L'Âge de Pierre
Ce jeu est sorti le 11 avr. 2008, et a été ajouté en base le 7 févr. 2008 par Monsieur Phal

édition 2008
Par Bernd Brunnhofer et Michael Tummelhofer
Illustré par Michael Menzel
Édité par Hans im Glück et Filosofia
Distribué par Asmodee

Standalone 2 extensions 2 éditions
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Pierrette, encore poilue, et déjà coquette

Type de jeu : Où l’on envoie ses gens récolter des choses qui servent à récupérer des trucs qui se transforment en points de victoire, mais le tout avec quoi ? Des dés. Même qu’il y a de l’or, déjà.

Nombre de parties jouées : 4

Avis compendieux : L’Age de Pierre est un petit jeu de pose d’ouvrier (au bémol près qu’à l’âge de pierre on ne parlait sans doute pas encore d’ouvriers) qui renouvelle bien le genre par le fait qu’on peut venir à plusieurs mais que le nombre de place est limité, qu’on peut faire les actions dans l’ordre choisi et surtout, que le nombre d’ouvriers placés ne présage de la réussite de l’action que via des statistiques parce qu’il y a quoi ? Il y a des dés. Alors bien sûr, les dés en feront pester plus d’un (« Comment ? Vous rentrez de la chasse avec seulement des fraises ? Mais qu’êtes-vous allé faire ? Bande de bons à rien, fégnasses, j’aurai dû écouter ma pauvre mère qui m’avait bien dit de ne pas rejoindre votre clan », vous voyez le tableau) mais si un jet de dés raté peut avoir un impact fort sur la partie s’il vient au mauvais moment et surtout si on avait placé trop d’espoirs en lui (la maîtrise du hasard, c’est aussi cela : envisager une solution de repli en cas de jet raté), le nombre fait qu’un joueur qui aura perdu ne pourra pas se réfugier qu’avec une bonne dose de mauvaise foi derrière le sacro-saint manque de bol aux dés, refuge trop facile des aspirants stratèges ne sachant pas prendre en compte le hasard dans leurs choix. Bref, un jeu qui n’amène pas grand chose de nouveau dans le monde du jeu mais qui dépoussière et rafraîchit un genre, celui de la pose des ouvriers sur une route, tout en le rendant accessible à un public moins joueur.

Clarté des règles (4) : On me les a expliquées oralement (à l’époque, vous savez ce que c’était) et une fois que j’ai dû les expliquer à mon tour, j’ai dû m’y plonger pour trouver un point que j’ai repéré sans trop de mal. Les règles sont assez aisées à prendre en main et font de ce jeu un bon jeu d’initiation pour un public moins joueur.

Qualité du matériel (5) : Hans im Glück a laissé tomber le thermoformage où tout chose à sa place faite sur mesure, mais las, ils suivent en cela l’air du temps et il faut bien soigner sa psychorigidité, hein. Les dessins sont bien agréables, dans un style qui a un air de déjà vu, propre, léché, sans doute trop pour certains. Les matériaux dont la forme évoque peu ou prout, pardon, prou le matériau lui-même change bien des traditionnels petits cubes, même si l’on est légitimement en droit de se demander si les hommes d’antan moulaient leur or sous forme de lingot.

Reflet du thème (3) : On va dire qu’on a une vision de la préhistoire de l’homme de la fin du vingtième siècle – début du vingt-et-unième. Mais le thème est essentiellement au service des mécanismes et avec un peu d’imagination on aurait pu sans doute en trouver un autre. Mais il a le mérite d’être lui-même rafraîchissant, la préhistoire n’étant pas souvent abordée et rappelant La Vallée des Mammouths, on ne peut plus rafraîchissant pour sa part voire iconoclaste.

Avis comportant ratiocinations et autres superfétations :
Ce n’est pas le jeu que j’irai acheter, même si je l’apprécie bien et ne rechigne pas à une partie de temps en temps. J’ai souvent eu l’occasion de le faire découvrir à des joueurs pas dans le genre accros si vous voyez ce que je veux dire, et la sauce a bien pris. Faut dire qu’il est bien joli, bien marrant, et qu’il génère pas mal de surprises à la fin, l’essentiel des points se faisant à la fin de la partie. A ce jeu, rien ne sert de courir après le lièvre, il vaut mieux bien choisir ses cartes et avoir une vue à long terme, servie par une bonne dose d’opportunisme, en étant toujours près à bondir sur les cartes les plus intéressantes (toujours garder une bonne réserve de bois). A noter que je déplore, personnellement, la stratégie de la famine, c’est odieux comme méthode et jamais, entendez-vous, jamais, dût-on me démontrer la supériorité de cette méthode, je me résoudrai à faire nourrir mes peuples, voire même à les transformer en ethnie xylophage.

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