Gears of War : The Board Game

de Corey Konieczka
Gears of War : The Board Game
8.50 
74 avis

Description du jeu :

L'Emergence Day, le jour où la paix dans laquelle vivaient les habitant de Serra révéla dans le sang son caractère illusoire. Sans qu'aucun signe avant-coureur ne puisse le laisser présager, la horde... En savoir plus

Prix de vente conseillé : 70,00 €

Oh my GoW'd

Gears of War (dit GoW) c'est d'abord un jeu vidéo, ça, tout le monde le sait.
Les jeux à licence c'est souvent moyen voire pire, ça, tout le monde le sait.

Sauf qu'on a ici affaire à un jeu FFG (Edge pour la VF) qui est habitué à porter certaines licences en jeu de société et souvent avec succès. Je pense, entre autres à leurs adaptations du Seigneur de Anneaux ou à celles sur Battlestar Galactica ou encore Starcraft plutôt réussies.

Et comme souvent, c'est leur auteur maison, Corey Konieczka, qui s'y colle.
Vu le background de la licence, l'améritrash semblait parfaitement convenir. Ça tombe bien car Corey Konieczka est justement un spécialiste du genre (on lui doit notamment quelques uns des meilleurs représentants de cette branche du jeu de société comme RuneWars, Les demeures de l'épouvante, Battlestar Galactica, Starcraft, etc.).
En plus, comme ce monsieur aime faire les choses bien, il fait en sorte que le type de jeu qu'il crée soit adapté à la licence qu'il traite. Pour Starcraft il avait opté pour le genre du 4X qui retranscrivait bien les sensations du jeux vidéo. Là, pour Gears of War, il est parti sur un Dungeon Crawler bien musclé en coopération.
Et encore une fois, on retrouve ce qui a fait l'essence du jeu vidéo. Des marines costauds qui se retrouvent piégés dans un environnement infester de bestioles agressives et qui peuvent surgir du sol à tout moment, la possibilité de travailler en équipe, etc.
Les sensations et l'univers sont vraiment parfaitement retranscrites!

Mais comme on ne réinvente pas la roue à chaque fois, l'auteur est parti d'une bonne base pour mettre au point sa version de GoW. Il semble s'être inspiré de Doom : le jeu de plateau, jeu dans lequel des marines de l'espace affrontaient déjà des monstres pas beaux dans les couloirs d'une base secrète.
Il en a tiré la substantifique moelle : de la coopération entre les marines, des monstres qui surgissent de partout, des ordres à base de cartes, etc. Mais il a affiné le concept. Plus besoin de maître de jeu, les Locusts sont gérés par une IA. Celle-ci consiste en un deck duquel chaque joueur tire une carte à la fin de son tour. Cette carte va décrire la réaction des Locusts pour ce tour. Et ça marche plutôt bien!
Fini ce MJ qui pouvait exterminer les joueurs dès le 3e tour de jeu! Cela dit, le challenge reste assez ardu. Et c'est tant mieux. Les coop sont souvent assez faciles (à part l'excellent Defenders of the realm).
Autre innovation, la façon dont sont représenté les points de vie des joueurs : chaque PV sont représentés par le nombre de cartes qu'un joueur a en main. 4 cartes en main = 4 PV. Plus on est blessé moins on a de cartes en main et plus nos capacités à agir en deviennent restreintes. Un système similaire a été mis en place dans Mage Knight : board game de Vlaada Chvatil a peu près au même moment. Comme quoi les grands esprits se rencontrent ;)

On l'a compris, la mécanique est une réussite.
Mais qu'en est-il du matériel?

Comme d'habitude avec FFG, c'est beau, très beau. La grosse boîte est remplies de plein de marqueurs, de jolies tuiles représentant l'environnement dans lequel on va évoluer, des cartes bien illustrées mais surtout un bon nombre de très belles figurines.
Niveau traduction, c'est du bon boulot. Edge a bien remplit sa part du marché et nous livre une VF soignée peu de temps après la VO. Bravo!

Mais ce jeu a-t-il des défauts?
La réponse est oui. La perfection n'est pas de ce monde... Cependant ce n'est pas ce monde qui sert de théâtre au spectaculaire Gears of War. Du coup le jeu passe très près du "zéro défaut".
Cependant on en dénombre 3 :

1) la mise en place peut être longue dans certains scenarii.
2) certaines figurines de marines sont difficiles à distinguer les unes des autres. Deux solution s'offrent alors à nous : les peindre ou bien mémoriser où est sont soldat (ce qui n'est quand même pas bien difficile). Autant vous dire que vu mon manque de talent, j'ai opté pour la 2e solution et que je m'en porte très bien!
3) la police de caractères utilisée (celle du jeu vidéo en fait) ne permet pas de clairement distinguer les chiffres "6" et "8"... Mais bon vu l'importance des chiffres dans le gameplay, ce n'est vraiment pas très grave.


conclusion?

Ce jeu est un must have pour quiconque aime l'univers de GoW ou aime le genre dungeon crawler, ou aime les jeux de type coopératif au challenge poussé ou pour quiconque aime tout ça à la fois.

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