Plein à craquer (au bout d'un moment)

6,0

(Cf. nouvel avis à chaud à la fin de cette chronique)

Evacuons les mauvais côtés de suite : Puerto Rico est un jeu d'apparence instable, c'est à dire qu'il est parfois difficile de savoir avec précision (au moins au début) pourquoi vous avez gagné ou ce qui vous a bien pu vous faire perdre. Le jeu avance, fluide, les possibilités s'offrent à vous, vous les saisissez, et pourtant il vous reste un vague sentiment d'incompréhension : vous avez tout fait comme lors de la dernière partie (stratégie qui vous avait alors sourit) mais vous avez perdu !??! Une seule explication : les autres joueurs. Ce sont eux qui font la part d'instabilité. Et c'est bien là tout le problème : garder un oeil sur le jeu des adversaires en permanence, prendre garde à vos propres choix qui, même s'ils vous paraissent aller de soi, sont tout à fait susceptibles d'avantager vos adversaires bien plus que vous même.
Et lorsque vous avez compris cela, vous avez compris l'essence de Puerto Rico.
C'est un grand jeu, fluide, interactif, où personne ne s'ennuie pendant le tour des adversaires, qui offre des possibilités nombreuses et sans cesse renouvelées. Et malgré cela, les règles restent ultra simples à expliquer pour ce type de jeu. Une fois lues, elles sont à peu près assimilées, et le seront parfaitement après quelques tours de chauffe.
Reste qu'il vaut mieux éviter de trop décrocher à Puerto Rico, au risque de voir le retard se creuser pour finalement ne plus pouvoir être comblé. Cela dit, il est possible d'opérer des retournements de situations en établissant des stratégies sur le long terme. C'est long à démarrer mais se révèle payant sur la durée si l'on évite les faux pas. Bref ! un must !

NOUVEL AVIS APRES BIEN DES PARTIES : bon, maintenant que je maîtrise bien ce jeu, il me fait l'effet d'une grosse mécanique qui tourne très bien, mais qui, une fois qu'on la connais, perd singulièrement de son intérêt. C'est clair qu'il s'agit d'un très bon jeu d'appel, histoire d'initier des joueurs novices, parce qu'on y prend très vite du plaisir. Mais passé ce cap, on éprouve le besoin de se tourner vers du plus costaud. Puerto Rico, c'est grosso merdo toujours la même chose : tu chopes vite fait le port et la douane, voire la manufacture si t'as pris une autre voie, et normalement tu gagnes[/i]

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