Meadow
1 à 4
Joueurs
10 à 120 ans
Âge
60 min
Temps de partie
40,00 € prix de vente conseillé
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On se promène ? Oui.

sur Meadow
9,0
Meadow, un jeu un peu sous les radars, nous permet de sortir en forêt, en campagne tout en restant les yeux rivés sur une table. Ce qui est bien, nous ne rentrerons pas, à priori, les bottes crottées après une bonne ballade dans les bois. Cet avis ne concerne que des parties à deux joueurs et pas mal en solo. Musique écoutée : les oiseaux et la route devant chez nous. Une sorte de simulation de promenade comme le fit l’excellent jeu Fungi par exemple.
(Ayant créé la fiche du jeu sur une tablette, je n’ai pas réussi à rentrer le nom de l’auteur…)
L’auteur n’est pas un inconnu de par chez nous, il est l’auteur du familial et fun Dream Home dont l’extension était superbe. A croire que c’est un auteur spécialisé dans les jeux « hors des radars ».

Le jeu est superbe. Chaque carte unique représente un animal, objet ou paysage. Ça peut paraître illisible mais tout est très clair. Comptez environ 50 mn pour une partie à deux et une demi-heure pour un solo. Pour les règles, sachons que nous devons construire le meilleur microcosme possible. Un plateau avec diverses cartes nous rend visible nos choix (système à la quadropolis). A chaque tour nous pouvons prendre une carte sur le plateau puis la poser dans notre zone de jeu (deux zones possibles) ou bénéficier d’actions sur un autre plateau. Voilà. Les cartes rapportent des points. Les places disponibles s’amenuisent au fur et à mesure du tour.
Le sel du jeu est dans la programmation des icônes des cartes. Il y a une logique implacable et comme dans toute promenade, un peu d’impondérable. Ou du moins un peu de tension. Ce jeu reste paisible mais et c’est là où Wingspan, par exemple, avait échoué pour nous, on peut se raconter notre partie, c’est une interaction souple. Le goût d’y revenir est présent. On veut essayer d’autres options. Pourtant, il n’a rien à voir avec Wingspan si ce n’est qu’en fin de partie, il y a une sorte de satisfaction à se refaire le fil de notre partie… ici, j’ai commencé avec un scarabée puis des papillons et enfin j’ai marché vers une maison accueillante… puis, à un moment inopportun, un papillon est venu se poser, le dingue, sur mon épaule.

Le mode solo permet de simuler. Il est carré, des variantes sur bgg permettent d’utiliser le feu de camp. Pour l’instant, après six parties, l’intérêt ne s’émousse pas. L’esthétique y est pour beaucoup mais les mécanismes également.

Bravo pour ce jeu, et une trentaine de cartes supplémentaires nous attendent dans des enveloppes mystérieuses… évidemment, ce jeu se prête à des extensions… D’ici là, nous ne nous lasserons pas, de temps en temps, à y revenir avec plaisir. Un grand bravo. Je finirais par dire Bravo. Accessible, intéressant, prenant… pour peu qu’on accepte de se crotter les bottes.

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