Ce jeu est sorti le 27 déc. 2007, et a été ajouté en base le 20 sept. 2007 par Guyomar

édition 2007
Par Michael Rieneck et Stefan Stadler
Illustré par Michael Menzel
Édité par Eggertspiele

Standalone 1 extension 2 éditions
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Soufflé ludique

Voilà je m'étais dit qu'on ne m'y reprendrait plus, je me suis fait "moubourré" sur Cuba: des échos plutôt de bonnes augures depuis quelques mois, le duo des auteurs des Piliers de la Terre chez EggertSpiele, un design et un plateau attractif, des premiers avis élogieux à y voir le nouveau Puerto Rico (bien sûr ça fait toujours sourire 2 semaines après sa sortie mais bon ça invite au voyage)...

Du coup j'ai abordé Cuba sous le mauvais angle: celui d'un jeu de gestion réussi. J'ai cherché du stratégique, j'ai échoué:
- les bâtiments nombreux et variés se révèlent plutôt redondants dans les effets, et aux résultats un peu fades (la moitié servant à convertir vers la fin de partie notre reliquat de marchandises non chargés en points)
- les 3 différents types de marchandises dont une non-stockable parait juste un peu artificiel
- une chaine d'achat/vente/conversion un peu mitigée qui donne l'impression de faire 5 actions pour marquer 1 point de plus que son voisin
- une fin de partie qui arrive presque au milieu du développement d'un schéma de construction
- on souhaite absolument rentrer dans le "2 à 5 joueurs" mais à peu de joueurs, l'expédition annihilent pour moi tout autre voie de manière anecdotique

Rien de dramatique en soit, juste un peu plus opportuniste qu'attendu. Le jeu reste plaisant à jouer quelques parties. Seulement voilà au final ce jeu traduit aussi une certaine tendance qui me fait d'autant plus peur qu'il est acclamé:
- il n'y a pas de risques dans Cuba: les expéditions sont cloisonnées, les bâtiments mitigés dans les points qu'ils donnent (le bâtiment bonus: l'école de samba, qui convertit un rhum contre 5 points correspond presque plus à ce que j'attendais), comme si en donnant plus de points et des voies bien marqués, on avait peur qu'une martingale ne se dessine (là c'est sur que non)
- il n'y a pas d'originalités dans Cuba: juste un agencement de mécanismes déjà vu et ce qui paraissait la bonne idée directrice du jeu (orienter le jeu en fonction de lois) se noit dans l'ensemble
En faut-il? Je n'ai pas forçément la réponse. Si l'ensemble de la production ressemble à Cuba, ça me calmera d'acheter des jeux (c'est peut-être positif au final... pour mon portefeuille :).

Enfin le soufflé, c'est bon quand même! Faut juste le manger pendant que c'est chaud!

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