La bande des porcelets
2 à 7
Joueurs
4 ans et +
Âge
20 min
Temps de partie
20,00 € prix de vente conseillé
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Pig Band

8,0

Premier week-end de juillet. Au pays de la gentiane, Rioms-es-Montagne sort soudain de sa léthargie avec la traditionnelle kermesse de l’école du Sacré Cœur.
On vient là bien sûr pour la brocante où chiner l’intégrale de Mauriac en livre de poche. On vient pour la buvette où siroter une avèze en dressant l’esgourde au tirage de la tombola. On vient surtout des quatre coins du canton pour la course de cochonnets qui attire tous les pronostiqueurs du dimanche en mal d’hippodrome.
Comment dépeindre pareil rassemblement à tout ceux qui ne goûteront jamais au rare privilège d’assister à ce derby d’Epson cantalien ? Pour la course, on pourra utilement se rabattre sur la version d’Alex Randolf qui offre à un détail près - le champs réel n’étant pas une pâture fleurie mais le macadam sombre d’un parking - une bonne introduction à la manifestation. Pour l’ambiance des travées, le défi par contre s’annonce plus compliqué tant les trognes et physionomies locales sont typées et difficiles à retrouver dans son biotope ou le cercle de ses joueurs.
Oui mais la course? me souffle Omar.
Eh bien les cochons font des tours, vous l’imaginez. Mais nos gorets se montrent tellement stupides que l’on s’interroge en définitive sur l’origine de l’expression, et lorsqu’ils se grimpent dessus - ça Alex ne l’a pas inventé - c’est moins par calcul que parce qu’il y a devant un ralentissement, un virage à négocier et que toute cette tripaille à qui on ne cesse de botter l’arrière-train pour qu’ils avancent que diable ! oui que toute cette promesse de jambons et chapelets de jésus finit par s’agglutiner à la moindre occasion et n'évite d’extrême justesse le piétinement et le hachage menu qu’en se relevant sur les pattes arrière pour aller s’essuyer le groin sur le dos d’un compagnon de mêlée. Il faut ajouter que, sous le flux des déjections continues, la piste se couvre très tôt d’une épaisse couche de lisier rendant la prestation de nos compétiteurs assez hasardeuse et glissante. Lors, ils ont beau être équilibristes, les cochonnets roses pimpants sont en quelques tours déjà méconnaissables et tout fardés de purin. A croire qu’ils se sont alignés sur un Paris Roubaix.
La fête est finie à présent, nos 100 purs-sangs pur porc s’en sont retournés au cochonnier et Rioms, elle, à son calme … cantalien.
Ce soir au camping nous mangerons de la rosette en jouant à Rüsselbande.

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