Ce jeu est sorti le 31 déc. 499, et a été ajouté en base le 7 janv. 2017 par Shakkra

édition 2016
Par Kevin Riley
Illustré par Scott Hartman et Gong Studios
Édité par Indie Boards and Cards

Standalone 1 extension
55,00 €
Prix conseillé
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L’éternité c’est l’Aeon, surtout vers la fin.

Je me méfie des deck buildings depuis Dominion. Ça tourne, en rond, on pose des cartes, on prend des cartes, on bat des cartes, tout seul... « ha tiens j’ai gagné ! » « cool, on va pouvoir jouer à autre chose. ».
J’aime bien les deck buildings depuis Clank. On prend des cartes, pour aller là, suivre ce chemin, se renforcer pour aller plus vite ou être meilleur en baston... Parce qu’on rigole en faisant des tours pendables, en prenant le bonus visé sous le nez de l’adversaire, par ce qu’il faut s’adapter aux cartes possibles sans perdre de vue ce qu’on a déjà. Il y a du suspens, un peu de stratégie et de tactique et de la prise de risque. Une aventure. Le jeu ne se limite pas à la mécanique de deck building.

Donc, Aeon’s end... Le côté coopératif fonctionne bien, la mécanique du jeu est au point, mais c’est bien répétitif, enfermé dans un schéma un peu lassant. On pioche des cartes, on joue ses cartes, en optimisant son coup... on fait un peu attention à l’ordre dans lequel on repose parce que les cartes ne sont pas mélangées... De façon assez naturelle le deck va se renforcer à la vitesse à laquelle l’adversaire lui même progresse, c’est bien réglé. C’est presque hypnotique. Puis à la fin cela se termine...

Ce jeu est le rejeton de deux jeux que je trouve répétitifs et lassants : Dominion, pour le deck qui tourne comme une roue dont le joueur est le hamster et King of Tokyo, pour les répétitives baffes sur le monstre.

Les cartes combotent assez peu. On en a 5, on optimise son coup en fonction du context, on passe la main.

Les quelques trouvailles, ne pas mélanger sa main, l’ordre aléatoire des joueurs et du monstre, sont noyées dans un jeu que j’ai trouvé assez fade, répétitif, sans relief.
Les parties les plus tendues peuvent se perdre ou se gagner par hasard : la Némésis joue deux fois de suite, elle gagne, les joueurs jouent trois fois de suite, ils gagnent.

Pour citer ma partenaire préférée : « j’ai plus eu l’impression d’être guidée par le jeu que de décider. Beaucoup de coups sont évidents, obligatoires. ». Je suis bien d’accord.

Autant avec Clank je me promène librement dans des tunnels, autant, avec Aeon’s end, je me limite à faire tournicoter un deck et à faire ce qu’il m’impose.

La règle explique de façon un peu compliquée une réalité plutôt simple. En un tour de jeu on comprend mieux.

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