Praetor - Pour la gloire de Rome
Ce jeu est sorti le 30 mai 2014, et a été ajouté en base le 21 mars 2014 par YeN

édition 2014
Par Andrei Novac
Illustré par David Szilagyi
Édité par Play & Win, NSKN Games et Editions Sans-Detour
Distribué par Millennium

Standalone
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Praetor, si tu le mérites...

Praetor est un jeu de placement d'ouvriers, ouvriers que l'on place sur un plateau formé de plusieurs tuiles cités où chaque tuile correspond à une action à réaliser. Au début, le nombre de tuiles cité est restreint, mais au fur et à mesure de la partie, celui aura tendance à augmenter, laissant aux joueurs de plus en plus de choix d'actions.


Le pitch du jeu : nous sommes des ingénieurs envoyés en Grande Bretagne afin de participer à la construction d'une ville frisant la splendeur de Rome et par la même occasion, participer à la construction du mur d'Hadrien, empereur de Rome qui a l'idée de consolider les frontières de son empire plutôt que de l'agrandir. Nous allons donc récolter des points de faveur durant le jeu, et à la fin, l'empereur lui-même nommera Praetor celui qui en aura accumuler le plus.

Les règles sont assez simples à comprendre, et le nombre d'actions par joueur est limité à 2, soit on construit une tuile cité (en claquant des ressources qu'on aura pris soin de récolter), soit on en active une pour réaliser l'action correspondante (prendre des ressources bois, pierre ou marbre, aller au marché, échanger du bois contre des armes, construire le mur d'Hadrien, enrôler des ouvriers supplémentaires, gagner des points de faveur, augmenter son moral, gagner de l'or...)

La petite innovation est que les ouvriers qui sont représentés par des dés vont gagner de l'expérience en fonction des actions qu'ils réalisent, et plus ils sont expérimentés, plus il vont être intéressants à jouer (on récolte plus...). Le truc, c'est qu'au bout d'un moment, ces ouvriers vont devoir partir à la retraite (en somme, quand leur expérience égale 6) et qu'il va falloir leur payer une petite pension lors de la phase de maintenance.et Comme il faut également payer nos ouvriers actifs, cela fait une somme à prendre en compte à la fin du tour, et le manque d'or pour les payer peut faire mal (baisse du moral, perte de points de faveur). Mais bon, y a toujours moyen de faire bosser un retraité avec le camp de travail :)

Dans ce jeu, lorsque qu'un de nos ouvriers a construit une tuile cité, cette tuile nous appartient et son action, si on l'active est gratuite pour celui qui la possède. Si un autre joueur veut utiliser l'action d'une tuile ne lui appartenant pas, il devra payer une petite somme d'or à son propriétaire (cela vous rappelle quelque chose :) )

Et le jeu se déroule ainsi, tout du long, l'aire de jeu s'agrandissant avec le nombre de tuiles posées, donc le nombre d'actions à réaliser, faisant apparaître quelques combos ici et là à celui qui les repère.

Il va bien falloir gérer ses ouvriers, ceux qui partent à la retraite, car cela à un coût, bien gérer ses ressources aussi, son or,

faire attention à son moral (rémunérateur en point de faveur à la fin de la partie)...

Le jeu est long, les 60 - 90 minutes indiquées sur la boîte étant un peu optimistes, surtout à 5, mais il est plaisant à jouer.

Le matériel est à peu près de bonne qualité, mais parfois étrange (le bois est orange), les couleurs sont sobres.
En revanche, une erreur d'édition pour moi rédhibitoire, les disques d'action des tuiles sont de 3 couleurs (gris, vert et rouge sur fond de mosaïque) et pour distinguer le vert et le rouge quand on a quelques soucis, c'est juste un calvaire... Avec 3 couleurs, y a moyen d'en trouver d'autres ou de faire des zones d'activation de formes différentes, car ces zones vont avoir un impact sur l'expérience gagnée par vos ouvriers, donc auraient dû posséder une bonne lisibilité. Aussi, pour le joueur bleu, la couleur des dés et des jetons propose 2 bleus différents (un bleu clair et un bleu foncé, donc pour l'unité, c'est pas le pied). Quelques dés ont des petits soucis de frappe (la face 2 de certains dés ont 2 points et un autre trou qui tache...). Mais les tuiles sont en carton épais et de bonne qualité.

C'est un jeu, aussi, où on va scorer comme des dingues de partout (compter plus de 200 points à la fin pour 3 joueurs) et y a moyen d'envoyer des volées de points en un seul coup, car certaines tuiles ont des effets très puissants, encore plus si on les combote bien.
C'est là que le jeu aussi prend son sel, car il va falloir surveiller de près nos voisins et le jeu prend une dimension de blocage indispensable pour éviter qu'un joueur ne s'envole au score. La place de l'ordre du tour va donc être très importante, et c'est le dernier sur la piste des points de faveur qui sera premier joueur, donc il est parfois intéressant de volontairement rester sur les talons des autres joueurs pour leur voler la première place et éviter ainsi un coup dévastateur. Il y a une vrai dimension tactique.

Pour conclure, le jeu est bon, simple à appréhender, mais difficile à contrôler. Il faut aimer les jeux où on score souvent et abondamment, c'est une véritable pluie de points.

Pour ma part, j'avoue préférer les jeux où l'on marque moins de points (et moins par coup), et où la démarche pour les gagner nécessite un peu plus de "labeur" et de "construction". Dans ce jeu, les écarts entre les joueurs varient de peu à beaucoup et un retard de 30 points peut se rattraper en 2 tours. C'est un peu une course aux points, et on n'a pas le sentiment de "vraiment" construire quelque chose.

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