Ce jeu est sorti le 27 oct. 2011, et a été ajouté en base le 11 juin 2012 par Docteur Mops

édition 2012
Par Olivier Saffre
Illustré par Kwanchai Moriya
Édité par Flatlined games
Distribué par IELLO

2 extensions 2 éditions
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Simple et donc bon pour des frileux du jeu !

Chaque jeu devrait être regardé du côté de son avantage.
Bien sûr Rumble in the House n'est en rien édifiant et si vous êtes des joueurs ayant goûté aux mille et une saveurs des productions actuelles, vous serez complètement en reste.

Ce jeu trouve donc sa place dans la catégorie "ouverture aux jeux", cette catégorie où se trouve tant d'adultes qui disent qu'ils n'aiment pas jouer parce qu'ils ne comprennent jamais les règles.

* * *

Un jeu tout simple, en principe parfait pour les enfants entre 6 et 10 ans… mais voici que certains adultes en redemandent ! C'est qu'ils trouvent précisément dans ce genre de registe un accès au jeu de société. Et tant mieux !

Dans une maison dont les pièces sont accolées de manière différente lors de chaque partie, 12 personnages sont posés au hasard dans les 12 pièces. Chaque joueur reçoit ensuite 2 identités secrètes : cela veut dire qu’il a tout intérêt à défendre les deux personnages qu’il a reçu s’il veut marquer des points.

Le mécanisme du jeu est basique. Quand quelqu’un joue, il prend n’importe quel personnage et le fait entrer dans une pièce contiguë. Si cette pièce est vide, il ne se passe rien. Si cette pièce est occupée par un autre personnage, il le tue (on va dire : il l’effraie… si vous voulez du plus doux). Le personnage tué quitte la maison et entre dans la file de ceux qui ont été tués. On les ordonne bien pour qu’on puisse clairement déterminer, à la fin de la manche, « qui a été tué avant qui ». Ce classement est, en effet, très important. Les deux premiers tués valent 0 points. Puis progressivement 1, 2, 3, 4 points et ainsi de suite. Autrement dit, celui qui reste en vie à la fin de la manche vaut 10 points. Le dernier qui a été tué 9 points, etc…

Le mécanisme est si simple qu’on commence par croire qu’on est parfaitement impuissant dans un tel jeu. Si on l’est en partie, on remarque rapidement qu’isoler certains personnages leur permet une survie plus longue mais aussi que le nombre de pièces qui séparent deux adversaires joue en faveur de l’un d’eux.

Vous aurez compris que tenir secrète l’identité de ses pions est important, ce qui n’est pas toujours facile… mais qui ne cesse de renouveler le plaisir de tels jeux.

Pascal Deru (Casse-Noisettes, Bruxelles)

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