On ne brasse pas que du vent

10,0

Brass veut dire le cuivre, c'est à dire la monnaie. C'est dire s'il en faut pour réussir à ce jeu magnifique dont le moins que l'on puisse dire est qu'il renouvelle Wallace tout en perpétuant honnêtement une tradition qui a fait ses preuves. Contrairement aux derniers opus ; Perikles et autre Byzantium, Wallace est revenu cette fois-ci à l'orthodoxie de l'école anglaise. On ne cogne pas, on construit (et à chaque fois que l'on construit, on cogne). Wallace aime adapter les mécanismes au thème, contrairement aux allemands qui font l'inverse, et c'est sans doute aussi pour ça que j'ai un gros faible pour cet auteur. Ici, il nous ressort sans complexe ce qui a fait la fortune d'AOS avec un beau jeu de connection-gestion, pourvu d'un matériel et d'un graphisme sans reproche (les pisse-froids y trouveront à redire, mais c'est normal, ne leur gâtons pas leur seul plaisir qui est de découvrir des jeux pour s'y emmerder et les descendre aussitôt). Evidemment, il s'agit d'un jeu qui ne livrera ses secrets qu'après quelques parties, comme tous les jeux de ce niveau (comme tous les jeux de Wallace d'ailleurs). Le plus difficile étant d'intégrer les diverses possibilités de développement entre la connection, prometteuse de points de victoires au décompte, et la construction de bâtiments qui rapporte rapidement, et aussi à long terme, mais qui est de toute façon vaine sans un bon réseau de communication. Construire ou se développer ? That is the question... Sans compter qu'il est urgent d'avoir posé ses connections avant les autres au bon endroit, selon la construction des joueurs justement, dès lors que l'on gagne un maximum sur ce que les autres ont construit... si on a bien connecté. Tout cela fonctionne vivement et à merveille, sur un jeu qui est aussi bon à 3 qu'à 4 joueurs, pas si long que ça, et dynamique à souhait.

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