Ce jeu est sorti le 10 nov. 2005, et a été ajouté en base le 2 oct. 2005 par 20.100

édition 2005
Par Martin Schlegel
Illustré par Michael Menzel
Édité par Queen Games
Distribué par Oya

Standalone

Rome ne s'est pas faite en 1 jour !

Au premier abord, Aqua Romana paraît être un jeu complexe de programmation et de poses de tuiles. En fait les règles sont simples et le jeu s’avère en définitive assez léger et accessible à tous les publics.

Le thème est plaisant et finalement pas si mal reproduit que ça ! Le but est de construire les plus longs aqueduc dans une ville romaine. Aqua Romana a juste des allures de jeu abstrait qui peuvent le faire paraître un peu froid aux yeux de certains. La présentation est très réussie avec un matériel à la hauteur. Les pions ouvriers sont en bois et le plateau de jeu, une fois recouvert des tuiles aqueduc, est du plus bel effet.
Le jeu laisse une bonne part à la réflexion mais il est difficile de programmer d’avance l’avancée des architectes et par la même de prévoir la construction de ses propres canalisations.
La grande originalité du jeu est dans le décompte des points de victoire. Il se fait en fonction de la longueur des aqueducs, les plus longs rapportant logiquement le plus de points. Cependant les « places » déjà occupées sur la piste de score (à quelques exceptions près) ne permettent pas à celui qui a obtenu une longueur équivalente de se placer au même endroit que son prédécesseur. Il doit se contenter de se positionner sur la case libre du rang immédiatement inférieur. Cette comptabilisation particulière génère des frustrations bien compréhensibles. Il ne s’agit donc pas de faire l’aqueduc le plus long mais aussi de le construire le premier !
Il se pose donc pour les joueurs le dilemme suivant : vaut-il mieux faire court et vite (pour prendre les places vacantes) ou plus long et plus tardivement en essayant alors de « passer » les premiers décomptes ? Tout le sel du jeu est dans cette question assez excitante.
Quelques interactions viennent aussi mettre un peu de piment dans le cours de la partie. Il est possible par la pose d’une tuile de bloquer un adversaire ou de le retarder dans sa progression.

On prend plaisir à construire ses aqueducs sur le plateau qui forment en fin de partie un joli entrelacement de conduites d’eau.

Le jeu séduit par ses mécanismes simples et ses parties rapides. Le hasard joue un rôle mesuré même si il est difficile de prévoir de façon certaine 2 ou 3 coups à l’avance. On avance plus au feeling en surveillant d’un œil la progression des adversaires. Avec de la pratique, la tactique doit l’emporter sur le hasard.

Aqua Romana est un jeu attachant et superbement présenté qui donne envie de travailler pour Rome...un peu plus longtemps qu'un jour.

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