Chicken Caesar
Ce jeu a été ajouté en base le 15 août 2015

édition 2012
Par Bryan Fischer
Illustré par Bryan Fischer
Édité par Nevermore games

Standalone
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Mieux que l'Etat-policier : le régime aux poulets

Ça raconte quoi ?

Tu es à la tête d’une illustre famille patricienne de poulets. Tu as soif d’honneurs, de pouvoirs et de renommée.

Ça marche comment ?

Comme un jeu de placement de poulets (rooster placement board game). Le but est d’accumuler le plus de points d’héritage à la fin de la partie. Le plateau représente les bureaux des coqs en fonction de leur rang et de leur ancienneté : Praetor, AEdiles, Consul, Censor, et, bien entendu, Caesar. On prévoit déjà de la place pour les exilés, pour les morts, mais aussi pour les prochaines recrues, simples Quaestor. Avant de commencer, chaque joueur place en sens horaire puis en sens anti-horaire un coq dans un bureau vacant.

Chaque tour de jeu va suivre les étapes suivantes :

  1. AVANCEMENT & PROMOTIONS (sauf 1er tour). Les coqs cherchent un bon boulot. Cette phase a lieu en 4 temps.
    1. Ancienneté : progression interne à une même fonction.
    2. Élections : progression d’une fonction à une autre. S’il y a plusieurs candidats pour un poste, on vote.
    3. Promotions : les quaestor remplissent les places vacantes chez les praetor et les aediles. Promouvoir l’un de ses coqs est payant, passer aussi, seul promouvoir un coq adverse est gratuit.
    4. Retours d’exil : les exilés redeviennent Quaestor.
  2. ACTION. Les coqs font leur boulot.
    1. AEDILE. Le plus ancien fait la première proposition de taxes (de 1 à 5), dans les limites de +2/-2 par rapport au tour précédent. L’édile suivant approuve, réduit, ou annule la proposition, puis le plus jeune édile fait de même si les deux précédents édiles n’étaient pas d’accord.
    2. PRAETOR. Le plus ancien construit le deck de cartes Praetor en y incluant le nombre de Traîtres indiqués sur la piste de taxe (de 3 à 7). Des cartes Vigiles sont ajoutées de sorte à obtenir un deck de 10 cartes. Il regarde ensuite le deck, choisit secrètement une carte qu’il pose face cachée à côté de l’un des bureaux. Puis il passe le deck au Praetor suivant. Et ainsi de suite jusqu’à ce que les 10 cartes aient été placées (en remplissant les 10 emplacements correspondants sur le plateau).
    3. CENSOR. Il peut exiler un AEdile, un Praetor, un Consul. Ou lui-même, histoire de se mettre à l’abri.
    4. CONSUL. Les joueurs proposent aux consuls de transférer un insigne de leur famille encore non attribué vers un monument de l’un de leurs coqs morts.
    5. CAESAR. Il s’endort sur ses lauriers.
  3. PRIX & RECOMPENSES. Les coqs sont récompensés pour leur boulot.
    1. Chaque coq reçoit l’insigne correspondant à sa fonction. Si un coq reçoit un insigne qu’il a déjà, celui-ci est stocké par le joueur en attendant de pouvoir l’attribuer à un monument.
    2. Les Aediles reçoivent les céréales (taxe – 1) et César touche son pactole (= taxes).
  4. ATTAQUE. Les coqs prient pour éviter les renards que de vils traîtres auraient fait rentrer dans les bureaux. On retourne les cartes Praetor. S’il y a plus de traîtres que de Vigiles, le bureau correspondant subit des pertes (autant que de traîtres en excès). Si nécessaire on procède à un vote pour savoir qui se fait bouffer tout cru. Seuls les traîtres à côté du bureau du Consul sont corruptibles (pour 3 céréales, l’un d’eux s’en va).
  5. USURE DU POUVOIR & AJUSTEMENT. S’il y a des morts, c’est que Caesar n’a pas bien fait son boulot. Il n’a plus qu’à mourir, de honte ou de grillade. S’il n’y a pas eu de morts, mais que le coq Caesar était déjà Caesar au tour d’avant, bravo ! Il a exercé un boulot stressant deux tours durant, il meurt d’une crise cardiaque. Et quand Caesar meurt, son Censor redevient Quaestor. Place aux jeunes ! Si malgré tout Caesar ne meurt pas, il en profite pour augmenter les taxes de 2 niveaux, histoire d’être sûr de mourir au prochain tour…
  6. ACCOLADE. Les coqs prient pour leurs morts. C’est à ce moment que les joueurs qui ont des insignes en excès font des propositions de monuments, en plaçant leurs jetons insignes à côté de leurs poulets morts non encore décorés. Il faudra y rajouter au moins 1 céréale.

Pour les avancements comme pour les attaques, il faut voter. Un marqueur de Suffrage va tourner en sens horaire à chaque vote déterminant le 1er votant.

  1. Les coqs à départager sont placés sur la piste de vote.
  2. Le 1er votant propose l’un des coqs. S’il est à lui, et qu’il s’agit d’un avancement, il doit payer 1 céréale.
  3. Le 2ème votant confirme son choix, ou bien propose un autre coq, ou bien passe. Une proposition est réalisée dès qu’elle est confirmée.
  4. Lorsque toutes les propositions ont été confirmées, le vote prend fin.

Presque tout est négociable, notamment en l’échange de céréales. Les promesses doivent être tenues si elles impliquent un paiement de céréales. Caesar dispose d’un veto (à usage unique) pour les votes.

Le jeu se termine si l’une des 3 conditions suivantes est remplie :

  1. Pas assez de coqs pour remplir les bureaux vacants.
  2. Plus d’insigne pour l’un des bureaux.
  3. Une famille a été exterminée.

On procède au décompte en additionnant :

  • 1 point / céréale.
  • 1 à 3 points / insignes non attribués.
  • Les points des insignes attribués (l’essentiel du score).

Les insignes rapportent d’autant plus de points qu’elles sont de rang élevé et qu’on en a plusieurs exemplaires de même rang (1 Praetor rapporte 1 point, 4 Caesar rapportent 30 points).

Ça vaut quoi ?

C’est un jeu très rigolo qui tient bien la route de la parodie sans faire l’impasse sur les mécaniques de jeu. C’est clairement un jeu de parlote où tout le monde cherche à embobiner tout le monde du début à la fin. Du coup, le jeu est assez peu maîtrisable. En plus des interactions assez difficiles à anticiper, c’est surtout le système de vote qui va poser problème, car tous les joueurs ne prennent pas forcément part au vote (loin de là). Alors que certains joueurs vont prendre part aux votes qui les intéressent ou qui vont leur rapporter de gros pots de vin, d’autres joueurs vont être exclus des votes les concernant ou susceptibles de leur profiter. Reste un jeu très fun et très dense, aidé en cela par la faible durée de vie des poulets dans ce monde « civilisé ».

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