Pourquoi j’ai failli revendre Race for the Galaxy

10,0

J’aurais pu vous dire ô combien j’aime ce jeu, vous venter ses qualités, vous mettre l’eau à la bouche et vous donner une irrépressible envie d’y jouer … J’aurais pu.
Mais je préfère vous raconter comment j’ai failli revendre Race for the Galaxy par un froid et pluvieux après-midi de mars.

Acheté à Essen 2007 en VF, pas sans une légère appréhension d’ailleurs n’étant fan ni du thème, ni de ce que je pensais être la mécanique, mais sur les conseils d’Oliv, qui à priori savait de quoi il parlait puisqu’il avait largement trempé dans la traduction.
Essayé quelques semaines après avec ma douce moitié (pas si douce ce soir là) pas plus accrochée que moi par le thème.
Première lecture des règles et première angoisse. Beaucoup de chose à retenir, rien d’intuitif et le tout paraît vraiment complexe. L’à priori est de plus en plus négatif au fur et à mesure de la lecture : des icônes dans tous les sens qui n’ont pas la même signification suivant les phases, des phases qu’on joue … ou pas, avec des bonus … ou non, bonus auxquels se rajoutent les effets des cartes déjà posées … Pfffff. Allez on joue !
Première partie … catastrophique serait un euphémisme. Passée la tête dans les règles à savoir ce que peux bien vouloir signifier tel ou tel icône et à se demander à quoi peuvent bien servir telle ou telle phase. Au bout de 15 minutes ma pas si douce moitié que ça envoie valser son jeu à travers la pièce en hurlant des noms d’oiseaux à destination à la fois du jeu et de son propriétaire, moi en l’occurrence. 10 minutes pour la calmer et la convaincre de reprendre la partie. 30 nouvelles minutes à l’entendre raller que ce jeu est une …, que l’on ne l’y reprendra plus, qu’elle aussi elle peut claquer son fric à acheter n’importe quoi … bref un parfait moment entre amoureux. La partie s’achève enfin et le verdict tombe : « tu le revends immédiatement ! ».

Cinq mois plus tard (j’aime bien faire traîner les choses), au moment où je pense effectivement le revendre (c’est là le froid et pluvieux après-midi de mars), Oliv (encore lui) réussi à me convaincre de lui donner une seconde chance (au jeu hein !, pas à lui. N’allez pas vous imaginer des trucs). Quelques jours plus tard, le temps de convaincre ma douce, qui entre temps s’était calmée, nous réessayions Race for the Galaxy… mais là c’est une autre histoire … l’histoire d’un amour jamais démenti pour un jeu qui en vaut vraiment la peine … pourvu qu’on s’en donne la peine.

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