Le Seigneur des Anneaux JCE
Ce jeu est sorti le 18 avr. 2011, et a été ajouté en base le 16 mars 2011 par Docteur Mops

édition 2011
Par Nate French
Illustré par Kevin Childress et Tony Foti
Édité par Edge Entertainment
Distribué par Millennium

Standalone 34 extensions 2 éditions
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Randonnée solitaire dans les Terres du Milieu

Le Seigneur des Anneaux – Le Jeu de Carte Évolutif (ou SdAJCE pour ceux qui sont à fond dedans) m’a fait tomber dans deux univers que je ne pensais pas faits pour moi : le jeu solo, et le jeu de cartes à collectionner.

Rappelons le principe du SdA JCE : c’est un jeu de cartes coopératif, où les joueurs, armés de leur deck (cartes représentant des personnages du Seigneur des Anneaux, ou des objets pour les améliorer etc.) vont lutter contre un scénario automatiquement généré par le jeu (une pioche d’où surgissent des ennemis, des évènements maléfiques etc.)

Je cherchais justement de quoi jouer en solo. J’ai pas mal de jeux qui le permettent mais je pratique rarement cette configuration : c’est parfois lourd à mettre en place, et finalement sans discussion autour de la table j’ai envie d’arrêter au bout de deux tours. Étrangement, le SdA JCE a réussi là où les autres ont échoué : je suis suffisamment immergé dans ma partie pour avoir envie de continuer. Même si le jeu est assez mécanique, il y a clairement un univers, il y a du fluff, chaque scénario à sa particularité qui nous fait vivre une histoire, et on ressent sans problème les vagues d’ennemis qui nous fondent dessus. J’arrive au bout d’un scénario en sueur, et je m’aperçois surpris que j’y ai passé 45min – 1h sans lever le nez.

Et puis il y a l’aspect deckbuilding… Je n’aurais jamais pensé que je me ferais avoir comme ça ! J’étais réfractaire à Magic parce que je ne comprenais pas l’intérêt de passer autant de temps à construire un deck dans son coin avant de pouvoir vraiment jouer. Devant le SdA JCE je perçois enfin que la partie construction fait partie intégrante du jeu au même titre que la partie elle-même, et que c’est largement aussi fun. Après s’être fait rouler dessus par un scénario, on a tout de suite envie d’analyser ce qui n’allait pas, quelles cartes retirer, quelles cartes ajouter, pour se reconstruire un nouveau deck et le remettre à l’épreuve immédiatement.

Et voilà comment on tombe dans le piège-à-cons du « je veux toutes les cartes qui existent ! » Bon, maîtrisez-vous quand même, ça coûte de l’argent tout ça… Mais la boîte de base permet déjà une bonne expérience, à la fois de jeu et de deckbuilding (surtout en solo, c’est assez délicat de se fabriquer un deck polyvalent comme il faut).

Pour résumer : en coopératif, je préfère d’autres jeux qui apportent un peu plus d’ambiance, mais en solo c’est mon jeu préféré. On prend autant de plaisir à jouer contre le scénario qu’à personnaliser son deck en fonction du scénario à jouer. Et rarement un JCE m’aura autant donné l’impression de vivre une histoire.

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