Ce jeu est sorti le 3 août 2001, et a été ajouté en base le 3 août 2001 par Monsieur Phal

édition 1935
Par Charles B. Darrow
Édité par Hasbro et Parker

Standalone 103 éditions
27,00 €
Prix conseillé
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"Où il est question de férocité, du 1000 bornes et d’une pseudo-élite"

Parties jouées : aucune idée, peut-être 10, 20, à deux ou trois, et même tout seul, parfois.

Matériel : à l’époque où j’ai découvert ce jeu, le matériel ne me posait pas de problème. Je préférais la version de mon cousin, qui avait les pions en métal (le haut de forme, la godasse…). Moi, j’ai la version avec les pions plastique, c’est moins classe. Sinon, la qualité est au rendez-vous, tout est limpide, clair, de bonne qualité. Extrêmement sobre, avec un côté rétro dans les illustrations qui est assez agréable à l’œil, je trouve. (un peu comme le 1000 bornes, en fait)

Thème : c’est un peu le problème du jeu. Contrairement à la Bonne Paye, ici, il faut écraser les autres. Le concept est assez féroce et l’affrontement est direct, pas déguisé sous des actions plus floues comme dans pas mal de jeux modernes. Mettre les autres sur la paille, bâtir plus vite et tuer pour mieux survivre, c’est pas trop mon concept, mais c’est pourtant la seule solution pour gagner.

Avis ("C'est mon opinion et je la partage") : pour moi, ça se joue en deux phases. La première, sympathique, comme une promenade, concerne l’achat des terrains. Cela se joue aux dés, on achète (ou pas), tout le monde est tranquille, on rigole, on fait payer les droits de passage, on est envoyé en prison. La partie que j’adore… Vient ensuite la deuxième phase : dès que les terrains ont commencé à bien être répartis, les négociations commencent (on a rarement la chance d’avoir acheté une famille entière). C’est là que le jeu bascule toujours. Beaucoup font des erreurs colossales de jugement en laissant partir certains terrains. En général, je revends très peu, à la rigueur, un échange standard, une rouge contre une jaune, et c’est vraiment le maximum. C’est une phase que j’apprécie peu (je n’aime pas les jeux de négociation) où il faut faire croire à l’autre qu’il fait une affaire alors qu’on sait qu’on est en train de lui faire perdre la partie. Enfin commence…la fin. On tourne sur le plateau en construisant, attendant que l’un des joueurs craque, tombant dans un premier piège, vendant toutes ou partie de ses maisons, puis hypothéquant, déshypothéquant parfois, comme une bouffée d’oxygène, puis retombant définitivement liquidé. C’est la partie cruelle du jeu. J’ai souvent fait partie des gagnants, et c’est vraiment pas un moment agréable de voir l’autre tomber en capilotade…
J’ai donc un avis mitigé sur le jeu. En même temps, je suis très agacé par l’acharnement que met une certaine pseudo élite des joueurs à s’acharner sur ce jeu. Si on est autant de trentenaires à jouer aujourd’hui, c’est grâce à ces jeux qui nous ont fait jouer dans notre enfance. Et puis, chaque époque a ses modes et je suis persuadé que dans quelques années (ou dizaines d’années) les jeux de cubes (l’alchimie gestionnaire à l’allemande) aura sans doute pas mal vieilli, peut-être autant que les jeux de parcours au dé. Le problème des jugements sur le monopoly, c’est aussi de le faire à travers notre regard et nos pratiques de joueur d’aujourd’hui, alors qu’il faut aussi le remettre dans son époque pour le juger à sa juste valeur.
Pour le plaisir (et ne pas finir sur une note énervée), on a refait une version récemment à notre sauce, en plaçant tous les lieux mythiques de notre villégiature de vacances, adaptant les cartes en évènements maritimes. On s’est bien amusé à refaire ça, mais on n’a même pas encore testé !

Bref, peut-être pas le jeu idéal pour la soirée entre amis. Et surtout si vos amis sont des féroces de la gagne, changez d'amis car ça pourrait mal finir.

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