Noé

Noé

Édition 2012
Par Bruno Cathala et Ludovic Maublanc
Illustré par Xavier Collette
Édité par Bombyx
2 à 5 joueurs
Nombre de joueurs
7 ans et +
Âge
30 min
Temps de partie
15,00 € prix de vente conseillé
Bouton pour acheter sur PhilibertBouton pour acheter sur Boutique LudiqueBouton pour acheter sur Magic Bazar
L'avis de Tric Trac sur ce jeu
Kristoff
Tric Trac team
7,8
Ce n'était pas le radeau de la Méduse, ce bateau...

Noé, Noééé Capitaiiine abandonééé !

8,4

Noé est un donc un jeu pour 2 à 5 membres de la SPA en herbe, à partir de 7 ans, pour des parties de 30 minutes. Quand on voit les magnifiques illustrations de Xavier Collette, et qu’on lit que c’est un jeu familial à partir de 7 ans, on se dit que ça sera très bien comme cadeau d’anniversaire pour le petit ou la petite dernière. Oui, mais pas que.

Et non, pas que. Parce que si vous êtes un tant soit peu familier avec les créateurs du microcosme ludique qui est le notre, vous saurez de suite que ces deux auteurs ne se contenteraient pas de nous cuisiner un « simple » jeu pour enfant sans y ajouter desmorceaux de fourberie et de crocs en jambes dedans, le tout mijoté dans unemécanique bien huilée et relevé d’une touche de tactique qui va bien; à servir sans modération.

Noé nous propose donc de sauver des gentils nanimaux du déluge apocalyptique qui menace de menacer des espèces pas encore menacées, mais qui vont pas tarder à le devenir si on ne les aide pas vite fait à se carrer l’arrière train dans les embarcations direction la Grande Arche. Et pas celle de la Défense, hein, celle de Noé qui nous attend au large.

On y va Noé ?

Chaque joueur en reçoit 8 cartes au début d’une manche, le but du jeu étant de se défausser de toutes ses cartes avant les autres joueurs en aidant Noé dans son sacerdoce logistique. Chaque carte représente un animal avec 3 caractéristiques principales: la race (lion, girafe, panda…), le poids (« Mais non Babar, c’est pas toi qui fait pencher le bateau… ») et le genre (mâle ou femelle, ou les deux…). Vous allez donc devoir disposer vos cartes sur une des 5 embarcations disponibles autour du dernier îlot de pelouse sec.

Mais pas n’importe comment car certaines règles sont à respecter dans le métier de sauveur planétaire de la faune. Et oui, on ne fait pas n’importe quoi monsieur, c’est réglementé ! Si on peut sans crainte mélanger les chats et les perroquets (qui, on imagine, ont signé un pacte de non-agression pendant la durée du déluge), il y a en revanche un poids maximum à ne pas dépasser par embarcation de 21, et celui qui aurait le malheur de faire dépasser cette limite sera sanctionné par Noé himself en ramassant toutes les cartes animaux présentes dans le rafiot. Dur.

Une autre règle importante est que chaque embarcation ne peut contenir que des animaux de même genre, ou une alternance parfaite mâle/femelle. Exit donc l’âne qui essaye de taper l’incruste dans un bateau pleins de lionnes (en même temps, faut être fou pour essayer… ou être un âne). De plus, à chaque fois que vous embarquer un manimal, vous devrez déplacer Noé dans une des directions indiquées sur la carte pour le faire aller sur un autre bateau, sachant qu’on ne peut jouer que sur l’embarcation dans laquelle Noé se trouve. Normal, il supervise la chose quand même ! De même si vous ne pouvez pas respecter cette règle de genre, vous accueillez tous les animaux de l’embarcation dans votre main. Dur. Dur.

Lock and Load

Avec tout ça, si vous arrivez à poser une carte qui porte le poids d’une embarcation à exactement 21, Bingo! ou plutôt BlackJack! l’embarcation et tous les animaux présents à l’intérieur sont retirés du jeu et vous avez le droit de donner des cartes à vos adversaires. Jouissif.

En plus de tout ça viennent s’ajouter des petites règles bonus comme le droit de rejouer quand on pose un animal de même race sur un autre (non, ce n’est pas sale, c’est de la préservation de l’espèce monsieur !), ou le pivert, l’animal le plus crétin de la création, selon Bruno Cathala car il a la fâcheuse tendance à picorer le bateau dans lequel il se trouve, réduisant sa capacité de 21 à 13. Ou encore le lion qui permet d’échanger une carte avec un autre joueur, la girafe qui permet de zieuter la main de son voisin, ou encore l’escargot qui n’a pas choisi son bord et qui peut être joué en tant que mâle ou femelle.

Quand un des joueurs n’a plus de cartes en main ou qu’un certain nombre d’embarcations ont rejoints l’arche, et bien la manche s’achève et on compte les points malus accumulés par les joueurs. Et oui, car je vous rappelle que le but du jeu est de poser toutes ces cartes. Ces points malus se présentent sous forme de larmes sur les cartes animaux. Ces larmes ne sont pas celles du joueur qui voit la manche se terminer juste après avoir ramassé une arche toute entière (quoique), mais représentent celles versées par Noé pour ne pas avoir réussi à sauver tous les animaux. Et certains animaux rares le font pleurer plus que d’autres comme le panda. En plus ça nage moyen un panda… On joue 3 manches et celui qui a le moins de points remporte la victoire finale et a le droit d’embarquer avec Noé. Et oui, la sélection naturelle c’est pas que pour les animaux.

Vous l’aurez compris, sous ses dehors gentillet se cache un jeu certes simple par ses règles, mais suffisamment retors pour être jouer en famille ou permettre à des joueurs moins occasionnels de passer un très bon moment à sauver des petits zanimaux tous mignons d’une disparition certaine.

http://blog.jumanji-shop.com/noe-noeee-capitaiiine-abandoneee/

 Voir d'autres avis...

Commentaires

Default