Civilization

de Francis Tresham
Civilization
7.88 
163 avis

Description du jeu :

Ah le parfum de l'antiquité, des peuples mythiques, Assyrie, Egypte et d'autres. Ce vieux jeu (20 ans déjà) a marqué l'histoire du boardgame. Il méritait bien que nous nous y intéressions.Vous prenez... En savoir plus

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Où il est question de micro-onde, d'auto-école et de mysticisme

Parties jouées : une dizaine à deux (mais sur 4 ou 5 parties, chacun de nous gérait trois civilisations)

Matériel : ne nous mentons pas, rien ici d'éblouissant mais il faut remettre les choses dans leur contexte (époque et style de jeu). J'aurais aimé des figurines (j'aime les figurines, désolé, et regarder un diorama en mettant mes yeux au niveau des personnages), par exemple comme celles des Rescapés de l'Atlantide. Bon, en fait, on a des petits cartons carré, il paraît que c'est un classique de ce genre ludique. La planche elle-même ne fait pas dans la finesse, les zones de couleur sont très nettes, du jaune très jaune, du bleu vraiment bleu et du vert totalement vert. En plus, la zone Grèce-Crète est particulièrement petite et on y est très serré (c'est peut-être pour rendre le jeu plus réaliste mais moi, j'ai des gros doigts boudinés, alors le réalisme, hein!) Les cartes de commerce sont sobres et claires et les cartes de civilisation correctes, enfin, rien de génial. On l'aura compris, je n'ai pas craqué sur le matériel, rien à voir avec "Mémoir'44" ou "Les Piliers de la Terre" ou même "1960 : The Making Of The President".

Thème : là, par contre, je m'y retrouve beaucoup plus. Le développement des civilisations du bassin méditerranéen à l'époque charnière entre la préhistoire et l'histoire, cette période de développement impressionnant, tant au niveau des populations que des modes de vie et des inventions est très intéressante et laisse une assez grande liberté à chacun (même si il y a des passages obligés et que chaque civilisation a ses propres contraintes, notamment géographiques, et c'est là qu'on découvre l'importance fondamentale de cette même géographie sur l'évolution des peuples. Civilisation : un jeu qui fait réfléchir!)
On simule donc tout cela grâce à différentes phases de jeu, nombreuses et variées. On part de l'augmentation de la population qui permet de construire des villes qui permettent de récupérer des cartes commerce qui permettent d'acquérir des connaissances qui facilitent la vie (le micro onde a ainsi permis de manger ces trucs très durs qu'on trouve au supermarché dans le rayon où il fait très froid. En effet, après passage dans cet outil génial, ce parallélépipède que vous deviez auparavant découper au burin devient tout mou et peut être mangé sans problème. On n'en parle pas dans Civilisation, pourtant il avait autant sa place que l'agriculture, la poterie ou le Mysticisme. Le mysticisme, je vous demande un peu...)

Avis nostalgique au doux goût (Dougou?) de madeleine (celles qu'on mange, pas celle qu'on attend et qui ne viendra pas) : pour nous (ma partenaire habituelle et moi, bande de curieux), ce jeu symbolise le début de la découverte d'un autre univers de jeux, après le classique apprentissage sur Monopoly, Trivial Pursuit, et autre Scrabble parce qu'il fait partie des quelques jeux que nous découvrîmes alors par le biais d'une médiathèque et qui nous ont marqué(comme les Rescapés de l'Atlantide ou Talisman). La règle est bien épaisse mais finalement s'apprend facilement en procédant par ordre et en pratiquant successivement les variantes simplifiées proposées: apprendre à croître et se multiplier puis apprendre à commercer et enfin se lancer dans le grand bain et tout gérer (comme à l'auto-école, le jour où le moniteur lâche tout sur la bretelle d'accès du périphérique de la capitale régionale à l'heure de pointe en vous hurlant à l'oreille "vas-y, c'est à toi!"). Au bout de quelques parties, sachant que nous ne jouerions jamais à plus de deux à ce jeu mais ayant une furieuse envie de tester la carte entière, nous décidâmes de breveter une variante à 3 civilisations chacun. Là, nous partions pour une bonne semaine de jeu, une heure chaque soir, dans la joie et la bonne humeur même si c'est tout de même un peu lourd de gérer tout ça. C'est mon plus grand regret sur ce jeu: pour que la pression foncière agisse, il faut être deux sur une petite surface ou nombreux sur toute la carte (toujours ces satanées questions géographiques). Je le comprends mais je le regrette. Parce que j'aime bien de temps en temps ce genre de jeu long, au rythme immuable, lancinant, où on croît sans vraiment s'en apercevoir (mais on croit qu'on s'en apercevra).

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