Ce jeu est sorti le 24 nov. 2006, et a été ajouté en base le 3 juil. 2006 par Monsieur Phal

édition 2006
Par Christophe Finas
Illustré par Guillaume Messager
Édité par Rôle & Stratégie Editions
Distribué par Rôle & Stratégie Editions

Standalone

Original et recherché mais imparfait !

Astoria bénéficie d’un matériel atypique. La boîte en bois véritable sculptée est magnifique. Malheureusement la qualité du matériel à l’intérieur n’est pas homogène. Si les flacons en verre et les gemmes sont une réelle bonne surprise (rarement vu dans les jeux de société), on ne peut en dire autant pour le plateau de jeu réduit à un simple morceau de papier plié ( là aussi c’est du rarement vu !). Les graphismes des cartes ne sont pas critiquables mais ceux du « plateau » de jeu sont moins réussis.
Autre point gênant, il manque 2 flacons alors même que la règle permet de jouer à 5 ou 6 joueurs !
On se consolera en découvrant le prix vraiment mini de ce jeu qui en offre finalement bien plus que d’autres jeux plus mesquins sur ce registre.

Astoria propose aussi deux manières radicalement différentes de jouer. Deux jeux pour le prix d’un donc !
Je suis moins attiré par la version « laboratoire » qui se résume à un jeu abstrait un peu répétitif pour 2 joueurs. Le jeu gagne certainement à être jouer en équipe. A 2, les situations de blocage me paraissent trop nombreuses et lassantes à la longue.

La version « épique » m’a paru beaucoup plus attrayante et fun. Les règles sont un peu complexes à assimiler mais une fois en route le jeu est fluide et très simple dans sa mécanique.
Astoria est un jeu semi-coopératif plus profond que Les Chevaliers de la Table Ronde pour plusieurs raisons. Il y a d’abord la présence de plusieurs « félons ». Une partie des joueurs cherchent à sauver le Roi, les autres tentent de le tuer. Ces buts antagonistes font tout le charme du jeu car au début les suspicions vont bon train jusqu’à ce que les rôles se dévoilent. Les félons qui ont des buts tous différents ont intérêt à ne pas se dévoiler trop vite sous peine d’être envoyés en exil.
Bien sûr comme dans tous les jeux de ce type, Astoria gagne à être jouer à 4, 5, ou 6 joueurs. Cependant il existe une variante pour 2 ou 3 joueurs qui fonctionne correctement. Détail important : les parties ne traînent pas en longueur. C’est fluide et sans temps mort. Les tours s’enchaînent rapidement. Ce n’est pas non plus répétitif car les joueurs ont une grande liberté d’action. Le nombre de possibilité à chaque tour de jeu est grand. Par ce fait le jeu parait moins aléatoire que Les Chevaliers de la Table Ronde. Le hasard dans la pioche de cartes est moins déterminant puisqu’il est possible de voir au dos la couleur des gemmes correspondante (même si la force du pouvoir est inconnue).

Au final Astoria est un jeu attachant dans sa version épique mais qui mérite un plateau de jeu plus décent et plus pratique (les pions ont tendance à glisser sur la feuille…).
Il demande plus d’investissement dans l’apprentissage des règles si on le compare à d’autres jeux semi-coopératifs mais il en vaut réellement la peine.

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