Made in China

10,0

Dans la famille des jeux d'échecs, le Xianq Qi est le cousin chinois.
Je l'ai découvert un jour que je me promenais du côté du Luxembourg. Non sur les allées ombragées du jardin, mais tout près de là, dans une librairie de jeux qui avait pour enseigne "L'impensé radical".
Blasé des échecs, le Xiang Qi m'a paru offrir une excitante alternative à ceux-là.
Ce qui séduit tout d'abord c'est le plateau de jeu qui ne se réduit pas à la simple abstraction d'un quadrillage. On a sous les yeux deux royaumes que sépare une rivière avec des forteresses où sont retranchés les généraux. En la compagnie de leurs lettrés. Comme simulation du champ de bataille, avouez que c'est plus convaincant que nos échecs !
Et puis, il y a la bombarde - un coup de génie que cette bombarde - qui atteint l'adversaire que si une pièce fait écran. Là encore, on imagine la trajectoire des boulets par dessus la mêlée.
Enfin, il y a la règle qui interdit aux généraux de se tenir en miroir, très forte sur le plan symbolique et qui offre des possibilités de mat d'une grande élégance.
Etant donné la confidentialité du jeu de par chez nous, on pourra s'y adonner entre novices sans passer obligatoirement par l'apprentissage de sa théorie, un peu comme on aborde les jeux abstraits du projet Gipf.
A ceux que passionnent les variantes, je conseille vivement de faire connaissance avec le petit frère coréen nommé Changgi.
Ce lien vous le fera découvrir et vous mettra en appétit : www.chessvariants.org/oriental.dir/koreanchess.htlm

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