My poor little soul!

3,7
Avant toute chose, je précise qu'il s'agit, d'un avis partiel.

Pourquoi cela ?

Parce que malgré tous mes efforts, je n'ai jamais terminé une partie de Dark Souls : The Board Game.

Les enquiquineurs ne me laisseront même pas continuer et diront qu'il est stupide de donner un avis lorsqu'on ne compte aucune partie complète à son actif. Ben à cela, je répondrai que non, les joueurs et joueuses ont le droit de savoir ce qui m'a empêché d'aller jusqu'au bout.

Si je devais résumer Dark Souls à un seul mot, ça serait sans hésitation :

Ennuyeux.

Eh ouais, on s'emmerde un peu dans Dark Souls.

On aurait pu avoir un gros jeu absolument dément, car les figurines sont belles, les illustrations agréables, les cartes nombreuses etc. Mais le gameplay ne tient malheureusement pas la route.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Dark Souls nous propose une série de combats tactiques contre des minions pas beaux (lol) qui nous mèneront jusqu'à deux boss redoutables.

Et c'est là que mes parties se révèlent incomplètes, car je n'ai jamais eu le courage d'aller jusqu'aux boss. Dommage, car il paraît qu'ils sont de loin l'élément le plus intéressant du jeu.

Et si je n'y suis pas parvenu, c'est parce que les combats contre les minions m'ont fait bâiller d'ennui.

Qu'on le dise tout de suite: vous trouverez probablement votre premier combat sympathique, le deuxième agréable également, mais vers le troisième, vous vous sentirez écrasé par le poids de la répétition.

L'intelligence artificielle des minions tient sur une carte. Celle-ci indique, à l'aide de quelques chiffres et symboles, comment agira le monstre. Pas besoin de jets de dé : les mouvements aussi bien que les dégâts sont indiqués à l'avance. C'est ingénieux et bien pensé, mais comme c'est ce que fera le monstre chaque tour, on prend conscience des limites.

Et comme il y a bien peu de minions différents, on a vite l'impression de toujours vivre les mêmes rencontres.

Ce qui différera à chaque combat, ça sera les dés (car vous les lancez pour votre personnage) et les quelques éléments de décor (baril explosif, coffre et pièges). Mais, ça ne suffit pas à renouveler l'intérêt.

Et si vous avez déjà joué au jeu vidéo, vous saurez qu'en cas de victoire, nous gagnons des âmes qui nous permettront de débloquer un meilleur équipement.

Et si vous perdez... ben vous avez plus qu'à tout recommencer.

Ben oui, puisque les ennemis réapparaîtront. Il vous faudra vous les retaper une nouvelle fois, et ce, autant de fois que vous mourrez (bon j'exagère, après quelques défaites, on a perdu et on peut plus recommencer).

Je peux comprendre que cela soit amusant et motivant dans un jeu vidéo, mais dans un jeu de plateau... ouch ! On en vient à cogner la table si l'on meurt, surtout si c'est à cause d'un jet de dé foireux.

Vous l'aurez compris, dans Dark Souls, ça sera again, again et AGAIN !

Voilà pourquoi je ne suis jamais parvenu jusqu'aux boss : je mourrais d'ennui au bout de quelques rencontres. Pourtant, les jeux de plateau en général sont comme les livres et les films : ils sont censés conserver notre intérêt du début à la fin. Là, c'est raté.

Si comme pour moi ce jeu ne vous convient pas en l'état, vous pourrez toujours le modifier avec des règles maison. Beaucoup ont déjà tenté l'exercice - vous n'avez qu'à vérifier sur Board Game Geek -, mais pour ma part, le naufrage a été trop important pour que je hisse la voile de secours. Dark Souls ne rejoindra plus ma table.

Je pourrais encore parler du système d'équipement et de caractéristiques que je trouve mal foutus, mais ça serait tirer sur l'ambulance.

En conclusion, je vous avouerai être assez surpris de voir à quel point les joueurs sont plus enthousiastes pour ce jeu ici que sur Board Game Geek.

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