Sea of Clouds
Ce jeu est sorti le 29 avr. 2016, et a été ajouté en base le 6 janv. 2016 par Mattintheweb

édition 2016
Par Théo Rivière
Illustré par Miguel Coimbra
Édité par IELLO
Distribué par IELLO

Standalone
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OU

Sick of clouds

Sincèrement, si quelqu'un peut m'expliquer que ce jeu a été édité pour ses qualités ludiques et non pour du pur bizness, je suis prêt à l'écouter avec une attention toute particulière...Là, je reste (nous restons, car je joue rarement seul) pantois...
Et pour le moment les avis du site sur le jeu n'ont aucun argument à proposer. . A part du bourrage d'urne, ca n 'amène pas grand chose ce concept.
Ce jeu a tout l'air d'un produit calibré pour l'achat impulsif. Il en a les atouts : la couverture de la boîte avec son vernis, les magnifiques illustrations (j ai de plus en plus l'impression de démarrer mes avis par « magnifiques illustrations » comme si c'était LE point fort du jeu,) magnifiques illustrations qui se poursuivent sur les cartes et plateaux du jeu.
Ce jeu est un jeu de collection, dans un esprit proche de « Lutèce » (prenons un exemple récent). On s'emparera des trésors, de bouteilles de rhum, on accumulera des « reliques », des effets de fin de partie, et on engagera des pirates pour défendre son bateau. Vu le nombre de domaines différents en jeu, les plateau individuel est bien pensé pour que chaque carte se pose à un emplacement particulier. Ce n'était pas primordial mais aide à la clarté de la lecture.
Le déroulement lui même est fluide. Sur un principe emprunté a « Coloretto » on regarde une carte, elle ne vous plaît pas prenez la deuxième et ajoutez en une sur la première, c est ainsi que peu à peu vous pourrez prendre plus de trésors, pirates etc...à la fois. Tous les 3 tours on se bagarre avec les voisins ( façon 7 wonders). C 'est là que les pirates font la différence à coups de valeurs.
Waow mais ça à l'air pas mal !

Ce serait pas mal, si il y avait un semblant de jeu possible, si on avait au moins l'illusion d'avoir une direction, quelque chose, mais ce jeu n'est que chance. . Vous prenez un pirate de 3 pour vous protéger, votre voisin tire un 4..hélas la bataille est à la fin du tour, vous avez déjà perdu. Vous collectionnez les rhum, le pirate de votre voisin peut vous en voler un. Vous faites les reliques mais rien ne sort, votre voisin par contre en récupère deux d'un coup...
La chance, pourquoi pas, mais il y a plus de tension et de choix à faire dans Pickomino que dans sea of clouds.

On pose des cartes, on espère en piocher de meilleures, ça arrive ou pas. On n'a pas le moindre contrôle de ce que l'on fait. Je parlais de « Lutèce », qui, sans atteindre des sommets, propose au moins des choix: vous savez à chaque tour ce que vous pouvez acquérir, ça vous tente, vous vous battez pour, ça ne vous tente pas, vous récupérez des sous pour les manches prochaines. Ici, c'est plus souvent par dépit, vous pouvez finir avec une carte de la pioche. Le hasard, encore et toujours sans autre possibilité de contre balancer les « coups du sort ». Ce jeu n'est qu 'un bel emballage avec pas grand chose dedans. Un gigantesque « pile ou face » avec des cartes. Je suppose que Theo Rivière, après avoir bossé chez Iello connait les ficelles du métier et sait construire un produit dans l'air du temps. Parfait et validé. A quand un jeu avec du fond ?
Je n'ai rien contre l'auteur qui est d'ailleurs fort sympathique.
Son jeu fait juste partie cette pratique H&M ludique qui s'installe : c est beau, ca se joue le temps d un été et ça se jette car la nouvelle collection arrive. Le joueur casual comme vache à lait ?

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Commentaires

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