les marines se fassent surprendre au détour d'un couloir par un Demon affamé ou perdent leurs moyens alors que leur arme vient de s'enrayée ou pire, devienne inutilisable alors qu'un énorme monstre s'approche dangeureusement d'eux... Si le jeu perd en vivacité et réflexe, il gagne aussi en profondeur tactique et s'inspire à ce sujet d'autres jeux (vidéos entre autres) où il s'agit de gérer au mieux ses points d'action et de déplacement en tour par tour.

Le matériel est abondant, pour ne pas dire déroutant lors de la première ouverture, le carton du puzzle/plateau et des pions est d'excellente facture et les monstres sont finement détaillés, et tout à fait reconnaissable. À ce titre, ils restent assez fidèles au jeu vidéo dans leurs caractéristiques ; ils perdent cependant en diversité dans leurs attaques. Les figurines ont aussi le don de faire "impression" sur le plateau, dans un couloir ou devant une porte. Disons que la plupart du temps, les monstres importants ne laissent pas les marines indifférents... ;)

Il y a 5 scénarios dans le bouquin de base, jouables dans le cadre d'une campagne, et sont dans l'ensemble assez difficiles, ce qui augmente l'intérêt du jeu. La diversité des parties est apportée par le maître du jeu qui joue différentes cartes actions et monstres lors de son tour. Ceci a souvent le don d'agacer positivement les marines et leur donne un réel sentiment d'impuissance alors qu'ils progressent. C'est finalement ce sentiment, j'ai l'impression, qui motive les marines à pousser plus loin leur échappée !

Bref, j'ai été conquis par ce jeu et il m'a obsedé (et m'obsède encore) depuis un certain temps.

A noter aussi que le jeu vidéo m'a fortement aidé à comprendre les termes et la manière générale de voir les choses au sein du jeu, j'étais donc en terrain connu et attendu de ce point de vue là. Cependant, le jeu de plateau, bien qu'homonyme et étant dans le même univers, est à séparé du jeu vidéo, tant il est riche et varié.

DoomIII est un jeu linéaire, basique, bourrin, de réflexe et d'angoisse.
Doom, The Boardgame est un jeu tactique, bourrin et de hasard (un peu) et stressant.

Je ne saurais que trop le conseiller à tous les nostalgiques de Space Crusade, Space Hulk et Heroquest.

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