London
Ce jeu est sorti le 12 nov. 2010, et a été ajouté en base le 29 juil. 2010 par Monsieur Phal

édition 2010
Par Martin Wallace
Édité par Treefrog Games
Distribué par Asmodee

Standalone
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OU

London confirme que les jeux 'historiques' de Wallace sont généralement ses meilleurs

Je ne suis pas fan de Martin Wallace au point de penser qu'il ne signe que des bons jeux (et il sait aussi recycler opportunément ses meilleures idées, à l'instar de ce cher Knizia) mais London fait indubitablement partie de ceux là. Son propos est de rebâtir le Londres d'après le Grand incendie, en générant le moins de pauvreté possible. Il s'agit d'un jeu d'opportunité (savoir profiter de la défausse des autres joueurs) et d'équilibre (gérer l'alternance entre les différentes actions possibles et le rapport gain / pauvreté). A chaque tour un joueur choisit une parmi quatre options :

- piocher trois cartes (dans la pioche et/ou dans les cartes révélées suite à la défausse).

- jouer une carte (en défaussant une carte de même type). La carte jouée est posée devant soi, soit en recouvrant une carte déjà présente soit en 'ouvrant' un nouvel emplacement.

- activer la ville, ce qui déclenche l'effet de toutes ses cartes visibles, certaines ayant en plus un coût d'activation. Une carte ne peut généralement être activée qu'une fois dans la partie (elle est ensuite retournée face cachée sur son emplacement). La pauvreté générée dépend des effets des cartes ; elle est aggravée par le nombre de cartes dans la main du joueur et le nombre d'emplacements ouverts devant lui, et réduite par le nombre de quartiers qu'il possède.

- acheter un quartier. Un quartier permet de piocher immédiatement un certain nombre de cartes, rapporte des points de victoire en fin de partie et contribue à diminuer la pauvreté lors de l'activation de la ville.

La partie se termine quand la pioche (organisée par strates, pour créer une progression dans la reconstruction de Londres) est épuisée. Les joueurs marquent des points de victoire en fonction des quartiers qu'ils possèdent et des bâtiments qu'ils ont bâti au cours de la partie (visibles comme retournés), auxquels on additionne ceux marqués en cours de jeu et retranche la pénalité de pauvreté accumulée. Le jeu est particulièrement plaisant à jouer, les tours s'enchaînent rapidement et les équilibres sont bien conçus de sorte qu'il faut toujours arbitrer entre plusieurs options. Tout au plus je reproche un déroulement un peu stéréotypé : jouer sa main jusqu'à vider celle-ci (pour limiter la pauvreté et recourir aussi peu que possible à l'activation), activer la ville pour en retirer les bénéfices et enfin acheter un quartier pour se refaire une main. La pioche sert quant à elle à optimiser son jeu et saisir d'éventuelles opportunités. Un titre original (et je pense une source d'inspiration pour le très bon Spyrium) et avec cette volonté de proposer une mécanique simple et profonde que j'affectionne tout particulièrement.

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