Ce jeu est sorti le 16 juin 2001, et a été ajouté en base le 16 juin 2001 par Docteur Mops

édition 1993
Par Richard Garfield
Illustré par Franz Vohwinkel et Bayard Wu
Édité par Wizards of the Coast

Standalone 71 extensions
Frais de port ajustés en fonction du montant total et/ou de votre abonnement.

Pour quelques poignées de cartes en plus...

Magic, du fait de son incroyable succès attire autant la critique acerbe que les louanges.
La simplicité d’utiliser la fibre du collectionneur avec un jeu de combat et de magie reste aujourd’hui une idée géniale.

Lors de la création du jeu, la rareté de certaines cartes devait simplement simuler la rareté, dans le jeu, de certains sorts ou de certaines créatures. La règle précisant qu’il est possible de posséder 4 exemplaires identiques d’une carte dans un paquet de combat a incité les plus mordus à se procurer les cartes rares et puissantes en 4 exemplaires.
Deux méthodes pour se faire : l’échange (préconisé par le créateur et présentée comme étant une part indissociable du jeu) et l’achat en gros pour les plus nantis.

Mais, me direz-vous, si tout le monde sait qu’une carte est bonne, personne ne va vouloir l’échanger ? Et oui, mais ce n’est pas toujours évident de reconnaître une bonne carte au premier coup d’œil. Les plus malins (filous ?) se servent très vite et les négociations « douteuses » sont courantes. C’est là un des vrais mauvais cotés de Magic.

Dans un jeu où il y a des cotes et des argus (longtemps non officialisées par l’éditeur), il y a des besoins et des envies. Comme dans la vraie vie, toutes les façons de faire existent, en fonction du type de joueur vous avez en face. C’est un peu la course à l’armement et l’éditeur trouve ça à son goût.
Bien sûr ça ne pourrait pas fonctionner si les joueurs ne marchaient pas. Il faut dire que c’est toujours un vrai plaisir que de découvrir les potentialités offertes par le jeu quand on découvre de nouvelles cartes et de nouveaux effets. On a souvent envie d’en savoir plus, d’aller plus loin, et donc d’en avoir plus… Et si votre voisin vous bat tout le temps, parce qu’il a plus de cartes, il faut suivre.

En dehors du jeu sur table, c’est quand même une belle initiation à l’économie de marché qui est donné par cette mini bourse de petits cartons. Ce qui est à mes yeux une perversion, sera pour d’autres un atout de plus à verser aux qualités intrinsèques de Magic.

Si comme moi, vous êtes rétifs aux aspects les plus mercantiles et compétiteurs à outrance de ce jeu, il reste pas mal de possibilités pour continuer à s’amuser avec (parce que c’est aussi un bon jeu n’oubliez pas).
Pas la peine d’investir pour avoir une collection complète, si vous jouez en cercle restreint, arrangez-vous pour posséder un nombre de carte à peu près identique à vos partenaires.
Vous pouvez également limiter les cartes rares à 1 seul exemplaire et les peu communes à 2.
Des paquets pré construits sont proposés régulièrement à la vente. Ils permettent de pouvoir jouer dès l’ouverture de la boite et sont relativement bien équilibrés entre eux (malgré tout ne comptez pas aller en tournoi avec).
Le « draft » est un format agréable qui vous permettra de passer une bonne soirée avec un groupe d’amis. 3 boosters chacun que vous ouvrez, choisissez une carte et vous passez le reste à votre voisin et ainsi de suite. Avec les cartes sélectionnées, vous fabriquez un mini paquet de 40 cartes et vous affrontez tous les autres.

Vous comprendrez donc, que même après avoir arbitré des championnats de France (ou Monsieur Phal a fini en quart-de-finale), je préfère aujourd’hui les quelques parties que je fais en famille ou avec quelques amis dans une ambiance un peu plus détendue et pas moins amusante.

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