Ce jeu est sorti le 17 janv. 2011, et a été ajouté en base le 17 janv. 2011 par limp

édition 2010
Par Atsuo Yoshizawa
Édité par Arclight Games

Standalone 2 éditions
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Provocateur et intelligent

Un incroyable OLNI que ce Barbarossa, mais qui vaut vraiment la peine.

Séduit au premier abord par le thème sulfureux du jeu, parce que quand même il faut oser un jeu sur la Seconde guerre mondiale, connu pour sa barbarie inouïe, qui met en scène des "sexy nazi girls", en guerre contre la très vilaine sorcière Staline.

Oui, c'est pas politiquement correct, donc oui il ne faut pas acheter/jouer à ce jeu si le second degré n'est pas votre fort.

Pour les autres, non seulement vous serez captivés/attendris/amusés par les illustrations dans le plus pur style "echi" (= très légèrement coquin) du jeu, mais après avoir lu les règles et testé le jeu, vous vous retrouverez face à un très bon deckbuilder à la dominion.

Et c'est un peu le paradoxe de ce jeu, dont le sérieux du design est inversement proportionnel à celui des mécanismes mis en oeuvre.

On se retrouve donc à bâtir un corps d'amée, composé à l'origine de transport et d'infanterie, puis qu'on enrichit tour après tour de cartes. A ce propos, les effets des cartes rendent de manière très réaliste les unités et tactiques historiques qu'elles représentent (ce qui surprend quand on voit par ailleurs les "quelques" libertés prises par rapport à l'Histoire).

Bref, une fois son deck bien lancé, on part à la conquête des villes russes. Et c'est une véritable course contre la montre qui commence, car il n'y a que 12 villes (PV) à se partager.

Les combos sont nombreux, bien pensés, les tours s'enchaînent rapidement, le hasard est bien dosé.

En revanche, le bât blesse au niveau de l'interaction et de la fin de partie/victoire :
- l'interaction : quasi inexistante, on joue vite certes, mais chacun dans son coin, seuls certaines cartes tirées au hasard + quelques cartes rarement utilisées dans ce but permettent d'intervenir dans le jeu des autres joueurs.
- la fin de partie/victoire : si les joueurs sont au coude à coude toute la partie, c'est le hasard dans l'ordre du tour et la disposition (aléatoire) des cartes villes (PV) qui finalement déterminera le vainqueur.


En conclusion, Barbarossa est un jeu au thème certes "spécial", mais bien rendu et un très bon deckbuilder, mais pas non plus ultime.

Le deuxième opus des nazis girls de chez Arclight games, El Alamein, qui reprend les mécaniques de Barbarossa sur le thème cette fois-ci de la guerre du désert, est beaucoup mieux. Il corrige les erreurs de Barbarossa et ajoute de très bonnes idées.

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