Ce jeu est sorti le 13 juin 2014, et a été ajouté en base le 12 mai 2014 par Monsieur Phal

édition 2014
Par Atsuo Yoshizawa
Édité par Play & Win et Editions Sans-Detour
Distribué par Millennium

Standalone 2 éditions
30,00 €
Prix conseillé
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Panzerschneck™

Pour ceux du fond qui n'auraient pas suivi ou n'auraient pas envie de se taper 50 pages de forum, le jeu est un deck building, mais qui met en scène des nazis et des petites culottes. Voilà, c'est dit.

Les deux grands points de débat se situent bien là : Le nazisme est représenté de façon choquante, et les petites culottes, déjà beaufs au départ, sont ici sur des filles avec des poses bien trop sexualisées.
Alors qu'en est-il ?

Sur le point du Nazisme, à part quelques noms de cartes franchement risibles type "Miss Adolf" ou "La fureur du Führer" (sic), les références aux SS ou les allemands casqués défilants sous l'arc de triomphe peuvent être vues comme des références historiques, allez, admettons. Non, le plus gros point de débat reste le dos des cartes, d'un rouge vif et orné de la croix de fer.
Bon, il ne faut pas confondre la croix de fer, symbole militaire allemand, et la croix gammée, symbole du nazisme, et par extension de la Shoah. Là j'avoue ne pas réellement voir la polémique, ce symbole s'est vu réapproprié dans tellement de sous-cultures (bikers, metal) que je n'y vois pas quoi que ce soit de choquant. Je le trouve même plutôt beau ce dos de carte, avec son rouge verni et ses couleurs qui tranchent. Mais encore une fois, les goûts et les couleurs...

Sur le point des culottes, on le compare souvent (à tort) à Tanto Cuore. Tanto Cuore était déjà décrié pour ses illustrations "ecchi", mais ce n'est rien comparé à Barbarossa. On aime ou l'on aime pas ce type de dessin, mais le problème ici n'est pas tant d'avoir des femmes en dentelle sur les cartes, mais bel et bien des fillettes ultra sexualisés. Je fais, comme beaucoup de joueur je pense, bien vite abstraction des illustrations pour me concentrer sur le gameplay une fois la partie lancée, mais ici je dois dire que trois-quatre cartes sont vraiment gênantes. Gênantes car encore une fois, ce n'est pas une femme majeure et vaccinée qui est représentée, mais bien une fillette dans une position équivoque. On aurait mis des que femmes à la capacité mammaire défiant la gravité, ça se serait vendu de la même façon, pour le même public. Là c'est too much pour moi. Je veux bien des illustrations beaufs, mais alors quelque chose de sexy, et surtout de légal, et pas du borderline pédophile.

Bon, maintenant qu'on a défriché, on va faire abstraction des thèmes borderline et parler gameplay, voulez vous ?
Le jeu est un deck-builder, donc on va le comparer à Dominion, c'est forcé. Surtout que l'on retrouve un équivalent de cuivre/argent/or, et que malgré une thématisation, on a un équivalent aux gains d'actions/achats/cartes.
Par contre, la comparaison va s'arrêter là. Le but du jeu va être de monter une force armée, pour attaquer les villes russes une par une, en finissant par Moscou. Dans les fait, c'est une pile de carte, principal vecteur de points, dont Moscou est forcément la dernière.

Commençons par les quelques points forts du jeux, car il faut lui en reconnaitre quelques un :
+ La gestion de main :
On pioche 4 cartes au début du tour, et non pas 5 comme dans la plupart des deck-builders. Oui mais en fin de tour, on peut conserver une carte non jouée pour le tour suivant. Ainsi, après avoir pioché 4 nouvelles cartes, on en aura 5 en main. C'est tout bête, mais ça ouvre de belles opportunités, soit pour chercher une combo, soit pour économiser d'un tour sur l'autre, soit pour temporiser... Bref, il y a de quoi faire.
+ La zone de combat :
Une carte d'unité peut être jouée pour l'effet dans sa text box, auquel cas elle sera défaussée en fin de tour, ou bien elle peut être déployée, auquel cas elle rejoindra la zone de combat. Une fois dans cette zone de combat, la carte restera sur la table et ne sera donc pas défaussée à la fin du tour, par contre elle pourra effectuer les effets indiquées dans une deuxième text box. Ainsi, on se retrouve avec deux options stratégique par unité.
+ Le système de rapatriement :
Une carte dans la zone de combat y est souvent pour apporter un bonus en combat pour une activation. Si par contre, le combat ne suffit pas et il nous faut un boost ponctuel, certaines cartes proposent soit de les remettre dans la défausse pour des précieux points de combat, soit carrément d'être rapatriées et remises sur les tas au centre de la table. Encore une fois, une mécanique toute simple, mais qui permet des offres des choix en terme de jeu.
+ Le système de points de victoire :
Les points s'acquièrent par des assauts sur des villes, gros vecteurs de points, ou sur des collines stratégiques et positions fortifiés qui facilitent les assauts ultérieurs. On se retrouvera donc avec la possibilité de rendre des points de victoire pour faciliter la prise de ville. Toujours plus d'options en terme de jeu : attendre et s'armer, ou foncer au risque de perdre quelques points dans la bataille ?

Pour ce qui est des points faible, je n'en vois que deux, mais ils sont gros :
- Les cartes sont toujours les mêmes à l'exception d'un paquet qui est retiré du jeu de façon aléatoire. Je ne donne donc pas cher de la rejouabilité.
- Le temps de jeu... Une partie est longue, très longue. Compter 30-45 minutes par joueur.


Alors finalement, ce jeu, j'y joue ou pas ?
Et bien, je dirais que si on peut passer outre le thème et les illustrations parfois vraiment trop borderlines, le jeu présente des idées franchement rafraichissante en terme de deck-building, même si je crains un grand manque de rejouabilité.
Par contre, si on ne peut pas passer outre, il vaut mieux se tenir vraiment éloigné de ce jeu.

Quoi qu'il en soit, je banque ici le surnom de Panzerschneck™ pour ce roi du bon goût.

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